Conférence sociale : sans petits patrons ni salariés, l’échec est certain

11 juillet, 2012 · Poster un commentaire 

La très attendue Conférence sociale a débuté lundi, avec évidemment la présence des partenaires sociaux. Mais leur légitimité n’est-elle pas remise en cause par leur peu de représentativité au sein des entreprises, ainsi que leur responsabilité dans la situation actuelle de l’entrepreneuriat français ?

Lire la tribune d’Hervé Lambel sur le site atlantico.fr

Conférence sociale : sans petits patrons ni salariés, l’échec est certain !

11 juillet, 2012 · Poster un commentaire 

La très attendue Conférence sociale a débuté lundi, avec évidemment la présence des partenaires sociaux. Mais leur légitimité n’est-elle pas remise en cause par leur peu de représentativité au sein des entreprises, ainsi que leur responsabilité dans la situation actuelle de l’entrepreneuriat français ?

Elle avait été promise. La voilà donc ! La Conférence sociale qui débutait ce lundi sera, parait-il, riche de promesses qui seront les fruits des discussions entre les partenaires sociaux. Oui, parce que comme d’habitude, ce sont les partenaires sociaux, ceux-là même qui discutent depuis des lustres et sont content d’être payés pour, qui sont chargés de se mettre d’accord pour redresser l’économie, sauver les emplois, assurer une rémunération juste… autant de sujets majeurs qui seront traités autour de tables rondes qui reproduisent un entre soi habituel, celui-là même qui en quelques décennies a mis la France économique dans la situation déplorable dans laquelle elle se trouve. Il n’en ressortira rien. Rien au sens de ce qui relèverait de l’intérêt de leur mandants pour le moins, de l’intérêt général si l’on se prenait à rêver d’altruisme de la part de ces parfaits égoïstes.

La charge est lourde ? Voilà une fois de plus mises en avant des organisations qui représentent à peine 8% des patrons et des salariés. Leur désaveu est tel, que les taux de participation aux élections ne cessent de baisser, faisant s’effondrer avec eux toute légitimité démocratique à parler au nom de tous. Les patrons le disent eux-mêmes : ils sont plus de 60% à considérer que « leurs organisations ne les représentent pas ». Quel mandat ces organisations ont-elles reçu des Français pour parler en leur nom et engager leur devenir ?

Dénuées d’assises démocratiques, les syndicats ne peuvent même pas prétendre y substituer leur bilan économique et social : il faudrait, pour commencer, rendre des comptes sur les questions légitimement posées par le rapport Perruchot sur leurs propres modes de fonctionnement et leur financement. Poser la question de la moralisation de la vie publique. Ce dernier thème devrait même interdire aux organisations mises en cause de seulement s’asseoir autour de la table. Il faudrait, ensuite, dresser le bilan des alertes manquées, comme pour la crise de 2008 qu’aucune de ces organisations n’a vue venir, et que toutes annonçaient, il y a encore peu, comme étant derrière nous. Du côté des patrons, comme des salariés. Dresser la liste des entreprises et des emplois perdus : Seafrance, les ports, le livre et tant d’autres… Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est la faute des politiciens ou du reste du monde !

Alors la promesse d’une Conférence sociale sera tenue. Mais pour quel résultat ? Si l’on est convaincu de la réalité de la gravité de la situation, il n’y a d’autre alternative que de (re)mettre tout le pays en mouvement. De créer les conditions d’une mobilisation nationale volontaire, avant qu’elle ne nous soit imposée. Et pour cela, il n’y a pas d’alternative : la Conférence sociale, pour espérer réussir, aurait dû être ouverte aux patrons et aux salariés, à leurs nouveaux représentants. Même si, pour quelque temps encore, il appartient aux partenaires sociaux de finaliser et signer les accords qui doivent permettre à la France de faire face à son destin.

Car les questions les plus importantes, encore une fois, ne sont portées par aucun des membres de cette oligarchie agonisante : qui parle de l’impérieuse nécessité de faire de la lutte contre les défaillances d’entreprises la priorité absolue en matière d’action économique ? Car plus que pour des questions de compétitivité, les entreprises et les emplois disparaissent pour des raisons structurelles qui ne seront donc pas mises sur la table. L’absence de diagnostic pertinent est la garantie que les bonnes solutions ne seront pas mises en oeuvre. Adieu douce utopie du redressement productif.

