Présidentielle : pour un big bang social !

1 mai, 2012 · Poster un commentaire 

Un syndicaliste salarié, un ancien responsable patronal du medef et le porte-parole du Cerf co-signent une tribune pour une réforme de la représentation des salariés et des entreprises au service de l’intérêt général.

L’insatisfaction collective vis-à-vis de la démocratie sociale explique en grande partie le résultat du premier tour de l’élection présidentielle. Et les déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy sur « les corps intermédiaires », autant que les appels de François Hollande à renforcer le dialogue entre les « partenaires sociaux », ne sont que la traduction du sentiment des Français que quelque chose ne tourne pas rond dans la société française.

Mais personne ne semble avoir pris conscience que nombre de réformes demandées par les Français portent sur des domaines qui souffrent de plus en plus de dysfonctionnement, sont frappées de toujours plus de scandales (formation professionnelle, 1% logement, complémentaires santé obligatoires, caisse de congés du bâtiment, CE, CCI…), et ont pour dénominateur commun les partenaires sociaux qui en ont la charge. Partenaires sociaux qui, en plus de ne recevoir aucun mandat réel des Français pour prendre des décisions qui s’imposent à tous, ne sont soumis à aucun contrôle, ni à aucune évaluation de leur action : que ce soit sur le plan des alertes, des analyses ou des solutions proposées et mises en oeuvre.

Contrairement à la politique, les élections professionnelles n’agissent jamais en sanctions correctrices des égarements, mais visent seulement à réajuster la distribution des subsides publics en fonction des résultats obtenus ! Il faut donc bien chercher dans l’inutilité de ces élections les raisons profondes qui conduisent les Français à ne pas y participer. La syndicalisation ne cesse de diminuer, et les salariés perçoivent leur solitude et la surdité du politique comme une situation insupportable dont ils souhaitent sortir.

Passer au big bang

Une remise à plat de la gouvernance sociale est une condition nécessaire pour rendre aux entreprises et aux salariés la voix dont ils sont spoliés, à la croissance les fondements sur lesquelles s’ériger. Ce big bang social doit passer par trois étapes décisives.

Premièrement, il faut régler le problème de la représentativité patronale sur un paradigme plus ambitieux que celui de la représentation salariale. L’élection doit être le fondement de la représentativité. Certes. Mais des entreprises, pas des organisations.

Cela implique de simplifier le paysage patronal en formalisant une Chambre économique regroupant l’ensemble des institutions existantes, chambres consulaires et ordres professionnels, composée d’élus au suffrage universel proportionnel. Elle seule serait représentative. Il en résulterait une parole patronale démocratique, unifiée, enracinée sur des fondements clairs. Cette solution offre l’avantage d’avoir le Préfet pour tutelle et d’être contrôlée par les élus eux-mêmes et la Cour des Comptes.

Cette Chambre aurait des déclinaisons territoriales destinées à donner une cohérence à l’expression locale des entreprises. Sa vocation serait de représenter l’ensemble des entreprises, dans la diversité de leurs activités et de leurs points de vue, dans l’originalité de leurs contributions et, chaque fois que nécessaire, d’organiser la médiation.

Ce modèle répondrait au souhait du Medef d’une représentation patronale unique, tout en respectant celui de la CGPME, des branches et des alternatifs, de ne pas être dissoute pour la première, inféodés pour les autres. Il permettrait, en cas de défaillance d’un ou plusieurs acteurs, l’émergence de nouvelles voix. Il aurait l’avantage également pour les pouvoir publics de proposer un interlocuteur dont la représentativité tirée du scrutin universel serait incontestable.

Deuxièmement, comme pour les chefs d’entreprise, la représentation des salariés doit être le résultat de la désignation démocratique de leurs représentants dans des institutions transparentes et indépendantes. Le modèle proposé doit donc être étendu à la représentation des salariés. Et l’on pourrait s’inspirer pour cela du modèle des Chambres d’agriculture ou agriculteurs et salariés siègent ensemble.

