Crise financiA?re : rA�agir na��est pas agir !

17 septembre, 2008 · Poster un commentaire 

AprA?s avoir demandA� depuis des mois da��agir sur la trA�sorerie des entreprises, pour prA�venir puis limiter la crise financiA?re, le Cerf est enfin entendu. Christine Lagarde a fait des propositions pour aider au financement des petites et moyennes entreprises lors du dernier Ecofin : les ministres des Finances de la��Union europA�enne se sont mis da��accord pour injecter dans les PME, 30 milliards da��euros sur quatre ans via la Banque europA�enne da��investissement. La BEI a A�mis en 2007, 5,2 milliards da��euros de prA?ts aux PME sur un volume de crA�dit total de prA?s de 50 milliards, ce montant de prA?ts annuels passera dA?s 2008, A� 7,5 milliards da��euros, soit une hausse de prA?s de 50%. Mais cette dA�cision reste nettement insuffisante pour faire face A� la crise financiA?re. Da��autres mesures prA�conisA�es par le Cerf doivent A?tre mises en oeuvre pour soulager la trA�sorerie des TPE qui reprA�sente la principale source du dA�veloppement et de la��investissement (1) : par exemple, la suppression da��une TVA interentreprise qui grA?ve lourdement les capacitA�s da��investissement des TPE-PME.

Lors de sa confA�rence de presse mensuelle, Laurence Parisot a semblA� dA�couvrir que la situation financiA?re des entreprises A�tait trA?s dA�gradA�e, celle-ci a pourtant A�tA� A�lue A� la tA?te du Medef grA?ce au soutien des banques et des assurances ! Il aura ainsi fallu que le TrA�sor amA�ricain injecte 200 milliards de dollars pour sauver de la faillite les deux gA�ants du refinancement du crA�dit immobilier amA�ricain, Fanny Mae et Freddy Mac, avant de laisser tomber la banque da��affaires Lehman Brothers pour que la A� patronne des patrons A� commence A� sa��alarmer. Pourtant, le resserrement du crA�dit ne date pas da��hier, la situation financiA?re trA?s dA�gradA�e des entreprises non plus. Le Cerf avait alertA� les pouvoirs publics dA?s le mois da��avril dernier pour souligner que la crise des subprimes serait da��autant plus grave pour nos entreprises qua��elle ne pourrait A?tre amortie par la��A�conomie rA�elle.

La rA�action tardive du Medef montre qua��il existe un dA�calage entre les syndicats dits A� reprA�sentatifs A� et les chefs entreprises qui doivent faire face depuis plusieurs mois A� un resserrement du crA�dit et A� la suppression de leurs autorisations de dA�couvert. Ce dA�calage est lourd de consA�quences pour des milliers da��entreprises aujourda��hui au bord de la faillite et pour leurs salariA�s qui voient leur emploi menacA�. Il est donc capital de rA�former la reprA�sentativitA� afin que les syndicats jouent enfin leur rA?le da��alerte auprA?s des pouvoirs publics, de prA�vention des crises et de proposition afin de gA�rer au mieux ces situations au lieu de se contenter de constater un peu tard les dA�gA?ts.

(1) Lire les mesures da��urgence prA�conisA�es par le Cerf
http://www.lescreateurs.org/080529-defaillances-dentreprises.pdf

Prime transport : une discussion qui rA�vA?le la faillite de la reprA�sentativitA� avant celle de la France ?

11 septembre, 2008 · Poster un commentaire 

DA?s 2003, le Cerf avait fait des propositions pour amA�liorer le pouvoir da��achat des salariA�s : depuis, cette question estA� devenue la prA�occupation numA�ro un des FranA�aisA� (sondage CSA publiA� par Le Parisien/Aujourd’hui en France du 1er septembre dernier).A� Elu sur ce thA?me central, le Gouvernement cherche donc des solutions pour rA�pondre aux attentes des FranA�ais. Aussi, face A� la hausse des prix du pA�trole – dont les cours ont cependant baissA� de plus de 30% ces derniA?res semaines – le gouvernement veut montrer qua��il est A� la��A�coute des FranA�ais : FranA�ois Fillon, malheureusement confrontA� A� l’absence de toute proposition et d’analyse sA�rieuse et audible, tant de la part du patronat que des syndicats de salariA�s, demande donc aux partenaires sociaux de se mettre da��accord sur la mise en place da��une prime transport. Il serait ainsi question da��A�tendre la��indemnisation de 50% du titre de transport qui existe dA�jA� en Ile-de-France, aux grandes agglomA�rations franA�aises, et de donner aux salariA�s qui se dA�placent en voiture, une aide forfaitaire de 200 a�� par an au bon vouloir de la��entreprise. En A�change, le gouvernement assure qua��une partie de cet effort matA�riel consenti, serait compensA� par une exonA�ration de charges sociales.

