SMIC : Le Cerf sur Radio Notre-Dame

29 juin, 2012 · Poster un commentaire 

Ecoutez ici le débat réunissant Eric Liebel, chef d’entreprise et représentant du Cerf débattre avec Jérôme Dubus, délégué du Medef Ile-de-France et Pascal Debay, membre de la commission exécutive confédérale de la CGT en charge des questions salariales et secrétaire général de l’Union CGT.

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Journaliste Ai?? l'antenneL’émission La Voix est libre est animée par Sabine de Rozières

Coup de pouce au SMIC : attention à ne pas confondre rémunération et salaire !

26 juin, 2012 · Poster un commentaire 

La position du Cerf sur l’augmentation du salaire…

Lire la tribune d’HervAi?? Lambel sur le site Atlantico.frAi?? Lire la suite

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SMIC : Hervé Lambel était sur RMC

25 juin, 2012 · Commentaires fermés 

DAi??couvrez un extrait de l’interview donnAi??e par HervAi?? Lambel le 21 juin pour RMC, diffusAi??e le 22 juin.

« L’augmentation du smic va se traduire par une augmentation du chA?mage et des dAi??faillances d’entreprises ».

http://www.rmc.fr/editorial/269744/le-coup-de-pouce-au-smic-serait-limite-a-2pour-cent/

Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut à la France (2)

1 mai, 2012 · 5 commentaires 

La question du coût travail évoquée précédemment en amène une autre, celle de l’entreprise. Un camp souhaite lutter contre les délocalisations par des mesures de compétitivité, l’autre semble vouloir trouver les moyens de les interdire. Mais tout le monde passe à côté de la question essentielle, pourtant en creux du débat sur les prélèvements : plus que des délocalisations, la France souffre depuis des décennies de détruire plus d’entreprises que les autres pays de l’OCDE.

De grands cerveaux de l’économie ont même pu nous tenir des discours fumeux, comme le « libéral » Jacques Delpla, sur la « destruction créatrice » qui justifierait ce que nous reconnaissons à l’évidence comme une calamité. Car la destruction d’entreprise en France n’a rien de créatrice. Elle n’est pas le fruit de l’innovation, ni celui de la concurrence. Elle n’est liée à aucune dynamique économique et s’accompagne de la destruction d’emplois marchands et du capital. Bien sûr, ici et là, quelques pépites isolées permettront d’affirmer le contraire. Mais voici la réalité : depuis plus de quinze ans, la France détruit plus d’entreprises que tous ses voisinsi. Un seul pays de l’OCDE nous dépasse : l’Autriche… Si la destruction d’entreprises que subit la France était créatrice, celle-ci serait en pleine croissance et le monde aurait les yeux rivés sur notre modèle, plutôt que sur notre dette et nos déficits ! Ici, la dynamique de création d’entreprises apparaît comme un mirage : augmenter les créations sans baisser la sinistralité, cela revient à détruire toujours plus de capital. La France s’épuise en se vidant de son sang…

Là est l’origine de l’inquiétude et du ras-le-bol des Français : pas besoin d’une grande culture économique pour constater ce qui se déroule sous nos yeux depuis trop longtemps. Il faut en revanche plus de culture pour ne pas se laisser endormir par des discours pompeux sur des « invisibles », au risque de croire sinon bientôt à des « super héros » en toc, et se réveiller avec la « gueule de bois ».

Où sont les propositions pour réduire le nombre des faillites ? Où sont les discours pour s’indigner de la baisse régulière des revenus des patrons ? On préfère s’offusquer des salaires des salariés dirigeants du CAC 40. Depuis quand sont-ils des patrons ? Pour les autres, les vrais patrons, revenu moyen : 1890 €ii par mois hors période de crise pour près de 70 heures par semaine. Même pas le smic horaire. Un pays dont les patrons gagnent si peu leur vie a du souci à se faire pour son avenir : 2012 voit le rebond des défaillances d’entreprises, à son plus haut niveau pour les deux premiers mois depuis 1993 ! On craint ainsi un des plus hauts niveaux historiques, déjà supérieur à 2010 (63 400 défaillances contre 63 337). Dans ce contexte de marges sinistrées par les hausses des prix des matières premières et de l’énergie, les promesses inconsidérées d’augmentation imposée du SMIC et de la suppression des allègements de charges auront pour effet d’amplifier l’explosion des défaillances d’entreprises et du chômage. La conquête du pouvoir est-elle à ce prix ? Au mépris de ceux qui auront à en souffrir ?

Pas étonnant alors, que ceux qui en ont encore l’énergie s’exilent. Comment le leur reprocher ? Chercher à faire mieux que 1890 € par mois et réduire le risque de perdre ce que l’on a investi pour créer son propre emploi et celui de ses collaborateurs, est-ce de l’ignoble capitalisme, ou le même bon sens que celui à l’ouvre chez l’immense majorité de nos compatriotes qui voudrait bien se protéger de la folie de politiques en quête de pouvoir ?