Troisièmement, il faut régler de façon définitive la question des sources de financement des organisations syndicales. Le lien de dépendance entre fonds paritaires et subsistance des organisations biaise fondamentalement toute représentation et tentative de réformer pour permettre au système de gagner en efficacité.

L’état de la formation professionnelle en est la preuve. Les organisations syndicales qui vivent des fonds de la formation, CGPME en tête, sont autant de forces de blocage dans une réforme de plus en plus cruciale pour notre économie.

Les financements affectés aux missions paritaires, celles-ci n’étant plus assumées par les syndicats (sauf au niveau des branches) mais par les instances représentatives, seront affectés à ces dernières.

Cette refondation apporterait une nouvelle dynamique au dialogue social et aurait le mérite de sortir enfin la représentation des entreprises et des salariés de ses habits éculés, hérités de la Libération, qui ne correspondent plus à aucune réalité économique mais font le lit du populisme que les uns et les autres disent vouloir combattre. Les politiques peuvent contribuer, plus que jamais à la reconstruction de cette légitimité.

Lire sur le site Atlantico.fr…

Jean-Luc Touly, 58 ans, syndicaliste chez Veolia Eau, juge prudhomal, co-auteur de L’argent noir des syndicats.
Eric Verhaeghe, 45 ans, énarque, chef d’entreprise, ancien directeur des Affaires sociales de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance, a démissionné de tous ses mandats patronaux dont la présidence de l’APEC, avant de quitter le Medef. Auteur de Jusqu’ici tout va bien,  Au coeur du medef et Faut-il quitter la France ?
Hervé Lambel, 47 ans, chef d’entreprise, ancien membre de la CGPME, porte-parole et co-fondateur du Cerf, première organisation patronale alternative, représentant les Très Petites Entreprises. A l’origine de la réforme des heures supplémentaire et des premières alertes sur les conséquences sur l’économie réelle de la crise de 2007-2008 et des solutions y apporter. Le Cerf compte des élus dans les CCI, aux Prud’hommes et dans les Tribunaux de commerce.

Rapport Perruchot : l’intégral

16 février, 2012 · 1 commentaire 

Le Cerf porte depuis plusieurs années un projet de réforme de la représentation patronale et salariale. C’est ainsi qu’Hervé Lambel, porte-parole, a été auditionné par la Commission d’enquête parlementaire qui a donné lieu au rapport Perruchot qui n’a jamais été publié. Jusqu’à aujourd’hui !

Le magazine Le Point en donne un premier résumé ici. Et a choisi de publier l’intégralité du document ici.

Attention, si beaucoup de choses sont « connues », leur cumul et une partielle mise en perspective risque de faire perdre leurs illusions à un très grand nombre.

L’abcès percé, il va falloir guérir. Et l’entrée en campagne des deux principaux candidats ne laisse aucun doute à ce sujet : la représentativité et la démocratie sociale seront bien au coeur des thèmes comme le demande le Cerf depuis longtemps. Deux positions s’opposent pour l’instant : François Hollande, qui a promis une réforme constitutionnelle pour donner plus de pouvoirs aux partenaires sociaux et Nicolas Sarkozy qui entend « rendre la parole aux Français », en recourant au referendum sur les points de blocage…

Le Cerf qui considère que le manque de représentativité des corps intermédiaires et, notamment, des partenaires sociaux est largement responsable des échecs successifs des politiques depuis plusieurs décennies, espère que le débat qui s’engage sera aussi passionnant que l’enjeu est important pour le redressement de notre économie, le sauvetage de notre solidarité. Et le poids de la France face aux défis internationaux à venir.

Pour en savoir un peu plus : Les Révélations une collection en cours. Prochains épisodes à venir…

Télécharger le Rapport Perruchot dévoilé par Le Point.