Quelles qu’en soient les modalitA�s, une telle aide est inacceptable : les TPE-PME doivent faire face A� une crise de liquiditA�s sans prA�cA�dent, et subissent des menaces trA?s fortes quant A� leur survie : les dA�faillances da��entreprises ont atteint le chiffre record de 28 600 au premier semestre 2008, soit une augmentation de 15% par rapport A� 2007,A� selon une A�tude de l’assureur-crA�dit Euler Hermes SFAC. Autre signe inquiA�tant : la croissance de la France au second trimestre a A�tA� nA�gative et les perspectives pour le troisiA?me ne sont guA?re meilleures, tandis que la question des dA�ficits publics et de leur poids sur l’A�conomie reste posA�e, laissant prA�sager en 2009 le nombre de dA�faillances le plus A�levA� depuis plus de 15 ans ! C’est d’ailleurs bien la principale explication A� l’arrA?t de la baisse du chA?mage.

Le Cerf dA�plore une fois de plus que les syndicats de salariA�s na��aient pas pris la mesure de la crise A�conomique qui frappe nos entreprises et rA�clament toujours plus lA� oA? il na��y a dA�jA� plus rien A� A� gratter A�. Cette politique du pire desservira A� terme les salariA�s qua��ils prA�tendent dA�fendre puisque les employA�s des TPE sont, sans surprise, les premiers touchA�s par une crise A�conomique qui sa��aggrave. Quant aux syndicats patronaux, ils se contentent de clamer leur opposition A� la prime transport sans A?tre capables de proposer de solutions alternatives au gouvernement comme la��a fait le Cerf avec la suppression de la TVA sur six produits de base (1)A� et les mesures d’urgences pour les TPE et l’emploi (2). Une fois de plus, leA� « patronat »A� sa��est da��ores et dA�jA� rA�signA� A� avaler la pilule. Au fond, ces discussions autour de la prime transport reflA?tent surtout la faillite des corps intermA�diaires de ce pays qui na��A�coutent pas leur base : la��information ne remonte pas aux pouvoirs publics puisqua��elle est filtrA�e et mA?me bloquA�e par une aristocratie syndicale qui ne joue pas le jeu dA�mocratique. Conclusion, la rA�forme de la reprA�sentativitA� est absolument vitale pour notre pays.

Enfin, si FranA�ois Fillon veut augmenter, A� juste titre, le pouvoir da��achat des FranA�ais, il doit tout faire pour soutenir la croissance et donc la��activitA� des TPE-PME au lieu de ponctionner encore davantage ces mA?mes entreprises. Le Premier ministre devrait avoir comme prioritA� des prioritA�s de ramener des liquiditA�s dans des entreprises aujourda��hui asphyxiA�es. Car tout est rA�uni pour que la catastrophe annoncA�e par le Cerf il y a plus d’un an (3) et rappelA�e dA?s le mois da��avril (4), ait lieu.

(1) Cf. notre communiquA� du 28 aoA�t 2008
http://www.lescreateurs.org/080828-relance-pouvoir-dachat.pdf
(2) Cf. notre communiquA� du 30 mai 2008
http://www.lescreateurs.org/080529-defaillances-dentreprises.pdf
(3) Cf. notre communiquA� du 3 juillet 2007
http://www.lescreateurs.org/080703-fillon-discours-politique-generale.pdf
(4) Cf. notre communiquA� du 23 avril 2008
http://www.lescreateurs.org/080422-crise-financiere-et-defaillances.pdf

Temps de travail : trou da��air dans la reprA�sentativitA� syndicale

25 juillet, 2008 · Poster un commentaire 

Le Cerf se fA�licite de l’adoption par le Parlement de la loi rA�formant le temps de travail. En effet, il y a de cela 5 ans et demi, la Cgpme affirmait que la page des 35 heures A�tait tournA�e, suivie par le Medef ; le Cerf se crA�ait alors pour faire entendre la voix de ceux pour qui cette « page » n’A�tait pas tournA�e : il proposait officiellement de supprimer les charges et de dA�fiscaliser les heures supplA�mentaires et menait les actions nA�cessaires pour faire connaA�tre cette proposition.