La France a besoin d’entreprises et d’entrepreneurs. C’est à cela que doivent penser les Français. Et non plus croire les histoires qu’on nous raconte pour décrocher le 6 mai une place bien au chaud qui ne servira et protégera que celui qui l’occupera, quand il nous faudra, nous, dès le 7 mai, retourner travailler dans des entreprises de plus en plus asphyxiées, dans un monde qui saura nous rappeler et exiger de nous ce que nous lui devons.

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i Taux de défaillances d’entreprises (rapport entre le nbre de défaillances/nbre d’entreprises) en 2009 via Euler Hermes
France : 2,2%, Allemagne : 0,9%, Angleterre : 1,7%, Etats-Unis : 1,1%, Autriche : 2,3%
ii Source INSEE

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Lire : Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut (1)

AllA?gements de charges salariales : une idAi??e louableai??i??mais au financement compliquAi??

25 février, 2012 · Poster un commentaire 

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Revenus des patrons : les vrais scandales

5 août, 2011 · 22 commentaires 

L’INSEE vient de publier une nouvelle étude sur les revenus des patrons indépendants du commerce, de l’industrie, du bâtiment et des services. On peut y apprendre que la moitié des patrons gagne moins de 16 300 € par an, soit à peine les deux tiers du smic horaire rapportés au temps de travail. Globalement, le revenu des patrons baisse depuis 2000.

Le lecteur qui avait déjà lu l’édition précédente de l’étude de l’INSEE constate que, d’une année sur l’autre, la publication reprend les mêmes textes introductifs et montants de base (28 400 € de revenus par an). Pourtant, 2007 et 2008, les années étudiées, ne sont en rien comparables, ce qui ne saurait échapper à des statisticiens : même si la situation économique était déjà dégradée en 2007, la crise a véritablement éclaté en 2008, en attestent les chiffres des défaillances d’entreprises au premier puis au second trimestre 2008, ainsi que le fort ralentissement de la croissance cette même année. Alors, à moins d’une augmentation conséquente des marges des entreprises, il est impossible que le revenu d’activité des indépendants soit resté le même en Euros courants. Or la crise s’est amplifiée du fait de la contraction des marges qui a conduit à l’augmentation des besoins de trésorerie à l’origine des défaillances, par manque de financement bancaire. Il y a donc fort à craindre que la baisse des revenus d’activité des patrons, en Euros constant cette fois, soit plus forte que celle annoncée (-3,8%).

D’une étude à l’autre, l’INSEE parle d’un revenu de 36 400 € par an, quand il intègre les revenus des professionnels de santé hors agriculteurs, ce qu’il ne fait pas dans ses autres études où l’on voit ce revenu descendre à 28 400 € ou 25 900 € ou encore 22 100 € selon la façon de calculer, c’est-à-dire selon que l’on prend en compte ces patrons qui n’ont rien gagné voire perdu sur une année, ou ces patrons au revenu indécemment bas qui n’emploient pas de salariés. Une étude qui ne comporte que certaines catégories d’activités, ou que certains niveaux de rémunération, ne saurait être considérée comme reflétant la réalité. Si les études sectorielles peuvent s’avérer nécessaires, aucune étude sur les revenus des indépendants ne saurait se prétendre sérieuse, si elle n’englobe pas l’intégralité de ce qu’elle prétend mesurer : les entrepreneurs, ce sont bien tous ceux qui ont investi dans une activité, qui sont responsables de leur propre emploi. A quand donc une étude globale du revenu des indépendants, affinée ensuite par catégories ? pour enfin donner une véritable image du patronat qui porte depuis trop longtemps l’économie et la solidarité à bout de bras et permettre au politique de ne pas dire ou faire des âneries quand il entend prendre des décisions qui concernent les entreprises et, au final, la France.

Aussi est-il nécessaire de noter que, de 2000 à 2005, les 859 000 entrepreneurs individuels employeurs ont vu leur revenu d’activité baisser de 0,1% par an en Euros constants (25 900€), baisse que l’INSEE qualifie de « quasi-stagnation ». N’importe quel patron y verra une des raisons du niveau élevé du chômage. La prise en compte du revenu des entrepreneurs qui n’emploient pas de salariés fait baisser la moyenne à 22 100 €. Sont-ils moins entrepreneurs ou leur revenu est-il trop faible pour déterminer le revenu des patrons sur lequel l’INSEE choisit de communiquer ? Rapporté au temps de travail, le revenu moyen annoncé aujourd’hui pour l’année 2008 (28 400 €) est à peine au niveau du smic. Quel parti pris conduit à ne pas donner plus d’importance à cette réalité pourtant mesurée par l’INSEE : 13% des patrons ont un « revenu » nul ou négatif, 50% perçoit un revenu inférieur à 16 300 euros par an ! Rapporté au temps de travail, le revenu médian ne représente que les 2/3 du SMIC ! Il y a ainsi en proportion, plus de miséreux à la peine chez ces patrons que chez les salariés (salaire médian : 19 860€).