Pour aller plus loin et voir les pistes de réforme, lire l’article co-signé par Jean-Luc Touly (ex-cgt, conseiller prud’homale, co-auteur de « L’argent noir des syndicats »), Eric Verhaeghe (Ancien président de l’APEC qui a rendu tous ses mandats patronaux au medef) et Hervé Lambel (porte-parole du Cerf) : Pour un Big Bang social

L’annulation partielle des élections de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), vient renforcer la nécessité de réformer la représentation patronale, pour un syndicalisme efficace tourné vers l’avenir.

RAi??action aux propos de Nicolas SARKOZY, concernant ses projets de rAi??fAi??rendum sur les chA?meurs.

10 février, 2012 · Poster un commentaire 

Depuis des lustres, la politique franAi??aise consiste Ai?? crAi??er des chA?meurs. Lai??i??ensemble du monde politique et syndical porte une responsabilitAi?? conjointe.

Prendre le risque de laisser se dAi??velopper un discours qui aboutirait Ai?? stigmatiser les chA?meurs et en faire des boucs Ai??missaires des difficultAi??s de la France serait indigne et honteux.

La majoritAi?? des chA?meurs ne sont pas sans emploi par choix personnel et ne se complaisent pas dans le chA?mage.

Les TPE (TrA?s Petites Entreprises) sont celles qui emploient Ai??jusqu’Ai?? 19 salariAi??s et reprAi??sentent Tofranil overdose treatment 96 % des entreprises franAi??aises. Elles Ai??taient il y a encore peu les premiA?res crAi??atrices dai??i??emplois du pays. Mais elles sont Ai?? bout de souffleAi??!

Lorsqu’elles connaissent une perte d’activitAi??s elles doivent, pour survivre, licencier. Ai??Une dAi??cision toujours difficile et risquAi??e pour un chef d’entreprise, en raison des contraintes imposAi??es par le Code du Travail.

En lai??i??Ai??tat de la lAi??gislation, recourir momentanAi??ment au temps partiel est impossible au regard du salariAi?? qui y perdrait ses droits notamment concernant la base d’indemnisation. Le licenciement « sec » est l’unique possibilitAi?? et l’entreprise devra en assumer le coAi??t parfois trA?s Ai??levAi??.

Et que dire de ces lois stupides qui empA?chent le salariAi?? de conserver les emplois qu’il peut avoir dans d’autres entreprises !

Et de ces lois qui empA?chent un salariAi?? de travailler plus pour gagner plus ! Ai??Un patron de TPE et PME fait en moyenne soixante heures pour un salaire lequel ramenAi?? au coAi??t horaire, est souvent infAi??rieur au SMIG. Cela ne gA?ne personne et pourtant ils sont aussi des travailleurs !

Quant aux formations proposAi??es aux chA?meurs elles ne mA?nent souvent Ai?? rien sauf Ai?? les exclure momentanAi??ment des listes PA?le Emplois. Ces formations trop souvent ne correspondent pas aux besoins des TPE et PME, elles reprAi??sentent un coAi??t inutile.

Le chef de l’Etat, tout comme les autres candidats, continue dai??i??A?tre mal informAi?? du fonctionnement et des difficultAi??s de nos TPE alors qu’elles sont le fer de lance de l’Ai??conomie.

Quant aux partenaires sociaux, qui nai??i??existent que pour eux-mA?mes ou pour faire de la politique avec des financements publics, ils perdent chaque jour un peu plus leur crAi??dibilitAi?? et ne sont plus, notamment par manque d’adhAi??rents, les bons interlocuteurs pour proposer ou mettre en Ai??uvre les solutions dont notre pays a besoin.

Le Cerf qui avait lancAi?? lai??i??alerte sur la crise Ai??conomique sept mois avant la chute de Lehmann Brothers, a fait des propositions tout au long de ces quatre derniA?res annAi??es. Bon nombre dai??i??entre elles ont Ai??tAi?? reprises et mises en Ai??uvre, permettant de sauver des milliers dai??i??entreprises et dai??i??emplois. Il est regrettable que les mesures prAi??conisAi??es pour faire baisser le chA?mage nai??i??aient pas, elles, Ai??tAi?? appliquAi??es. Mais si les contingences Ai??lectoralistes ne viennent pas paralyser le pays, il est encore temps.

