INSEE : l’indignation sélective continue

9 novembre, 2011 · 5 commentaires 

De la crédibilité des syndicats La suite

Abject et stupide !

19 septembre, 2011 · 12 commentaires 

Certains dAi??putAi??s cherchent Ai?? faire abroger lai??i??exonAi??ration des charges sur les heures supplAi??mentaires. Cai??i??est leur droit. Ils mA?nent leur combat, disent-ils, au nom de la justice, nai??i??hAi??sitant pas Ai?? aller jusquai??i??Ai?? dire et Ai??crire dans lai??i??HAi??micycle que les salariAi??s qui effectuent des heures supplAi??mentaires prennent le travail des autres, pire, dAi??truisent le travail des autres. Pour confirmer ce mode de pensAi??e, chacun se souviendra que parmi eux, il sai??i??en trouvait qui nous expliquaient lai??i??annAi??e derniA?re que les travailleurs seniors qui continueraient Ai?? travailler suite Ai?? la rAi??forme de lai??i??A?ge du dAi??part Ai?? la retraite prendraient le travail des jeunes. Il en est dai??i??autres qui rAi??digent des rapports douteux pour nous faire accepter la mA?me idAi??e. Mais les mA?mes prAi??tendent jouer les vierges effarouchAi??es quand dai??i??autres, utilisant pourtant exactement le mA?me argument, portent la critique sur les emplois occupAi??s par les travailleurs dai??i??origine Ai??trangA?re.

A dAi??faut dai??i??un changement radical dans leur comportement, ils nous confirmeront que, indignes de la fonction quai??i??ils occupent, ils prennent pour le coup la place de ceux qui souhaitent travailler sans dAi??magogie en mettant un terme Ai?? la manipulation de lai??i??opinion. Car les trois affirmations, Ai??manant de camps apparemment opposAi??s, sont pareillement fausses. Les trois vAi??hiculent, malheureusement, la haine et la division Ai?? partir de lai??i??AssemblAi??e, cette institution qui porte en son nom lai??i??idAi??e mA?me de lai??i??unitAi?? et est normalement garante des valeurs de la Constitution.

Maintenant sur lai??i??idAi??e combattue, lai??i??exonAi??ration des charges sur les heures supplAi??mentaires nai??i??est quai??i??une juste et lAi??gitime rAi??tribution dai??i??un effort consenti pour soutenir la croissance. Il faut A?tre bien loin du travail pour penser que la rAi??duction du volume de travail, mA?me individuellement, est crAi??atrice de richesse. Chacun en a dAi??jAi?? fait lai??i??expAi??rienceAi??: plus on travaille, plus on a de travailai??i?? et plus on pourra crAi??er des emplois. Cai??i??est dAi??jAi?? la macroAi??conomie mal comprise qui a conduit Ai?? la mise en place des 35 heures qui coAi??tent plus de 15 milliards dai??i??Euros par an, soit le tiers du dAi??ficit budgAi??taire annuel de la France hors pAi??riode crise, sans compter les milliers dai??i??entreprises et dai??i??emplois dAi??truits (toujours passAi??s sous silence) lors de leur mise en place. La mA?me, toujours aussi mal comprise, et dans lai??i??ignorance de la microAi??conomie, servirait Ai?? justifier un retour en arriA?re sur les heures supplAi??mentaires, avec lai??i??argument inepte que lai??i??augmentation du coAi??t du travail permettra de crAi??er des emplois. Cai??i??est ce que croient MM Gorges (UMP) et Mallot (PS), les auteurs du rapport parlementaire qui a conduit le Premier Ministre Ai?? proposer de modifier le dispositif dai??i??exonAi??ration des heures supplAi??mentaires.

La bA?tise est parfois sans bornesAi??: dans la situation actuelle, lai??i??augmentation du coAi??t du travail sur les heures supplAi??mentaires, par des effets mAi??caniques extrA?mement simples,Ai?? va augmenter le nombre de dAi??faillances dai??i??entreprises, augmenter le chA?mage, rAi??duire le nombre dai??i??heures supplAi??mentaires effectuAi??e et donc le pouvoir dai??i??achat de ceux qui en bAi??nAi??ficiaient, ralentir la croissance et, accessoirement, rAi??duire encore le revenu des patrons, dont on ne dira jamais assez quai??i??il baisse depuis 2000 et que le revenu mensuel mAi??dian de ces dirigeants (1 358ai??i??*) est infAi??rieur au salaire mensuel mAi??dian des salariAi??s (1 655ai??i??*).