Les cris poussés par les patrons, trop rapidement et facilement qualifiés de poujadistes ou de populistes, avec tout le mépris que cela révèle, sont en réalité l’expression d’une souffrance qu’il serait dangereux de négliger, et d’une situation économique à laquelle il est urgent d’apporter des réponses si l’on veut voir repartir la croissance à la hausse et le chômage à la baisse.

Voir aussi : INSEE l’indignation sélective

Lai??i??Insee dAi??sinforme, les mAi??dias suivent, la France plongeai??i??

21 septembre, 2009 · 1 commentaire 

Les Echos, la Tribune, BFM radio, L’Entreprise, Lai??i??Usine nouvelleai??i?? Tous ont repris les chiffres « mis en avant » par lai??i??Insee, qui a rAi??ussi une nouvelle fois Ai?? piAi??ger les mAi??dias sur les revenus des patrons. Publiant le 18 septembre un « Panorama des indAi??pendants ai??i?? emplois et revenus », lai??i??Insee a choisi de communiquer sur la rAi??munAi??ration des dirigeants d’entreprises percevant un salaire, soit uniquement 190 000 personnes Ai?? comparer aux 2,3 millions de patrons tirant leur revenu des seuls bAi??nAi??fices de leur entreprise. Et tous les mAi??dias reprennent en boucle quai??i??un patron gagne en moyenne 58 260 euros par an, soit Remeron overdose how much 4 855 euros par mois en pensant donner une image fiable des revenus d’activitAi?? du patronat en France.

En vAi??ritAi??, l’Insee sait pertinemment que le revenu d’activitAi?? des patrons pris dans leur ensemble, est trA?s largement infAi??rieur au chiffre vendu aux mAi??dias. Alors que 10% des patrons non-salariAi??s non agricoles dAi??clarent une rAi??munAi??ration nAi??gative ou nulle en 2007, soit 230 000 patrons, l’Insee publie des statistiques sur les entrepreneurs individuels qui ne prennent en compte que les patrons qui dAi??clarent un revenu positif Generic flomax walmart , c’est-Ai??-dire dont l’activitAi?? a dAi??gagAi?? un bAi??nAi??fice permettant de rAi??munAi??rer le chef d’entreprise ! Avec la crise Ai??conomique et financiA?re, ils sont aujourdai??i??hui encore davantage Ai?? ne plus se payer. Ne pas les prendre en compte fausse alors gravement la mesure du revenu moyen des patrons et permet de faire remonter la moyenne : l’Insee annonce alors un revenu moyen dai??i??un non-salariAi?? de 33 400 euros par an.

Or, l’Ai??tude prAi??cAi??dente de l’Insee Zyloprim online , parue en fAi??vrier 2008 et peu diffusAi??e au monde politique et mAi??diatique, rAi??vA?le que le revenu moyen des non-salariAi??s, non amputAi?? des revenus nuls ou nAi??gatifs, est en 2005 de 22 100 euros par an, soit 1Ai??850 euros par mois : cela reprAi??sente moins de la moitiAi?? du chiffre publiAi?? aujourd’hui par la presse comme rAi??fAi??rence du salaire patronal. Et encore faudrait-il rapporter ce montant aux nombres dai??i??heures travaillAi??es. Lai??i??Insee indique que « La durAi??e habituelle de travail est, pour les non-salariAi??s, dai??i??un peu plus de 52 heures par semaine », prAi??cisant dans la mA?me Ai??tude : « On ne dispose dai??i??aucune information sur le volume de travail des non-salariAi??s non agricoles »ai??i?? Nous estimons pour notre part que le chiffre de l’Insee est sous Ai??valuAi?? d’au moins 20% ! En reprenant le revenu moyen global de 22 100 euros par an rapportAi?? au nombre d’heures travaillAi??es, les patrons perAi??oivent donc en moyenne un revenu horaire infAi??rieur au Smic.

Fausser Ai?? ce point la perception de l’opinion sur la rAi??alitAi?? des revenus des patrons fait penser Ai?? ces partis politiques et syndicats qui par dAi??magogie populiste grossissent le trait Ai?? lai??i??extrA?me et ne communiquent que sur les salaires des dirigeants du CAC40 pour mieux livrer le « patronat » Ai?? la vindicte populaire. Cela contribue surtout Ai?? fausser le jugement des dAi??cideurs politiques et des services de Bercy qui travaillent sur des donnAi??es tronquAi??es : l’entreprise vue par l’Insee apparaAi??t ainsi comme une rAi??serve d’argent dans laquelle on peut puiser sans fin, et non comme un moyen de crAi??er de la richesse. DA?s lors, mA?me le ministA?re de l’Economie le plus vertueux ne pourrait qu’A?tre impuissant Ai?? contenir une pression fiscale et sociale destructrices sur les ressources vitales des patrons et leur capacitAi?? d’investissement. Avec une telle dAi??sinformation, la France n’est pas prA?te Ai?? sortir de la crise.

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