Monsieur le PrAi??sident et Mesdames et Messieurs les candidats aux Ai??lections prAi??sidentielles venez Ai?? la rencontre des patrons et salariAi??s de nos TPE et une fois, n’est pas coutume, adressez-vous Ai?? leurs vrais reprAi??sentants ces organisations qui existent par la seule volontAi?? de leurs adhAi??rents.

Chantal Ladenburger

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TA?te de la liste « LE TEMPS DU CHANGEMENT » aux Ai??lections CCI 2010 Buy skunk seeds with paypal

Sommet social : un rAi??sultat inquiAi??tant

31 janvier, 2012 · 9 commentaires 

Alors que le PrAi??sident de la RAi??publique a brossAi?? le tableau du contexte dans lequel intervient le Sommet social visant Ai?? mettre en place des solutions pour faire face Ai?? une crise protAi??iforme, force est de constater que lai??i??exercice est passAi?? totalement Ai?? cA?tAi?? du point essentiel, au-delAi?? de la question de la dAi??pense publique que presque tout le monde semble avoir enfin intAi??grAi??e, sans savoir ou oser la traiter.

Mais peut-on reprocher au seul PrAi??sident de la RAi??publique de ne pas mettre au cAi??ur de son diagnostic la nAi??cessaire lutte contre les dAi??faillances dai??i??entreprises, lui qui, mA?me si on aurait espAi??rAi?? plus, a pris les mesures qui ont sauvAi?? plus dai??i??entreprises que ses principaux prAi??dAi??cesseurs ? Reste que faire le bilan de la situation Ai??conomique sans sai??i??arrA?ter sur la triste particularitAi?? quai??i??a la France de dAi??truire proportionnellement, annAi??e aprA?s annAi??e, plus dai??i??entreprises que tous les principaux pays comparables de lai??i??OCDE est une erreur majeure.

Comment ne pas trouver dans le problA?me des faillites dai??i??entreprises et leur analyse, comme on autopsie un cadavre pour savoir de quoi il est dAi??cAi??dAi??, matiA?re Ai?? questionnement ? afin, peut-A?tre, dai??i??identifier les causes de la pandAi??mie qui dAi??truit la richesse et les emplois ? en tout cas, la matiA?re nAi??cessaire et suffisante pour justifier des propositions majeures pour la survie de milliers dai??i??entreprises comme la TVA sociale, et que les organisations syndicales continuent pourtant de contester ? Mais comment, en effet, le reprocher au PrAi??sident, quand pas une organisation, patronale ou de salariAi??s, nai??i??a fait des dAi??faillances dai??i??entreprises un sujet dai??i??Ai??tude et dai??i??action prioritaire et, prAi??sentes Ai?? lai??i??ElysAi??e, nai??i??a trouvAi?? le moyen de soulever ce sujet ?

Faut-il sai??i??en Ai??tonner ? Les FranAi??ais, le taux de syndicalisation en tAi??moigne, ont dAi??jAi?? rAi??pondu. Car si ces organisations avaient Ai??tAi?? un tant soit peu reprAi??sentatives et attachAi??es Ai?? dAi??fendre les intAi??rA?ts de ceux qui les font vivre, le sommet social aurait eu lieu Ai?? leur initiative un jour de mars ou dai??i??avrilai??i?? 2008 quand il aurait fallu, et cai??i??est bien lAi?? le rA?le des organisations reprAi??sentatives, lancer lai??i??alerte sur la crise qui ravageait dAi??jAi?? gravement notre Ai??conomie. Mais qui, parmi les participants au Sommet social, parlait de crise Ai?? lai??i??Ai??poque ? qui se prAi??occupait des entreprises qui mettaient la clAi?? sous la porte et des salariAi??s qui perdaient leur emploi ? La faillite de la banque Lehman Brothers aux Etats- Unis a eu au moins une vertu : elle a appris Ai?? nos dirigeants syndicaux, si Ai?? proches du terrain Ai?? et prompts Ai?? rappeler Ai?? leurs dAi??tracteurs la mission sacrAi??e dont ils sont investis en prAi??tendant reprAi??senter tous les FranAi??ais pour justifier dai??i??A?tre payAi??s par eux, elle leur a appris donc, quai??i??une crise frappait lai??i??Ai??conomie franAi??aise… Mais elles nai??i??ont rien appris depuis, nai??i??ayant Ai?? nouveau rien vu venir de ce qui les rAi??unit autour du chef de lai??i??Etat, quand elles nai??i??en sont pas aussi responsables.