Aucune de ces organisations ne pose, dans une perspective d’une rémunération plus juste, la question du revenu des patrons. Si l’on peut comprendre qu’elle intéresse peu les syndicats de salariés dans leur organisation actuelle, on ne peut qu’être surpris du peu de cas que les représentants des patrons en font : ils sont à peu près aussi éclairés sur la question qu’un Jean-Luc Mélenchon qui tire ses informations éculées d’une organisation patronale déconnectée ! Pourtant, ce niveau de rémunération détermine avec certitude les marges de manoeuvre dont disposent les entreprises pour supporter des augmentations de salaires que certains voudraient imposer de façon autoritaire. Et quand on acceptera de regarder les chiffres et de constater qu’un patron gagne moins de 2000 € par mois, en rémunération de son travail et du capital investi, alors on comprendra pourquoi il reste peu à « gratter » et pourquoi la question de la lutte contre les faillites doit être la priorité. Et que d’elle, tout découlerait. Toutes les autres avancées bien sûr seront bonnes à prendre. Et obtenir une baisse du coût du travail, par exemple, que nous appelons de nos voeux, peut faire partie des bonnes nouvelles. Mais sans s’attaquer aux autres problèmes, cela reviendra à offrir un sursis au mourant !

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Rapport Perruchot : l’intégral

16 février, 2012 · 1 commentaire 

Le Cerf porte depuis plusieurs années un projet de réforme de la représentation patronale et salariale. C’est ainsi qu’Hervé Lambel, porte-parole, a été auditionné par la Commission d’enquête parlementaire qui a donné lieu au rapport Perruchot qui n’a jamais été publié. Jusqu’à aujourd’hui !

Le magazine Le Point en donne un premier résumé ici. Et a choisi de publier l’intégralité du document ici.

Attention, si beaucoup de choses sont « connues », leur cumul et une partielle mise en perspective risque de faire perdre leurs illusions à un très grand nombre.

L’abcès percé, il va falloir guérir. Et l’entrée en campagne des deux principaux candidats ne laisse aucun doute à ce sujet : la représentativité et la démocratie sociale seront bien au coeur des thèmes comme le demande le Cerf depuis longtemps. Deux positions s’opposent pour l’instant : François Hollande, qui a promis une réforme constitutionnelle pour donner plus de pouvoirs aux partenaires sociaux et Nicolas Sarkozy qui entend « rendre la parole aux Français », en recourant au referendum sur les points de blocage…

Le Cerf qui considère que le manque de représentativité des corps intermédiaires et, notamment, des partenaires sociaux est largement responsable des échecs successifs des politiques depuis plusieurs décennies, espère que le débat qui s’engage sera aussi passionnant que l’enjeu est important pour le redressement de notre économie, le sauvetage de notre solidarité. Et le poids de la France face aux défis internationaux à venir.

Pour en savoir un peu plus : Les Révélations une collection en cours. Prochains épisodes à venir…

Télécharger le Rapport Perruchot dévoilé par Le Point.

Pour aller plus loin et voir les pistes de réforme, lire l’article co-signé par Jean-Luc Touly (ex-cgt, conseiller prud’homale, co-auteur de « L’argent noir des syndicats »), Eric Verhaeghe (Ancien président de l’APEC qui a rendu tous ses mandats patronaux au medef) et Hervé Lambel (porte-parole du Cerf) : Pour un Big Bang social

L’annulation partielle des élections de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), vient renforcer la nécessité de réformer la représentation patronale, pour un syndicalisme efficace tourné vers l’avenir.

RAi??action aux propos de Nicolas SARKOZY, concernant ses projets de rAi??fAi??rendum sur les chA?meurs.

10 février, 2012 · Poster un commentaire 

Depuis des lustres, la politique franAi??aise consiste Ai?? crAi??er des chA?meurs. Lai??i??ensemble du monde politique et syndical porte une responsabilitAi?? conjointe.

Prendre le risque de laisser se dAi??velopper un discours qui aboutirait Ai?? stigmatiser les chA?meurs et en faire des boucs Ai??missaires des difficultAi??s de la France serait indigne et honteux.

