« Un petit patron « normal » candidat à la succession de Laurence Parisot »
1 septembre, 2012 · Poster un commentaire
L’Usine Nouvelle a consacré un article à la candidature d’Hervé Lambel à la présidence du Medef. Il y est aussi question de propositions, notamment la suppression de la TVA inter-entreprises. Par Christophe Bys.
« Hervé Lambel veut se présenter à la succession de Laurence Parisot. Ce patron d’une société de production représente plutôt les TPE et les PME. Son programme vise à réformer le Medef et le paritarisme pour mieux assoir sa représentativité. Indispensable selon lui pour faire passer les réformes urgentes en faveur des entreprises qu’il préconise. »
Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut à la France (1)
1 mai, 2012 · 7 commentaires
Responsable du chômage, de la pauvreté, de la casse sanitaire et sociale du pays, sans aucun apport bénéfique pour notre société, l’entreprise, cet ennemi « sans visage », fait un bouc-émissaire parfait en période électorale : elle ne vote pas. Mieux, on peut en plus faire croire aux Français qu’on les épargnera en taxant cette hydre odieuse qui sert les marchés, cet autre « ennemi invisible », en lui fournissant de la main-d’œuvre/consommatrice qui sert à alimenter le « système » par son travail et sa consommation. L’exploitation du travail par le capital est bien sûr toujours à l’œuvre. En France plus qu’ailleurs. En tout cas, sur le plan de la dialectique. Il en ressort de grands discours sur la justice. Mais pour quel néant ?
Car au nom de cette posture ne voit-on pas resurgir des propositions démagogiques, populistes et dangereuses ? Notamment de la part de ceux qui prétendent « rassembler » les Français, mais qui, à bien y regarder, manipulent honteusement l’opinion en cristallisant ses peurs sur l’économie et ses acteurs, alimentant ainsi, plus que jamais, et en profondeur, la division du peuple de France, le levant contre ce qui reste sa seule chance d’atteindre les objectifs de création de richesse et d’emploi, permettant de soutenir une solidarité au bord de la faillite : l’entreprise et l’esprit d’entreprendre.
Parmi ces propositions, de véritables délires du type : « pour augmenter les recettes fiscales de l’Etat, on peut imaginer de taxer les entreprises de services qui ne sont pas délocalisables » (Michel Sapin, ex-ministre de l’Economie et des Finances, qui rêve d’y revenir)… On continue de croire que l’entreprise est une réserve de richesses et non le lieu où elles sont produites : il n’y aurait qu’à se servir !
Mieux, face au récent constat de l’OCDE de la hausse du coût du travail qu’il n’est plus possible de nier, François Hollande, pris de court, propose enfin de baisser la charge qui pèse sur le travail et tue l’emploi en France : il faudrait donc baisser les cotisations et, en contrepartie, taxer les machines. Quel imbécile a pu sérieusement souffler cette idée à un candidat à la présidence de la République ? Ignore-t-on encore que les principaux secteurs industriels où la France est compétitive avec les pays émergents, sont justement les industries fortement mécanisées ? et ce, pour une raison fort simple : à ce jour, les pays émergents achètent les robots au même prix que nous. Vouloir taxer les robots des industries localisées en France, c’est vouloir liquider le peu de production qui nous reste encore…
Le pire est que cela n’a rien à voir avec des questions économiques, mais seulement de politique politicienne : ne pas s’aligner sur l’idée de la TVA dite sociale qui porte comme une tare d’être présentée par la droite, en prétextant qu’ « il serait injuste de faire payer à tous les Français, ce qui est payé par les entreprises ». Mais sauf à être totalement ignare en matière d’économie d’entreprise et de fiscalité, ce qui peut malgré tout se concevoir mais n’en est pas moins inquiétant si l’on prétend vouloir présider à la destinée d’un pays de 60 millions d’âmes, comment oser affirmer que les charges patronales sur les salaires sont payées par les entreprises et qu’il serait injuste de les faire payer aux consommateurs ? Les charges dites patronales sont intégrées aux prix de revient des produits, et sont donc constitutives du prix de vente, donc payées par les consommateurs. Pardon : par les consommateurs suffisamment stupides pour acheter des produits qui intègrent ces charges, donc les produits fabriqués en France. Et on prétend vouloir défendre les entreprises et la production française ou européenne pour pérenniser nos emplois ? De qui se moque-t-on ? Serons-nous assez stupides pour laisser prospérer des discours qui nous conduiront collectivement à la ruine ?