Le Sommet social qui sai??i??est tenu ce 18 janvier est une initiative gouvernementale qui vient une fois encore souligner et pallier lai??i??insuffisance de nos Ai?? reprAi??sentants Ai??. Ce fut le cas, dAi??jAi??, avec la mise en place de la MAi??diation du CrAi??dit et de la sous-traitance. Les problA?mes entre des entreprises quai??i??elle traite nai??i??auraient jamais dAi?? A?tre mis sur la place publique, puisque des organisations reprAi??sentatives Ai?? lai??i??Ai??coute de leurs mandants et au service de lai??i??intAi??rA?t gAi??nAi??ral auraient dAi?? rAi??gler cela en interne : les syndicats, autant que les Chambres de commerce et les Chambres des MAi??tiers ont montrAi?? quai??i??ils Ai??taient inexistants, au point que le MAi??diateur du crAi??dit a mA?me dAi?? les convoquer pour les mettre au travail en leur demandant de sai??i??occuper des entreprises en difficultAi??. Aucun syndicat, ni organisme consulaire ne sai??i??occupaient des entreprises en difficultAi??s ! Une Ai?? nouvelle Ai?? mission dAi??couverte grA?ce la crise et mise en Ai??uvre sous lai??i??impulsion de lai??i??Etat. Et dire que nous Ai??tions un certain nombre Ai?? croire que la solidaritAi?? Ai??tait le fondement du syndicalismeai??i??

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Bien sAi??r, quelques mesures ou dAi??clarations pourront A?tre intAi??ressantes. Lai??i??annonce dai??i??une rAi??forme de la formation professionnelle, par exemple, interpelle. Mais lAi?? encore, il y a fort Ai?? craindre quai??i??elle soit discutAi??e avec Ai?? la bande du 18 janvier Ai??, celle-lAi?? mA?me qui, en signant lai??i??ANI en 2004, a conduit Ai?? la destruction annuelle de 150 000 contrats de professionnalisation par an.

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DA?s lors, Ai??videmment, lai??i??issue dai??i??une telle rAi??union avec une oligarchie syndicale qui occupe une place centrale alors quai??i??elle dAi??montre une fois encore Ai?? quel point elle est dAi??connectAi??e des rAi??alitAi??s les plus tangibles, tant sur le plan macroAi??conomique que microAi??conomique, ne peut que continuer Ai?? enfoncer le pays dans le doute, lai??i??inquiAi??tude et le rejet de Ai?? ses Ai??lites Ai??.

Lettre ouverte du Cerf Ai?? Monsieur le prAi??sident de la RAi??publique

24 novembre, 2008 · Poster un commentaire 

Aujourdai??i??hui, la crise Ai??conomique se diffuse par contagion des TPE-PME aux grandes entreprises par la faute des banques qui ont coupAi?? depuis plusieurs mois les financements des petites entreprises. Or ces TPE-PME sont soit les clients, soit les fournisseurs de ces groupes.

DA?s lors, il nai??i??est pas Ai??tonnant que la crise Ai??conomique sai??i??aggrave : depuis le dAi??but de lai??i??annAi??e, les dAi??faillances dai??i??entreprises connaissent une progression inquiAi??tante ; aprA?s les licenciements du dAi??but de l’annAi??e, le chA?mage augmente depuis le mois dai??i??aoAi??t ; et maintenant, la consommation commence Ai?? marquer le pas.