La majoritAi?? des chA?meurs ne sont pas sans emploi par choix personnel et ne se complaisent pas dans le chA?mage.

Les TPE (TrA?s Petites Entreprises) sont celles qui emploient Ai??jusqu’Ai?? 19 salariAi??s et reprAi??sentent Tofranil overdose treatment 96 % des entreprises franAi??aises. Elles Ai??taient il y a encore peu les premiA?res crAi??atrices dai??i??emplois du pays. Mais elles sont Ai?? bout de souffleAi??!

Lorsqu’elles connaissent une perte d’activitAi??s elles doivent, pour survivre, licencier. Ai??Une dAi??cision toujours difficile et risquAi??e pour un chef d’entreprise, en raison des contraintes imposAi??es par le Code du Travail.

En lai??i??Ai??tat de la lAi??gislation, recourir momentanAi??ment au temps partiel est impossible au regard du salariAi?? qui y perdrait ses droits notamment concernant la base d’indemnisation. Le licenciement « sec » est l’unique possibilitAi?? et l’entreprise devra en assumer le coAi??t parfois trA?s Ai??levAi??.

Et que dire de ces lois stupides qui empA?chent le salariAi?? de conserver les emplois qu’il peut avoir dans d’autres entreprises !

Et de ces lois qui empA?chent un salariAi?? de travailler plus pour gagner plus ! Ai??Un patron de TPE et PME fait en moyenne soixante heures pour un salaire lequel ramenAi?? au coAi??t horaire, est souvent infAi??rieur au SMIG. Cela ne gA?ne personne et pourtant ils sont aussi des travailleurs !

Quant aux formations proposAi??es aux chA?meurs elles ne mA?nent souvent Ai?? rien sauf Ai?? les exclure momentanAi??ment des listes PA?le Emplois. Ces formations trop souvent ne correspondent pas aux besoins des TPE et PME, elles reprAi??sentent un coAi??t inutile.

Le chef de l’Etat, tout comme les autres candidats, continue dai??i??A?tre mal informAi?? du fonctionnement et des difficultAi??s de nos TPE alors qu’elles sont le fer de lance de l’Ai??conomie.

Quant aux partenaires sociaux, qui nai??i??existent que pour eux-mA?mes ou pour faire de la politique avec des financements publics, ils perdent chaque jour un peu plus leur crAi??dibilitAi?? et ne sont plus, notamment par manque d’adhAi??rents, les bons interlocuteurs pour proposer ou mettre en Ai??uvre les solutions dont notre pays a besoin.

Le Cerf qui avait lancAi?? lai??i??alerte sur la crise Ai??conomique sept mois avant la chute de Lehmann Brothers, a fait des propositions tout au long de ces quatre derniA?res annAi??es. Bon nombre dai??i??entre elles ont Ai??tAi?? reprises et mises en Ai??uvre, permettant de sauver des milliers dai??i??entreprises et dai??i??emplois. Il est regrettable que les mesures prAi??conisAi??es pour faire baisser le chA?mage nai??i??aient pas, elles, Ai??tAi?? appliquAi??es. Mais si les contingences Ai??lectoralistes ne viennent pas paralyser le pays, il est encore temps.

Monsieur le PrAi??sident et Mesdames et Messieurs les candidats aux Ai??lections prAi??sidentielles venez Ai?? la rencontre des patrons et salariAi??s de nos TPE et une fois, n’est pas coutume, adressez-vous Ai?? leurs vrais reprAi??sentants ces organisations qui existent par la seule volontAi?? de leurs adhAi??rents.

Chantal Ladenburger

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TA?te de la liste « LE TEMPS DU CHANGEMENT » aux Ai??lections CCI 2010 Buy skunk seeds with paypal

RAi??forme des syndicats : un systA?me Ai?? bout de souffle mais un dAi??bat interditai??i??

4 décembre, 2011 · Poster un commentaire 

Lire la tribune Ai??d’HervAi?? Lambel Cheap lincocin antibiotic lincomycin College essay help sur le site atlantico.fr Purchase colospa retard

Marche ou grA?ve : dommages collatAi??raux de blocages sociaux

11 octobre, 2010 · 16 commentaires 

La CGT et la CFDT ont lancAi?? un appel Ai?? la grA?ve reconductible (illimitAi??e pour certaines branches) Ai?? partir de mardi 12 octobre.

