Création de la médiation de la sous-traitance : une avancée dans la prévention des défaillances des TPE-PME

20 avril, 2010 · Poster un commentaire 

Le Cerf salue la dAi??cision du prAi??sident de la RAi??publique de crAi??er un « MAi??diateur inter-entreprises industrielles et de la sous-traitance ». Sans surprise, les Ai??tats GAi??nAi??raux de lai??i??Industrie clos dAi??but mars, ont largement soulignAi?? les effets nAi??fastes du dAi??sAi??quilibre dans les relations entre donneurs dai??i??ordre et sous-traitants. Le mAi??diateur, Jean-Claude Volot, sera donc chargAi?? dai??i??amAi??liorer de maniA?re durable ces relations. Lai??i??ex-dAi??lAi??guAi?? auprA?s de lai??i??ancien MAi??diateur du crAi??dit, RenAi?? Ricol, pourra A?tre saisi par toutes les entreprises industrielles ai??i?? sous-traitants ou donneurs dai??i??ordre, et mettre en oeuvre des mAi??diations individuelles ou collectives. Le Cerf rAi??clamait une pAi??rennisation et un Ai??largissement des missions du MAi??diateur du crAi??dit, cai??i??est aujourdai??i??hui chose faite avec ce MAi??diateur de la sous-traitance qui travaillera avec les Ai??quipes de GAi??rard Rameix, Nicolas Jacquet assurant la direction gAi??nAi??rale des deux services.

Le Cerf plaide depuis 2004 pour la prAi??vention des dAi??faillances dai??i??entreprises par lai??i??accompagnement personnalisAi?? du chef dai??i??entreprise : les CrAi??ateurs prAi??conisent notamment la mise en place dai??i??une mAi??diation entre lai??i??entreprise et ses Ai?? partenaires Ai?? (banques, fournisseurs, organismes sociaux et fiscauxai??i??). Cette proposition a Ai??tAi?? confortAi??e par les rAi??ussites enregistrAi??es par la MAi??diation du crAi??dit depuis sa crAi??ation en novembre 2008 : au 31 mars 2010, 10 387 entreprises et 194 181 emplois ont Ai??tAi?? prAi??servAi??s. Le taux de rAi??ussite dAi??passe 60%. Le Cerf attend donc avec impatience la mise en route effective du mAi??diateur de la sous-traitance dAi??but mai alors que les dAi??faillances des petites entreprises demeurent Ai?? un niveau dangereusement Ai??levAi??.

Le Cerf souhaite d’ores et dAi??jAi?? que le rayon dai??i??action de Jean-Claude Volot sai??i??Ai??tende rapidement Ai?? la sous-traitance en cascade dans les marchAi??s publics oA? les modalitAi??s de rAi??ponse aux appels d’offres conduisent des grandes entreprises Ai?? truster les marchAi??s et Ai?? capter le principal de la valeur ajoutAi??e au dAi??triment de leurs sous-traitants. Les CrAi??ateurs souhaitent Ai??galement que Jean-Claude Volot puisse sai??i??attaquer aux mA?mes problAi??matiques dans les secteurs de la formation professionnelle et des services informatiques. Enfin, la grande distribution, oA? les relations commerciales entre les grandes enseignes, et les agriculteurs, les TPE et PME sont dAi??plorables, ne saurait rester en dehors de son champ d’action. Car tous ces dAi??sAi??quilibres, qui trouvent leur origine dans des situations d’oligopoles ou de monopoles et d’abus de position dominante, sont une des causes majeures du nombre record de dAi??faillances d’entreprises dAi??tenu par la France. Occulter ces dAi??sAi??quilibres obAi??rerait les efforts de relance et de crAi??ation d’emplois…

Je vote pour le renforcement et l’élargissement des missions du médiateur de la sous-traitance

DAi??cA?s de Jacques Marseille : la France perd un Ai??conomiste dAi??fenseur des TPE-PME

8 mars, 2010 · Poster un commentaire 

Le Cerf salue la mAi??moire dai??i??une grande figure de lai??i??Ai??conomie, Jacques Marseille. « Cai??i??est un des premiers Ai??conomistes Ai?? avoir dAi??fendu les TPE quand tant dai??i??autres croient encore Ai?? la primautAi?? de lai??i??Etat ou des grandes entreprises dans la crAi??ation de richesses et tiennent les TPE pour quantitAi?? nAi??gligeable » explique HervAi?? Lambel, vice-prAi??sident du Cerf. De plus, « Les Ai??conomistes ont souvent le dAi??faut de cloisonner les diffAi??rents acteurs ai??i?? Etat, entreprises, mAi??nagesai??i?? – comme si lai??i??action des uns nai??i??avait pas de rAi??percussions Ai??conomiques sur les autres. Jacques Marseille est un des premiers Ai??conomistes Ai?? avoir fait un lien entre le gaspillage de lai??i??argent public, les dAi??rives du syndicalisme et la pression sociale et fiscale mise sur les petites entreprises » poursuit HervAi?? Lambel. Dans son livre, « Le grand gaspillage » paru en 2002, lai??i??historien dAi??nonce notamment les gaspillages de lai??i??Etat-mAi??decin, Etat-enseignant, Etat-employeur, Etat-dAi??centralisateurai??i?? sans oublier les politiques dai??i??emploi : la France fait partie des pays qui y consacrent le plus dai??i??argent – environ 5% du PIB, deuxiA?me poste de dAi??pense publique derriA?re lai??i??Education ai??i?? et qui a pourtant un des plus forts taux de chA?mage.