Les conseils des organisations dites Ai?? reprAi??sentatives Ai?? ont conduit le gouvernement Ai?? prendre des mesures en faveur des PME qui sont inopAi??rantes : action sur le crAi??dit plutA?t que sur la trAi??sorerie des entreprises ; choix de solutions longues et lourdes Ai?? mettre en Ai??uvre plutA?t que des mesures simples et Ai?? effet immAi??diat.

Etant donnAi?? la gravitAi?? de la situation, le Cerf a dAi??cidAi?? dai??i??Ai??crire une lettre ouverte au PrAi??sident de la RAi??publique afin que tout soit mis en Ai??uvre pour limiter les effets de la crise financiA?re sur lai??i??activitAi?? et lai??i??emploi. Il y a urgence Ai?? prendre les bonnes dAi??cisions.

>>> Lire ci-dessous la lettre ouverte du Cerf Ai?? Monsieur le PrAi??sident de laAi?? RAi??publique :

Paris, le 24 novembre 2008

Monsieur le PrAi??sident de la RAi??publique,

Vos efforts renouvelAi??s pour contrer les effets de la crise financiA?re sont incontestables. Vous avez rAi??ussi Ai?? mobiliser nos partenaires europAi??ens pour stabiliser le systA?me bancaire. Vous avez Ai??galement pris des mesures concrA?tes au niveau national pour que lai??i??Ai??conomie rAi??elle ne soit pas affectAi??e par la crise de liquiditAi??s et de confiance qui frappe nos banques.

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DAi??but octobre, vous avez ainsi dAi??cidAi?? de dAi??bloquer 22 milliards dai??i??euros pour les TPE-PME via le rAi??seau bancaire et OsAi??o. Malheureusement, il est, trA?s vite, apparu que les sommes allouAi??es aux banques parvenaient au compte goutte aux TPE-PME et vous avez dAi?? nommer fin octobre, un mAi??diateur du crAi??dit pour rAi??gler le nombre grandissant de litiges qui opposent les TPE-PME Ai?? leur banque. De son cA?tAi??, OsAi??o ne parvient pas Ai?? traiter lai??i??afflux des demandes et renvoie les patrons vers leur banque car les moyens humains manquent pour rAi??pondre Ai?? toutes ces TPE-PME qui cherchent des solutions pour couvrir leurs besoins de trAi??sorerie. RAi??sultat, les TPE-PME restent Ai?? la merci des banques dont la politique de suppression des autorisations de dAi??couvert amplifie la crise. Alors que les risques TPE et PME sont sans commune mesure avec les risques quai??i??elles ont pris sur les marchAi??s financiers. Le coAi??t Ai??conomique et social de cette crise financiA?re est dAi??jAi?? exorbitant : chaque jour, 140 entreprises de plus mettent la clAi?? sous la porte, soit un total de 700. Ce sont plusieurs milliers dai??i??emplois qui sont dAi??truits pour rienai??i?? Et les patrons, comme les salariAi??s, se demandent depuis plusieurs semaines oA? sont passAi??s les 22 milliards promis par lai??i??ElysAi??e.

Il apparaAi??t aujourdai??i??hui que ces Ai??checs sont le rAi??sultat des mauvais conseils prodiguAi??s par les organisations syndicales dites Ai?? reprAi??sentatives Ai?? Ai?? votre gouvernement :
Dai??i??abord, sur le temps de lai??i??action : les partenaires sociaux qui sont censAi??s A?tre au contact des acteurs Ai??conomiques, nai??i??ont dAi??couvert la crise quai??i??Ai?? la rentrAi??e alors que le Cerf, attentif aux chiffres de la progression des dAi??faillances dai??i??entreprises et au dAi??ferlement des tAi??moignages de patrons trA?s inquiets, avait donnAi?? lai??i??alerte dA?s le mois dai??i??avril. La vAi??ritAi?? cai??i??est quai??i??il aurait fallu agir avant lai??i??Ai??tAi??.