*Source INSEE Buying cannabis seeds legal in uk How much do phenergan suppositories cost Order minomycin side

Revenus des patrons : les vrais scandales

5 août, 2011 · 22 commentaires 

L’INSEE vient de publier une nouvelle étude sur les revenus des patrons indépendants du commerce, de l’industrie, du bâtiment et des services. On peut y apprendre que la moitié des patrons gagne moins de 16 300 € par an, soit à peine les deux tiers du smic horaire rapportés au temps de travail. Globalement, le revenu des patrons baisse depuis 2000.

Le lecteur qui avait déjà lu l’édition précédente de l’étude de l’INSEE constate que, d’une année sur l’autre, la publication reprend les mêmes textes introductifs et montants de base (28 400 € de revenus par an). Pourtant, 2007 et 2008, les années étudiées, ne sont en rien comparables, ce qui ne saurait échapper à des statisticiens : même si la situation économique était déjà dégradée en 2007, la crise a véritablement éclaté en 2008, en attestent les chiffres des défaillances d’entreprises au premier puis au second trimestre 2008, ainsi que le fort ralentissement de la croissance cette même année. Alors, à moins d’une augmentation conséquente des marges des entreprises, il est impossible que le revenu d’activité des indépendants soit resté le même en Euros courants. Or la crise s’est amplifiée du fait de la contraction des marges qui a conduit à l’augmentation des besoins de trésorerie à l’origine des défaillances, par manque de financement bancaire. Il y a donc fort à craindre que la baisse des revenus d’activité des patrons, en Euros constant cette fois, soit plus forte que celle annoncée (-3,8%).

D’une étude à l’autre, l’INSEE parle d’un revenu de 36 400 € par an, quand il intègre les revenus des professionnels de santé hors agriculteurs, ce qu’il ne fait pas dans ses autres études où l’on voit ce revenu descendre à 28 400 € ou 25 900 € ou encore 22 100 € selon la façon de calculer, c’est-à-dire selon que l’on prend en compte ces patrons qui n’ont rien gagné voire perdu sur une année, ou ces patrons au revenu indécemment bas qui n’emploient pas de salariés. Une étude qui ne comporte que certaines catégories d’activités, ou que certains niveaux de rémunération, ne saurait être considérée comme reflétant la réalité. Si les études sectorielles peuvent s’avérer nécessaires, aucune étude sur les revenus des indépendants ne saurait se prétendre sérieuse, si elle n’englobe pas l’intégralité de ce qu’elle prétend mesurer : les entrepreneurs, ce sont bien tous ceux qui ont investi dans une activité, qui sont responsables de leur propre emploi. A quand donc une étude globale du revenu des indépendants, affinée ensuite par catégories ? pour enfin donner une véritable image du patronat qui porte depuis trop longtemps l’économie et la solidarité à bout de bras et permettre au politique de ne pas dire ou faire des âneries quand il entend prendre des décisions qui concernent les entreprises et, au final, la France.

Aussi est-il nécessaire de noter que, de 2000 à 2005, les 859 000 entrepreneurs individuels employeurs ont vu leur revenu d’activité baisser de 0,1% par an en Euros constants (25 900€), baisse que l’INSEE qualifie de « quasi-stagnation ». N’importe quel patron y verra une des raisons du niveau élevé du chômage. La prise en compte du revenu des entrepreneurs qui n’emploient pas de salariés fait baisser la moyenne à 22 100 €. Sont-ils moins entrepreneurs ou leur revenu est-il trop faible pour déterminer le revenu des patrons sur lequel l’INSEE choisit de communiquer ? Rapporté au temps de travail, le revenu moyen annoncé aujourd’hui pour l’année 2008 (28 400 €) est à peine au niveau du smic. Quel parti pris conduit à ne pas donner plus d’importance à cette réalité pourtant mesurée par l’INSEE : 13% des patrons ont un « revenu » nul ou négatif, 50% perçoit un revenu inférieur à 16 300 euros par an ! Rapporté au temps de travail, le revenu médian ne représente que les 2/3 du SMIC ! Il y a ainsi en proportion, plus de miséreux à la peine chez ces patrons que chez les salariés (salaire médian : 19 860€).