Il aura fallu cette mesure, critiquA�e par le Medef, jamais soutenue par les autres organisations patronales, pour que la rA�forme d’une aberration A�conomique et sociale imposA�e de faA�on autoritaire soit possible. Ces mA?mes organisations sont bien obligA�es de reconnaA�tre aujourd’hui l’A�lan positif qui a ainsi pu A?tre donnA� par le Chef de l’Etat, parlant mA?me d’un « vent de libertA� ».

Cependant, comme nous l’indiquions il y a un an, lors des premiA?res discussions entre partenaires sociaux sur la rA�forme des 35 heures, les organisations syndicales, patronales et salariales, ont modifiA� une rA�forme qui ne pouvait dA�velopper tous ses effets positifs, qu’appliquA�e dans son intA�gralitA�. Les partenaires sociaux dA�montraient lA� leur manque de connaissance du tissu A�conomique et de la situation prA�occupante des entreprises les plus petites, en s’axant sur des propositions qui s’apparentaient plus A� des « courants d’air » qu’A� une rA�ponse aux vA�ritables besoins exprimA�s. Ils portent depuis une responsabilitA� importante dans le nombre des dA�faillances qui s’est accru du fait de la situation internationale et de leur manque de clairvoyance.

Le Cerf, de son cA?tA�, a ainsi dA�montrA� que la reprA�sentation des entreprises ne peut se dA�cider par la seule loi, dA�signant qui devrait avoir le droit A� la parole, qui ne devrait pas l’avoir : A� ce petit jeu-lA�, les 35 heures obligatoires, dans leur version la plus contraignante et la plus dA�vastatrice pour l’A�conomie, la solidaritA�, les entreprises, l’emploi et le pouvoir d’achat seraient toujours la norme.

Aujourd’hui que les 35 heures restent la rA�fA�rence lA�gale en termes de durA�e de travail, tout en permettant de meilleurs revenus pour les salariA�s et une plus grande flexibilitA� pour les entreprises, il est plus que jamais urgent d’appliquer la promesse A�lectorale et la rA�forme dans leur intA�gralitA� en baissant le coA�t du travail, par les heures supplA�mentaires qui en suivantA� les prA�conisations du Cerf ne coA�tent rien A� la��Etat : ce sont des milliers d’entreprises et d’emplois qui seront alors sauvA�s, au moment oA? la France s’apprA?te A� enregistrer le nombre de dA�faillances le plus A�levA� depuis plus de 10 ans !

35 heures : l’aveuglement syndical et idA�ologique

30 mai, 2008 · Poster un commentaire 

Le CerfA� soutient l’engagement du Gouvernement A� rA�former les 35 heures et dA�nonce la position dA�fendue par ceux qu’une loi obsolA?te permet encore de qualifier de partenaires sociaux, patronat compris, qui n’ont de reprA�sentatif que le nom.
A�
Quand 8% des salariA�s et du patronat sont syndiquA�s, qui est reprA�sentatif ? de quoi ?
A�
La majoritA� des salariA�s souhaite pouvoir gagner plus, lA� oA? les « partenaires » ont dA�naturA� une rA�forme, initiA�e par les CrA�ateurs, qui devait bA�nA�ficier au plus grand nombre et aux plus dA�munis.
A�
Dans une situation catastrophique, exacerbA�e par des A�lA�ments conjoncturels, en particulier sur le plan des dA�faillances d’entreprises, la « position commune » des partenaires contre l’indispensable rA�forme des 35 heures, dA�montre, en plus, de leur irresponsabilitA� croissante, leur dA�crochage d’avec une rA�alitA� alarmante.
A�
Dans ce contexte, oA? les dA�faillances enregistrent une hausse importante du fait de la conjoncture, produire plus et baisser le coA�t du travail sont des exigences vitales pour des dizaines de milliers d e TPE et des centaines de milliers d’emplois : ni les syndicats de salariA�s, ni le patronat instituA� ne s’en prA�occupent !A� La loi qui les protA?ge, empA?che de les faire rA�pondre de leurs actes et da��assumer leurs responsabilitA�s.
A�
La rA�forme de la reprA�sentativitA� est plus que jamais une urgence pour sortir de l’aveuglement ! Poursuivre la rA�forme des 35 heures ne l’est pas moins !