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Ensuite, sur le diagnostic posAi?? : les partenaires sociaux sai??i??imaginent encore quai??i??il faut concentrer tous les efforts sur lai??i??accA?s au crAi??dit alors que de maniA?re structurelle, les TPE-PME ne parviennent pas Ai?? couvrir leurs besoins de trAi??sorerie et que depuis plusieurs mois dAi??jAi??, les banques leur suppriment leurs autorisations de dAi??couvert. LAi?? encore, le Cerf avait exposAi?? dA?s le mois de mai des mesures Ai?? visant Ai?? agir rapidement et positivement sur la trAi??sorerie des entreprises Ai??.
Enfin, sur les solutions proposAi??es : les partenaires sociaux ont privilAi??giAi?? des mesures longues et lourdes Ai?? mettre en place, et de surcroAi??t inopAi??rantes telles quai??i??OsAi??o, alors que lai??i??urgence imposait des solutions simples et Ai?? effet immAi??diat pour allAi??ger la trAi??sorerie des entreprises telles que le report et lai??i??Ai??chelonnement des cotisations Urssaf et de la TVA, mA?me assorti dai??i??un taux dai??i??intAi??rA?t, comme lai??i??a proposAi?? le Cerf.

Preuve est une nouvelle fois faite que les partenaires sociaux, patronat et salariAi??s, ne sont pas en prise avec la rAi??alitAi?? Ai??conomique et sociale : ils ne peuvent donc A?tre une aide Ai?? la dAi??cision pour le gouvernement. Pire, ces organisations syndicales reprAi??sentent un obstacle Ai?? la sortie de crise. Vous A?tes dai??i??ailleurs pleinement conscient de la faiblesse structurelle de nos syndicats puisque dA?s votre arrivAi??e Ai?? lai??i??ElysAi??e, vous avez initiAi?? la rAi??forme de la reprAi??sentativitAi?? qui sai??i??est traduite par le vote de la loi portant rAi??novation de la dAi??mocratie sociale. Malheureusement, cette loi ne pourra pas produire ses premiers effets avant quelques annAi??es et Ai??trangement, elle ne concerne pas les syndicats patronaux…

En rAi??sumAi??, votre gouvernement nai??i??est pas correctement informAi?? de lai??i??Etat rAi??el du pays et en particulier de la situation des 2,5 millions de TPE qui font vivre plus de vingt millions de nos concitoyens. MalgrAi?? lai??i??Ai??chec du plan de soutien aux PME, votre gouvernement continue pourtant dai??i??Ai??couter les syndicats : le sort des TPE – 95% des entreprises en France, 50% du PNB marchand et 61% des actifs ai??i?? et donc de lai??i??Ai??conomie toute entiA?re, reste entre les mains de ces mauvais gAi??nies. En attendant la vraie rAi??forme de la reprAi??sentativitAi??, votre gouvernement doit entendre le ras-le-bol et le sentiment dai??i??abandon des dizaines de milliers de patrons qui ne se paient plus depuis des mois et sont aujourdai??i??hui prA?ts Ai?? dAi??poser le bilan faute de solutions. Bref, votre gouvernement doit le plus rapidement possible trouver les interlocuteurs qui sauront lai??i??aider dans sa prise de dAi??cision. Sans ce changement de partenaires, lai??i??exAi??cutif ne pourra pas prendre les mesures qui conviennent pour soutenir lai??i??activitAi?? et lai??i??emploi, et Ai??viter que la crise qui dAi??vaste les TPE et PME nai??i??affecte, par contagion, les grandes entreprises.
Je vous prie d’agrAi??er, Monsieur le PrAi??sident, l’expression de ma considAi??ration la plus haute.