Les cris poussés par les patrons, trop rapidement et facilement qualifiés de poujadistes ou de populistes, avec tout le mépris que cela révèle, sont en réalité l’expression d’une souffrance qu’il serait dangereux de négliger, et d’une situation économique à laquelle il est urgent d’apporter des réponses si l’on veut voir repartir la croissance à la hausse et le chômage à la baisse.

Voir aussi : INSEE l’indignation sélective

Temps de travail : trou da��air dans la reprA�sentativitA� syndicale

25 juillet, 2008 · Poster un commentaire 

Le Cerf se fA�licite de l’adoption par le Parlement de la loi rA�formant le temps de travail. En effet, il y a de cela 5 ans et demi, la Cgpme affirmait que la page des 35 heures A�tait tournA�e, suivie par le Medef ; le Cerf se crA�ait alors pour faire entendre la voix de ceux pour qui cette « page » n’A�tait pas tournA�e : il proposait officiellement de supprimer les charges et de dA�fiscaliser les heures supplA�mentaires et menait les actions nA�cessaires pour faire connaA�tre cette proposition.

Il aura fallu cette mesure, critiquA�e par le Medef, jamais soutenue par les autres organisations patronales, pour que la rA�forme d’une aberration A�conomique et sociale imposA�e de faA�on autoritaire soit possible. Ces mA?mes organisations sont bien obligA�es de reconnaA�tre aujourd’hui l’A�lan positif qui a ainsi pu A?tre donnA� par le Chef de l’Etat, parlant mA?me d’un « vent de libertA� ».

Cependant, comme nous l’indiquions il y a un an, lors des premiA?res discussions entre partenaires sociaux sur la rA�forme des 35 heures, les organisations syndicales, patronales et salariales, ont modifiA� une rA�forme qui ne pouvait dA�velopper tous ses effets positifs, qu’appliquA�e dans son intA�gralitA�. Les partenaires sociaux dA�montraient lA� leur manque de connaissance du tissu A�conomique et de la situation prA�occupante des entreprises les plus petites, en s’axant sur des propositions qui s’apparentaient plus A� des « courants d’air » qu’A� une rA�ponse aux vA�ritables besoins exprimA�s. Ils portent depuis une responsabilitA� importante dans le nombre des dA�faillances qui s’est accru du fait de la situation internationale et de leur manque de clairvoyance.

Le Cerf, de son cA?tA�, a ainsi dA�montrA� que la reprA�sentation des entreprises ne peut se dA�cider par la seule loi, dA�signant qui devrait avoir le droit A� la parole, qui ne devrait pas l’avoir : A� ce petit jeu-lA�, les 35 heures obligatoires, dans leur version la plus contraignante et la plus dA�vastatrice pour l’A�conomie, la solidaritA�, les entreprises, l’emploi et le pouvoir d’achat seraient toujours la norme.

Aujourd’hui que les 35 heures restent la rA�fA�rence lA�gale en termes de durA�e de travail, tout en permettant de meilleurs revenus pour les salariA�s et une plus grande flexibilitA� pour les entreprises, il est plus que jamais urgent d’appliquer la promesse A�lectorale et la rA�forme dans leur intA�gralitA� en baissant le coA�t du travail, par les heures supplA�mentaires qui en suivantA� les prA�conisations du Cerf ne coA�tent rien A� la��Etat : ce sont des milliers d’entreprises et d’emplois qui seront alors sauvA�s, au moment oA? la France s’apprA?te A� enregistrer le nombre de dA�faillances le plus A�levA� depuis plus de 10 ans !

Les FranA�ais sont prA?ts, mais les partenaires ? Vite la rA�forme !