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Supprimons la TVA interentreprises : une perte pour l’Etat et un gouffre pour les PME
2 avril, 2012 · Poster un commentaire
Lire la tribune d’Hervé Lambel sur le site atlantico.fr
Sommet social : un résultat inquiétant
31 janvier, 2012 · 9 commentaires
Alors que le Président de la République a brossé le tableau du contexte dans lequel intervient le Sommet social visant à mettre en place des solutions pour faire face à une crise protéiforme, force est de constater que l’exercice est passé totalement à côté du point essentiel, au-delà de la question de la dépense publique que presque tout le monde semble avoir enfin intégrée, sans savoir ou oser la traiter.
Mais peut-on reprocher au seul Président de la République de ne pas mettre au cœur de son diagnostic la nécessaire lutte contre les défaillances d’entreprises, lui qui, même si on aurait espéré plus, a pris les mesures qui ont sauvé plus d’entreprises que ses principaux prédécesseurs ? Reste que faire le bilan de la situation économique sans s’arrêter sur la triste particularité qu’a la France de détruire proportionnellement, année après année, plus d’entreprises que tous les principaux pays comparables de l’OCDE est une erreur majeure.
Comment ne pas trouver dans le problème des faillites d’entreprises et leur analyse, comme on autopsie un cadavre pour savoir de quoi il est décédé, matière à questionnement ? afin, peut-être, d’identifier les causes de la pandémie qui détruit la richesse et les emplois ? en tout cas, la matière nécessaire et suffisante pour justifier des propositions majeures pour la survie de milliers d’entreprises comme la TVA sociale, et que les organisations syndicales continuent pourtant de contester ? Mais comment, en effet, le reprocher au Président, quand pas une organisation, patronale ou de salariés, n’a fait des défaillances d’entreprises un sujet d’étude et d’action prioritaire et, présentes à l’Elysée, n’a trouvé le moyen de soulever ce sujet ?
Faut-il s’en étonner ? Les Français, le taux de syndicalisation en témoigne, ont déjà répondu. Car si ces organisations avaient été un tant soit peu représentatives et attachées à défendre les intérêts de ceux qui les font vivre, le sommet social aurait eu lieu à leur initiative un jour de mars ou d’avril… 2008 quand il aurait fallu, et c’est bien là le rôle des organisations représentatives, lancer l’alerte sur la crise qui ravageait déjà gravement notre économie. Mais qui, parmi les participants au Sommet social, parlait de crise à l’époque ? qui se préoccupait des entreprises qui mettaient la clé sous la porte et des salariés qui perdaient leur emploi ? La faillite de la banque Lehman Brothers aux Etats- Unis a eu au moins une vertu : elle a appris à nos dirigeants syndicaux, si « proches du terrain » et prompts à rappeler à leurs détracteurs la mission sacrée dont ils sont investis en prétendant représenter tous les Français pour justifier d’être payés par eux, elle leur a appris donc, qu’une crise frappait l’économie française… Mais elles n’ont rien appris depuis, n’ayant à nouveau rien vu venir de ce qui les réunit autour du chef de l’Etat, quand elles n’en sont pas aussi responsables.
Le Sommet social qui s’est tenu ce 18 janvier est une initiative gouvernementale qui vient une fois encore souligner et pallier l’insuffisance de nos « représentants ». Ce fut le cas, déjà, avec la mise en place de la Médiation du Crédit et de la sous-traitance. Les problèmes entre des entreprises qu’elle traite n’auraient jamais dû être mis sur la place publique, puisque des organisations représentatives à l’écoute de leurs mandants et au service de l’intérêt général auraient dû régler cela en interne : les syndicats, autant que les Chambres de commerce et les Chambres des Métiers ont montré qu’ils étaient inexistants, au point que le Médiateur du crédit a même dû les convoquer pour les mettre au travail en leur demandant de s’occuper des entreprises en difficulté. Aucun syndicat, ni organisme consulaire ne s’occupaient des entreprises en difficultés ! Une « nouvelle » mission découverte grâce la crise et mise en œuvre sous l’impulsion de l’Etat. Et dire que nous étions un certain nombre à croire que la solidarité était le fondement du syndicalisme…
Bien sûr, quelques mesures ou déclarations pourront être intéressantes. L’annonce d’une réforme de la formation professionnelle, par exemple, interpelle. Mais là encore, il y a fort à craindre qu’elle soit discutée avec « la bande du 18 janvier », celle-là même qui, en signant l’ANI en 2004, a conduit à la destruction annuelle de 150 000 contrats de professionnalisation par an.