Le cri des patrons pour la rA�novation

13 mars, 2008 · Poster un commentaire 

Plus de 2,5 millions de patrons de TPE, bafouA�s, refusent d’A?tre associA�s aux affaires qui agitent des organisations dans lesquelles ils ne se retrouvent pas et qui ne les reprA�sentent pas : en tA�moignent le taux de syndicalisation et la participation aux A�lections professionnelles, aujourd’hui dominA�es par des organisations A� la dA�rive, qui tirent en plus leur puissance de subventions ! Mais qui comptent peu de patrons en leur sein.

Aussi, A� l’heure de la rA�forme de la reprA�sentativitA�, les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) lancent un appel au prA�sident de la RA�publique, pour que toutes les composantes de la reprA�sentation patronale soient entendues et puissent devenir, enfin, les artisans de la rA�novation, au lieu d’A?tre tenues A� l’A�cart des discussions et dA�cisions qui les concernent (Comme les TPE le sont des marchA�s publics.).

Celle-ci ne saurait en tout cas A?tre discutA�e, face aux dA�rives constatA�es, entre les seules organisations instaurA�es par la loi, et dont les mA�thodes sont plus que choquantes !

Enfin, au-delA� de la reprA�sentativitA� et du financement, il s’agit bien de la nA�cessitA� de s’assurer l’engagement de tous les patrons pour trouver, ensemble, au sein d’organisations librement choisies, les solutions les plus urgentes et les plus utiles pour relancer la croissance nA�cessaire A� la crA�ation d’emplois et de richesse, fondements A�conomiques de la solidaritA�.

Toute rA�forme de la reprA�sentativitA� qui ne prend pas en considA�ration la nA�cessaire mise en place d’outils pour faire A�merger les meilleures solutions, leur promotion et leur A�valuation, sera inutile et ne servira que des intA�rA?ts de l’ordre de ceux que les affaires en cours mettent A� jour.

Cet appel est donc un appel rA�publicain et citoyen A� l’unitA�, A� la transparence, A� l’A�thique et A� l’engagement pour permettre A� la France de devenir une dA�mocratie moderne, performante et juste, qui rende sa place aux chevilles ouvriA?res de la solidaritA�.

Patronat : Quel patronat ?

5 mars, 2008 · Poster un commentaire 

A l’heure de la tourmente qui agite les organisations patronales, certains de leurs dirigeants semblent s’inquiA�ter aujourd’hui de l’effet sur la reprA�sentativitA� de mandats distribuA�s dans des proportions effarantes, quand les autres, toujours pris dans les mA�andres du systA?me qui n’en peut plus d’exploser, prA�tendent au leadership pour les nA�gociations des rA�formes A� venir, sans avoir fait le mA�nage chez eux..

Depuis des annA�es, le Cerf demande une reprA�sentation effective, dans laquelle les patrons se reconnaA�traient, A� leur image donc. Le spectacle qui nous est encore donnA� aujourd’hui, s’il met en cause des dirigeants, comme dans toutes les affaires de parachutes dorA�s et autres naufrages de grandes entreprises, il s’agit toujours d’hommes de pouvoir qui n’ont jamais A�tA� patron ! C’est pourtant sur ces derniers que, toujours, l’opprobre est jetA�e, ruinant l’image du patronat rA�el, nulle part entendu, sans reprA�sentation officiellement reconnue, jamais autour de la table des nA�gociations.

Mme Parisot, devant les annonces successives de mises en examen, puis des sommes concernA�es, n’avait d’autre choix que de prendre la position qui est la sienne aujourd’hui. L’attitude de la CGPME n’est pas plus A�tonnante qu’elle n’est anodine, consistant A� se positionner pour tenter de rA�cupA�rer le gA?teau de la formation professionnelle. elle qui refuse A� ses propres adhA�rents toute rA�ponse sur ses comptes. LA� aussi, la justice est enclenchA�e.