LancAi??s dans une dAi??marche politicienne, ces derniers se confondent mA?me parfois avec un vrai parti et en vont de leurs prAi??dictions et analyses politiques : pour les uns, « un gouvernement, quel qu’il soit, qui ignore Ai?? ce point un mouvement social se condamne pour les prochaines Ai??chAi??ances Ai??lectorales ». La rAi??ciproque est-elle aussi valable ? Un syndicat ignorant Ai?? ce point la chute du nombre de ses adhAi??rents se condamnerait Ai?? coup sAi??r lui aussi pour ses propres Ai??chAi??ances Ai??lectorales. Heureusement pour M. Thibault, lui nai??i??est pas Ai??lu au suffrage universel contrairement au gouvernement, et ne risque donc pas de sanction suite aux nombreuses destructions dai??i??emplois liAi??es aux blocages quai??i??il organise. Il serait par ailleurs dAi??ontologiquement questionnable et intellectuellement douteux de penser que par analogie, cette dAi??saffection gAi??nAi??ralisAi??e pour le gouvernement signifierait une adhAi??sion automatique aux actions et dAi??cisions du meneur CGTiste.

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Pour la CFDT, « ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler Ai?? la grA?ve gAi??nAi??rale, souvent veulent rentrer dans une dAi??marche politique ». Nai??i??est-ce pas dAi??jAi?? radical dai??i??appeler Ai?? une grA?ve reconductible, voire illimitAi??e ? Quand les trains, les transports et la poste bloquAi??s, ce sont les rA?glements des factures qui nai??i??arrivent pas et mettent les petites entreprises en difficultAi??, les soumettant notamment aux frais ponctionnAi??s automatiquement par les banques ! Nai??i??est-ce pas radical quand dans une TPE qui Ai??quivaut Ai?? 4 emplois en moyenne, lorsquai??i??un collaborateur qui nai??i??arrive pas Ai?? son travail, cela signifie une perte de capacitAi?? dai??i??activitAi?? de 25%, en plus Ai?? rAi??partir sur les autres – quand cai??i??est possible ? Et pour quel rAi??sultat ?

Monsieur Thibault nous dit « nous entendons tous ceux qui nous disent qu’ils ne peuvent pas cumuler un grand nombre de jours de grA?ve. » Mais se soucie-t-il seulement de tous ceux que ces grA?ves Ai?? Ai??-qui-mieux-mieux Ai?? mettent en pAi??ril dA?s le premier jour ? Outre les questions de morale, dai??i??Ai??thique, et de responsabilitAi?? envers son prochain, ces syndicats remplissent-ils leur rA?le ? Peut-on encore parler de solidaritAi?? lorsque ces syndicats se rendent responsables de la destruction de TPE, victimes collatAi??rales, suite aux problA?mes logistiques engendrAi??s par ces blocages? Rien nai??i??est moins sAi??r. Souvenons-nous lai??i??Ai??tAi?? dernier, lorsque les centrales salariales bloquaient lai??i??Eurostar entrainant des pertes colossales pour lai??i??exploitant. Est-il dA?s lors Ai??tonnant que lai??i??on voit par la suite Eurostar prAi??fAi??rer Siemens Ai?? Alstom, et Alstom annoncer ensuite une suppression de 4000 emplois dai??i??ici 2012 ? Quels choix feront les armateurs qui nai??i??auront pas accA?s aux ports franAi??ais ? Depuis 30 ans, Anvers, Rotterdam et Barcelone ont su en profiter au dAi??triment de lai??i??emploi et de lai??i??activitAi?? Ai??conomique en France.Ai??

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A chaque manifestation, les syndicats espA?rent faire mieux que la fois prAi??cAi??dente. Avec un score de plus de 10 000 entreprises dAi??truites et 40 000 emplois sacrifiAi??s en 1995, quelle hAi??catombe nous promettent-ils aujourdai??i??hui sous couvert de raisons fallacieuses ?
DA?s lors, plus personne ne peut croire aux beaux discours sur une prAi??tendue dAi??fense de lai??i??intAi??rA?t gAi??nAi??ral.

Sources: http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/10/08/les-syndicats-et-le-piege-de-la-greve-reconductible_1422308_3232.html Phone tracker, Mobile tracking.

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