Faible reprise, haut risque : les banques vont-elles cesser de torpiller le plan de relance ?

3 décembre, 2009 · Poster un commentaire 

78% du PIB en France en 2011, 105% au Royaume-Uni, 125% aux Etats-Unis, 270% au Japon… « Lai??i??importance de la dette publique semble tout Ai?? fait insoutenable Ai?? long terme. Nous avons presque atteint un point de non-retour », affirme Daniel Fermon. Le stratAi??giste financier de la SociAi??tAi?? GAi??nAi??rale a imaginAi?? le scAi??nario du pire : il est convaincu que les Etats seront contraints de laisser filer lai??i??inflation, que le dollar va chuter, la bourse et lai??i??immobilier vont connaAi??tre un nouveau krach, le baril de pAi??trole descendrait Ai?? nouveau en dessous des 50 dollars…

Ce scAi??nario catastrophe nai??i??est rAi??ellement crAi??dible que si les entreprises, faute de financement, nai??i??arrivent pas Ai?? rebondir et prendre le relais des plans de relance gouvernementaux : en France par exemple, « Le plan de relance a contribuAi?? successivement Ai?? 50 % puis Ai?? 80 % de la croissance de 0,3 % du PIB enregistrAi?? au deuxiA?me puis au troisiA?me trimestre », estime Mathilde Lemoine, directrice des Ai??tudes Ai??conomiques d’HSBC France dans Les Echos du 1er dAi??cembre 2009. Lai??i??Etat franAi??ais sai??i??est considAi??rablement endettAi?? pour amortir les effets de la crise financiA?re provoquAi??e par les banques mais aujourdai??i??hui beaucoup dai??i??Ai??conomistes craignent un contrecoup en 2010 : « la contrepartie d’un plan temporaire et concentrAi?? en 2009 est que l’on va avoir un effet ciseaux assez fort. On arrive aux derniA?res gouttes de carburant et les effets positifs sur la croissance vont s’estomper dans les six prochains mois » explique Natacha Valla, Ai??conomiste Europe de Goldman Sachs dans Les Echos. Il est donc primordial que les banques qui ont Ai??tAi?? aidAi??es par lai??i??Etat, tiennent enfin leur rA?le de financement de lai??i??Ai??conomie. Or les derniers chiffres mensuels de la Banque de FranceAi??montrent quai??i??elles continuent de resserrer le crAi??dit, provoquant Ai?? la fois la disparition de milliers dai??i??entreprises, et empA?chant les autres de se dAi??velopper et dai??i??assurer une croissance suffisante et nAi??cessaire pour assumer le niveau de dette publique actuel.

La reprise 2010 est donc aujourdai??i??hui suspendue aux banques. Les rappels Ai?? lai??i??ordre verbaux et les convocations Ai?? lai??i??ElysAi??e, Matignon ou Bercy nai??i??ont pas eu dai??i??effets. Si le gouvernement ne veut pas voir la destruction des entreprises et des emplois se poursuivre Ai?? un rythme Ai??levAi??, et son plan de relance ruinAi?? par la frilositAi?? des banques, il doit trouver les moyens de forcer les Ai??tablissements de crAi??dit Ai?? financer lai??i??Ai??conomie rAi??elle, sinon le scAi??nario catastrophe imaginAi?? par le stratAi??giste financier de la SociAi??tAi?? GAi??nAi??rale se rAi??alisera. Avec, cette fois, un risque direct sur lai??i??Etat franAi??ais. College essay help Cheap lincocin ampolletas Price of bactrim at cvs

AssA?chement des crAi??dits de trAi??sorerie : la sortie de crise s’assombrit

30 novembre, 2009 · Poster un commentaire 

Les alertes sur le crAi??dit court terme se succA?dent et rien ne change. La Banque de France vient dai??i??annoncer une baisse globale des crAi??dits bancaires aux entreprises (non financiA?res) en octobre sur un an, et ce pour le deuxiA?me mois consAi??cutif. Cai??i??est toujours la contraction des encours de crAi??dit de trAi??sorerie (-15,6% contre -14% le mois prAi??cAi??dent) qui demeure le plus spectaculaire et le plus inquiAi??tant. Les crAi??dits Ai?? lai??i??investissement restent orientAi??s Ai?? la hausse mA?me sai??i??il faut noter un ralentissement (+3,6% contre +4,7%). Il y a plus dai??i??un an, le Cerf titrait dAi??jAi?? : « Soutien des banques aux TPE : foutaises ». Et constatait que celles-ci avaient resserrAi?? le crAi??dit court terme et notamment supprimAi?? les facilitAi??s de caisse. « Un patron qui ne peut financer son quotidien, ne pense plus Ai?? des investissements » rappelle HervAi?? Lambel, porte-parole du Cerf.

Les consAi??quences Ai??conomiques et sociales de la suppression des financements de trAi??sorerie sont connues : un nombre record de dAi??faillances dai??i??entreprises Ai??tabli Ai?? 66 000 sur les douze derniers mois (+24%) selon Coface et 509 000 chA?meurs de plus en un an (+25,1%). Il faudra des annAi??es avant que les entreprises qui ont disparu soient remplacAi??es par dai??i??autres qui fournissent le mA?me niveau dai??i??activitAi?? et dai??i??emploi. Avoir laissAi?? disparaAi??tre ces TPE-PME simplement parce quai??i??il leur manquait quelques milliers dai??i??euros en caisse, cai??i??est avoir gaspillAi?? nos chances dai??i??une reprise rapide. Les banques auront donc une part criante de responsabilitAi?? dans le niveau faible de croissance des prochaines annAi??es dai??i??autant que lai??i??efficacitAi?? du plan de relance aura Ai??tAi?? entravAi??e par leur absence de soutien Ai?? lai??i??Ai??conomie rAi??elle comme elles sai??i??y Ai??taient pourtant engagAi??es. Depuis des mois, le Cerf demande que la prioritAi?? soit mise sur la trAi??sorerie car sans financement de lai??i??activitAi??, pas dai??i??entreprises Best cannabis seeds bank Where to buy stromectol online Cost of zanaflex without insurance .

Les syndicats et organisations patronales ont Ai??galement leur part de responsabilitAi?? dans ce naufrage : ni les uns, ni les autres nai??i??ont anticipAi?? les effets de la crise financiA?re sur lai??i??Ai??conomie, ni alertAi?? sur ce problA?me essentiel du financement de l’activitAi?? quotidienne, donc de la trAi??sorerie. Les banques ont ainsi eu les mains libres pour couper le robinet du crAi??dit sans que cela dAi??clenche leur hostilitAi??. Une fois la rAi??cession installAi??e, les syndicats, trop occupAi??s par la rAi??forme de la reprAi??sentativitAi?? et le sort qui leur sera rAi??servAi??, ont ressorti leurs vieux slogans et leurs banderoles ignorant que cai??i??est en dAi??fendant lai??i??activitAi?? et les entreprises que lai??i??on dAi??fend le mieux les emplois et le pouvoir dai??i??achat. Quant aux organisations patronales, elles ont longtemps niAi?? lai??i??impact du resserrement du crAi??dit sur le quotidien des TPE-PME : il Ai??tait alors de bon ton de discourir sur la baisse du carnet de commandes et le besoin en fonds propres, ignorant que cai??i??est le manque de liquiditAi??s qui empA?che justement ces entreprises de consommer, donc de remplir ces fameux carnets de commande, et de financer lai??i??augmentation des fonds propresai??i??