Tout cela, pourtant, fait suite A� l’A�chec de la rA�forme initiA�e par le Cerf sur les 35 heures et les heures supplA�mentaire, sur le volet de la hausse du pouvoir d’achat et de la baisse du coA�t du travail. Echec dont les actuels partenaires sociaux sont responsables, entravant alors la volontA� de rA�forme du PrA�sident nouvellement installA�. Le pouvoir en place ne pouvait accepter cela. Il a dA�cidA� de mettre un terme A� une capacitA� de nuisance que la France n’est plus en mesure de tolA�rer.

Il faut donc maintenant aller au bout des choses et remettre chacun A� sa place. Une place qui ne peut A?tre dA�cidA�e et figA�e par la loi, comme c’est le cas depuis la seconde guerre mondiale, pour des raisons lA�gitimes alors, mais qui a conduit, tant chez les salariA�s, que chez les patrons, A� l’A�viction des plus nombreux de toutes les instances dirigeantes. A des fins de pouvoir et de jeux politiques.

La rA�forme de la reprA�sentativitA� et du financement des organisations syndicales (« patrons » et salariA�es) est au coeur du redressement de notre A�conomie. Mais elle ne peut se faire avec les tenants de l’ancien systA?me, ni avec des organisations qui en sont les hA�ritiA?res et occupent une position dominante entretenue artificiellement. L’urgence consiste A� la naissance d’une reprA�sentation qui repose sur un systA?me : une entreprise = une voix. Une rA�volution libA�rale en somme ! et pour laquelle le Cerf est prA?t A� jouer pleinement son rA?le.

RA�volutionnaire !

30 novembre, 2007 · Poster un commentaire 

Le Chef de l’Etat continue de donner raison aux CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf), nA�s en 2003 de la nA�cessitA� d’agir sur le pouvoir d’achat, dont personne ne parlait, et sur les 35 heures, dont on nous disait que la page A�tait tournA�e. Enfin, s’affirmant rA�volutionnaire, il annonce la remise en question de deux monopoles : la grande distribution et la reprA�sentativitA�.

Evitant les piA?ges tendus par les pyromanes idA�ologiques, qui auraient alourdi le coA�t du travail et pesA� sur l’emploi et les ressources fragiles des TPE, le PrA�sident de la RA�publique est revenu sur le sujet que le Cerf, depuis sa crA�ation, a toujours liA� au pouvoir d’achat, les 35 heures.

Cette question illustre parfaitement la nA�cessitA� de rA�former la reprA�sentativitA�, dans un esprit de recherche de la meilleure efficacitA� A�conomique et sociale. Elle seule, en effet, libA�rera la capacitA� de proposition des acteurs sociaux. Elle devra s’appuyer sur une politique d’A�valuation qui fait dA�faut aujourd’hui, rendant possible des aberrations comme les 35 heures, responsables de la moitiA� du dA�ficit annuel de l’Etat.

Pour A�norme que soit dA�jA� ces avancA�es, si le pouvoir d’achat est bien liA� au travail et A� la croissance, encore faut-il renforcer celui-ci : le grand absent est donc l’ouverture du chantier de la baisse du coA�t du travail, qui A�tait rendu possible par la premiA?re grande rA�forme des heures supplA�mentaires, et que, malheureusement, les reprA�sentants patronaux et salariA�s ont sabordA�.

N’en dA�plaisent A� certains, cette question reste incontournable et l’augmentation du pouvoir d’achat, comme l’augmentation des revenus et la rA�duction du dA�ficit, passera par la mise en place de la TVA sociale, qui devra figurer dans le calendrier social souhaitA� par le PrA�sident. Car il y a urgence.

Enfin, sur le terrain des prix et de la concurrence, alors que certains agissent dans les couloirs pour la dA�rA�gulation sauvage et se battent, en fait, pour le renforcement de leur position dominante, le Cerf espA?re avoir A�tA� effectivement entendu et compris, sur la nA�cessitA� de casser les monopoles en supprimant les liens d’exclusivitA� qui lient les rA�seaux de distribution A� des centrales d’achats, s’inspirant en cela de l’exemple des tA�lA�coms ou du transport ferroviaire. Cette rA�volution, si elle a lieu, fera plus pour le portemonnaie des mA�nages, pour l’emploi et les entreprises, que toute rA�forme A� la marge, qui ne bA�nA�ficiera, elle, qu’aux plus gros.

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