18 juin, 2008 · Poster un commentaire 

Les deux organisations syndicales de salariA�s dites « majoritaires » ont appelA� A� la grA?ve le 17 juin.A� Avec le soutien que constituent les rA�centes dA�clarations du Medefa�� En cause, la rA�forme sur le temps de travail, qui vise A� assouplir, entreprise par entreprise, le contingent da��heures supplA�mentaires, et la rA�forme des retraites, qui prA�voit un allongement de la durA�e de cotisation. En rA�alitA�, il ne s’agit que de manA�uvres sur le terrain des parts du marchA� syndicala��

DA�noncA� par les syndicats dits « minoritaires », ce mouvement fait suite A� la��A�chec de la manifestation des fonctionnaires du 10 juin dernier. Au-delA� de la gA?ne occasionnA�e aux usagers-travailleurs-clients, cette journA�e met, une nouvelle fois, en lumiA?re le dA�calage qui existe entre les syndicats et ceux qua��ils prA�tendent « reprA�senter » faisant grandir le sentiment des FranA�ais de ne pas A?tre A�coutA�s.

En vA�ritA�, les FranA�ais souhaitent, dans leur majoritA�, avoir la possibilitA� de A� travailler plus pour gagner plus A�. Et les premiers bA�nA�ficiaires du dispositif sur les heures supplA�mentaires, les salariA�s des TPE toujours A� 39 heures – oubliA�s des syndicats – ont vu leur revenu augmenter, sans avoir A� travailler plus. Pire, les postures des partenaires sociaux, sous couvert de dA�fense du dialogue social, empA?chent aujourd’hui plusieurs millions de travailleurs de voir une amA�lioration de leur bulletin de salaire, ce que permettrait pourtant la rA�forme annoncA�e par le Premier Ministre et dont le Cerf est l’initiateur. Il faudra d’ailleurs aller plus loin et mettre en A�uvre la baisse du coA�t du travail promise par le PrA�sident de la RA�publique en supprimant les charges patronales sur les heures supplA�mentaires.

Sa��agissant des retraites, les FranA�ais ont admis que la durA�e de vie sa��allongeant, il na��existait pas da��autres solutions que da��augmenter la durA�e de cotisation pour financer le systA?me existant. Tous les autres pays d’Europe ont dA�jA� arbitrA� dans ce sens. Les Japonais, deuxiA?me puissance A�conomique au monde, travaillent au-delA� de 70 ans, les SuA�dois A�galement.

Sur le fond, les FranA�ais sont de moins en moins dupes de l’intA�rA?t que leur portent des partenaires sociaux qualifiA�s A� juste titre « d’A�cran de fumA�e » par Xavier Darcos. Et le Premier Ministre, en plus de tenir ses engagements, rA�pond aux demandes du Cerf, quand il fixe des objectifs aux partenaires sociaux, puis quand il prend des dispositions quand ceux-ci ne les atteignent pas !

Coupables da��un manque de rA�alisme et de pragmatisme, exonA�rA�s de responsabilitA�s sur les actions qu’ils mA?nent et les postures qu’ils prennent, les « partenaires », patronat compris, ne dA�fendent les intA�rA?ts ni des entreprises, ni des salariA�s. Ils brassent beaucoup d’argent. Au profit de qui ? La voiture de fonction d’un Bernard Thibault reprA�sente une dA�pense lA�gale, que la trA?s grande majoritA� des patrons ne peut se permettrea��

Le Cerf appelle donc A� la crA�ation da��une autoritA� indA�pendante chargA�e d’A�valuer les propositions sorties des boA�tes A� idA�es que devraient A?tre les syndicats, afin de sortir de la dA�fense d’intA�rA?ts trop souvent corporatistes ou idA�ologiques ! Pour parvenir, enfin, A� un syndicalisme de progrA?sa��

Les organisations syndicales de salariA�s comme de patrons seraient alors contraintes de mettre en A�uvre la dA�mocratie sociale, en commenA�ant au sein de leurs propres appareils : permettre l’A�mergence de courants et d’idA�es, permettre leur expression, garantir A� tous une reprA�sentation effectivea�� assurer A� tous la possibilitA� de s’exprimer, mais assurer A� tous qu’on ne puisse imposer n’importe quoi A� la majoritA�. La mise en place absurde des 35 heures de Madame Aubry devrait nous avoir tous vaccinA�s contre l’aveuglement !