Jacques Marseille a en particulier Ai??pinglAi?? le gaspillage de lai??i??argent de la formation professionnelle : dans un dossier du magazine Le Point du 19 juin 2008, lai??i??historien dAi??nonce un systA?me Ai?? la fois inAi??quitable et inefficace : inAi??quitableAi?? parce quai??i??il profite en premier lieu aux salariAi??s des grandes entreprises qui sont dAi??jAi?? les mieux formAi??s et non Ai?? ceux qui en auraient rAi??ellement besoin. Inefficace car la coordination des acteurs de la formation professionnelle et lai??i??Ai??valuation des formations font dAi??faut, mais aussi en raison de lai??i??opacitAi?? de circuits de financement. Surtout, Jacques Marseille y dAi??nonce des fraudes Ai??normes qui permettent aux organisations patronales et syndicales dai??i??augmenter illAi??galement leurs ressources via la surfacturation de prestations, voire des formations fictives. Ce « scandale de 24 milliards dai??i??euros » dAi??jAi?? dAi??noncAi?? dans des livres et de nombreux rapports, a conduit en 2009 Ai?? une rAi??forme de la formation professionnelle.

Le Cerf reconnaissait donc en Jacques Marseille, un alliAi?? des TPE-PME qui par son travail de vulgarisation dans les mAi??dias, a rendu lai??i??entreprise accessible au plus grand nombre et a contribuAi?? Ai?? une meilleure comprAi??hension des enjeux Ai??conomiques. Son regard manquera pour Ai??clairer le dAi??bat public. Cheap diakofackboy Buy cannabis seeds toronto Nasonex cheap

Sortir de la crise : remettre les TPE-PME au cA�ur de toutes les dA�cisions publiques

3 octobre, 2008 · Poster un commentaire 

Le Cerf se fA�licite que le gouvernement ait dA�cidA� de dA�bloquer 22 milliards da��euros supplA�mentaires pour les PME en rA�affectant une partie des ressources collectA�es sur les livrets da��A�pargne rA�glementA�s. Ca��est une mesure notable mA?me si elle arrive un peu tard et si le montant est insuffisant. En effet, les CrA�ateurs A�taient les seuls A� demander depuis des mois que la��on rA�injecte des liquiditA�s vers les petites entreprises, et que cet argent ne puisse pas A?tre utilisA� par les banques autrement que pour les TPE, afin que la crise financiA?re ne se double pas da��une crise A�conomique et sociale grave. Politiques et journalistes refusaient il y a quelques jours encore de croire les prA�visions alarmistes du Cerf. La France est pourtant entrA�e en rA�cession faute da��avoir pris la mesure du manque de liquiditA�s dans les TPE-PME : la��Insee prA�voit que la croissance des troisiA?me et quatriA?me trimestres sera nA�gative (-0,1%). Et la consommation qui A�tait en France le principal moteur de la croissance, stagne.

Les 22 milliards da��euros supplA�mentaires dA�bloquA�s par le gouvernement doivent da��abord permettre de financer les besoins de trA�sorerie des TPE-PME car aujourda��hui, les banques, pourtant A� la��origine de la crise financiA?re et du resserrement du crA�dit, profitent de la crise de liquiditA�s pour facturer, A� des prix prohibitifs, les dA�passements de dA�couvert autorisA�. Les banques contribuent ainsi A� aggraver une trA�sorerie des petites entreprises dA�jA� structurellement insuffisante. ConcrA?tement, cet apport da��argent supplA�mentaire de 22 milliards da��euros doit donc servir A� ramener les frais bancaires au taux du crA�dit pratiquA� sur le marchA�.

Le Cerf estime A�galement qua��au-delA� de la��argent collectA� sur les livrets da��A�pargne rA�glementA�s pour les PME, il existe da��autres moyens faciles A� mobiliser : voici cinq mois, les CrA�ateurs ont proposA� de lever tous les plafonds de la��ISF afin que la��intA�gralitA� des recettes de cet impA?t – 4,42 milliards da��euros en 2007 – soit investie dans les TPE-PME via des Fonds da��investissement. La��Etat et les FranA�ais ne seraient pas perdants puisque ces sommes permettraient da��aider les PME A� se dA�velopper et donc A� crA�er des emplois. En outre, cette activitA� supplA�mentaire se traduirait par des rentrA�es sociales et fiscales pour la��Etat.A�

Enfin, le Cerf rappelle qua��amA�liorer la trA�sorerie des entreprises passe aussi par une A�volution de la fiscalitA� et des modes de recouvrement. Les CrA�ateurs plaident ainsi depuis longtemps pour la suppression de la TVA interentreprise qui augmente artificiellement les besoins de trA�sorerie des TPE-PME et qui pA�nalise la��activitA� et la��investissement. Le Cerf demande A�galement au gouvernement que dans un premier temps, la taxe professionnelle soit ramenA�e A� la capacitA� contributive de la��entreprise. En attendant, les CrA�ateurs se fA�licitent que les nouveaux investissements ne rentreront plus dans le calcul de cet impA?t et espA?rent que cette mesure sera mise en A�uvre au plus vite. De mA?me, le Cerf propose qua��au moment oA? les licenciements A�conomiques repartent A� la hausse, les entreprises puissent A�taler le paiement des indemnitA�s de licenciement sur plusieurs mois pour ne pas grever trop lourdement la��activitA� de la��entreprise. La��Unedic serait chargA�e de rA�gler directement les sommes dues au salariA�.

En conclusion, il ne suffira pas da��injecter des milliards da��euros dans la��A�conomie pour que la��activitA� reparte. Encore faut-il que les acteurs A�conomiques ciblent les aides vers les TPE-PME, seuls moteurs de la croissance et de la��emploi : gouvernement, banques, organismes sociaux et fiscaux ont en rA�alitA� de trA?s nombreux atouts dans leurs mains pour redonner des marges de manA�uvres A� des milliers da��entreprises au bord de la faillite.