Louis Lambel,
PrAi??sident du Cerf

35 heures : Mobilisation et cadeau

12 juillet, 2004 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident des CrA�ateurs d’emplois de richesse de France se fA�licite de l’accueil de Jean-Louis Borloo A� la position prise parA�Nicolas Sarkozy en faveur de l’exonA�ration de toute taxation des heures travaillA�es aprA?s la 35A?me heure.

Le Cerf, A� l’origine de l’idA�e,A�ne peut que se satisfaireA�de l’incendie allumA� par une propositionA�capable de crA�er un mouvement de mobilisation au sein du gouvernement et dans les entreprises, rA�unissant employeurs et salariA�sA�: en effet, le salariA�, au coeur du dispositif prA�conisA� par le Cerf, est le principal bA�nA�ficiaire de la mesure, puisque l’exonA�ration concerne les charges payA�es par le salariA�, et reprA�sente une vA�ritable augmentation de salaire.

N’en dA�plaise aux esprits chagrins :A�il n’y a pas de cadeau pour l’entreprise, mais une juste rA�munA�ration du travail des salariA�s, qui garantit la solidaritA� national en soutenant la croissance.

Le pouvoir d’achat qui en rA�sultera aura un vA�ritable effet bA�nA�fique, tant sur le moral des mA�nages que sur la consommation et donc la relance de l’A�conomie.

Les entreprises tireront un bA�nA�fice logique de cette mesure A� travers la croissance qu’elle gA�nA?rera : nul cadeau en cela, puisque, encore une fois, c’est le travail, revalorisA�,A�qui le permettra.

Le Cerf rappelle donc sa proposition :

  • SuppressionA�des charges du salariA� de la 35A?me A� la 40A?me heures travaillA�es,
  • ExonA�ration d’impA?tA�sur le revenu de la 35A?me A� la 40A?me heures travaillA�es,
  • VersementA�des charges patronales de la 35A?me A� la 40A?me heures travaillA�es aux caisses de solidaritA� pour les personnes A?gA�es.

35 HEURES LE BOUT DU TUNNEL ?

2 juillet, 2004 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident des CrA�ateurs d’emplois de richesse de France se fA�licite de la position prise par Nicolas Sarkozy en faveur de l’exonA�ration de toute taxation des heures travaillA�es aprA?s la 35A?me heure.

Le Cerf, A� l’origine de cette proposition et la dA�fendant depuis sa crA�ation, il y a bientA?t deux ans, l’avait communiquA�e en son temps A� la mission d’A�valuation des 35 heures et prA�sentA�e rA�cemment au nouveau patron de Bercy.

Cette solution, conservant les 35 heures comme rA�fA�rence lA�gale du temps de travail en France, permettra effectivement d’initier la relance, trop longtemps attendue de l’extA�rieur, en A�vitant de la taxer.

En effet, tout redA�marrage se traduit par une hausse des commandes et les sous-traitants, les PME et les TPE, pour faire face A� l’augmentation progressive de la charge de travail, sont obligA�s, dans un premier temps, de faire appel aux heures supplA�mentaires : il est absurde, au moment oA? on en a le plus besoin, de surtaxer l’effort permettant d’enclencher et d’assurer la reprise et la prospA�ritA�.

A ce mA?me moment, il est A�galement absurde de ne pas valoriser le travail du salariA�, qui, par l’augmentation de son pouvoir d’achat va soutenir la croissance et contribuer A� crA�er les emplois qui paieront largement la juste rA�munA�ration de ses efforts.

Au lieu d’A?tre « la fin des 35 heures », il s’agit bien de rendre le fruit de la croissance A� ceux qui la rendent possible et A� travers elle, permettre A� l’A�conomie nationale, enfin, de crA�er les emplois dont elle a besoin pour financer la solidaritA� nationale.

Sur ce point donc, les TPE, les CrA�ateurs d’emplois et de richesses de France semblent avoir A�tA� entendus. Cette avancA�e, pour positive qu’elle est, est pourtant mise en pA�ril par des dA�cisions apparemment sans lien, mais A� l’incidence trA?s forte, en matiA?re de distribution par exemple.

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