Dès lors, évidemment, l’issue d’une telle réunion avec une oligarchie syndicale qui occupe une place centrale alors qu’elle démontre une fois encore à quel point elle est déconnectée des réalités les plus tangibles, tant sur le plan macroéconomique que microéconomique, ne peut que continuer à enfoncer le pays dans le doute, l’inquiétude et le rejet de « ses élites ».
Baisse des dépenses et hausse des recettes sans austérité, une proposition du Cerf
29 novembre, 2011 · 22 commentaires
Face à une instabilité grandissante malgré les efforts du couple franco-allemand pour rassurer les marchés, la France est pressée de poursuivre ses réformes de réduction des déficits qui creusent la dette tout en cherchant des solutions qui ne ralentiraient pas encore la croissance.
C’est pourquoi le Cerf préconise la suppression de la TVA interentreprises : cette avance de trésorerie concédée par les entreprises à l’Etat au nom du consommateur final est un système dans lequel certains ont trouvé une opportunité de détourner des sommes considérables en créant des entreprises à la seule fin de facturer de la TVA, pour disparaitre ensuite avant de la reverser à l’Etat. La suppression de ce système, outre qu’il représente une simplification administrative majeure pour l’Etat et les entreprises, permettrait de supprimer les principales sources de fraudes et rendrait les contrôles beaucoup plus simples sans toucher à la l’assiette, donc au volume de TVA collectable. « Estimée entre 14 et 19 milliards d’Euros par an, la fraude à la TVA pourrait ainsi être réduite de plus de 60% et rapporter 11 milliards à l’Etat. Ce seul effet devrait à lui seul plaider pour la mesure », estime Hervé Lambel, porte-parole du Cerf qui y voit « une réduction de la dépense qui engendre mécaniquement une augmentation des recettes ».
La mesure est aussi source d’économies pour l’Etat (traitement, formulaires de déclaration, contrôles) et les entreprises (traitement, frais financiers), mais représente surtout, pour ces dernières, la récupération d’une trésorerie qui leur fait gravement défaut au moment où les banques peinent de plus en plus à financer l’économie réelle.
La fraude à la TVA est également un problème majeur de la zone euro et de l’Europe des 27 où elle est estimée à 100 milliards d’Euros : alors oui, la lutte contre la fraude doit être poursuivie et la France pourrait prendre l’initiative sur un sujet majeur qui apportera un peu d’oxygène aux entreprises de l’Union, grâce à plus de convergence et de simplification.
Cette proposition du Cerf est aujourd’hui soutenue par le député de la Loire, Paul Salen, qui a déposé un projet de loi en ce sens. Face à la situation extrêmement tendue que subissent les entreprises et l’emploi, les parlementaires sauront-ils faire preuve de la lucidité et de la réactivité qui manquent aux partenaires sociaux ?
Déjà, le Cerf se félicite d’avoir été entendu par le gouvernement qui vient d’annoncer sa volonté de relancer les dispositifs de soutien à la trésorerie des entreprises mis en place en 2008 et 2009.
Déficits, croissance, chômage, dette : le plan d’urgence
15 novembre, 2011 · 10 commentaires
Le Cerf propose un plan d’urgence pour libérer plusieurs milliards d’euros de liquidités pour pallier aux restrictions du crédit et prévenir une nouvelle explosion des défaillances d’entreprise, pour réduire de 6 milliards les dépenses de l’Etat et réduire drastiquement le chômage dans l’année qui vient, sans attendre le résultat de l’élection présidentielle.
Confrontée au quadruple défi des déficits, de la croissance, du chômage et de la dette, la France ne peut plus attendre, et surtout pas les échéances électorales, pour mettre en œuvre un plan qui répond à l’urgence de la situation et dont dépend sa notation qui lui permet de trouver des financements sur les marchés. Car le temps politique n’est pas celui des entreprises. Pour ces dernières, l’horizon s’assombrit de jour en jour. Les possibilités doivent donc être rendues aux entreprises de mener les actions qui ramèneront la croissance nécessaire pour accompagner les ajustements structurels incontournables en évitant la récession. Il s’agit donc d’agir sur les recettes fiscales, la réduction des dépenses et le soutien à l’activité.
L’urgence d’agir
A l’heure de la révision de la croissance à 1% et de la restriction du crédit encore appelée à se durcir, les entreprises ne peuvent plus consentir des avances de trésorerie au détriment de leur activité et des recettes fiscales. C’est pourtant le cas des 300 milliards d’avance gratuite des entreprises à l’Etat au titre de la collecte de la TVA interentreprises, qui leur coûtent extrêmement cher (jusqu’à plus de 20% auprès de banques peu scrupuleuses) tout en les privant d’une ressource vitale pour elles et l’économie. Le passage à une facturation hors taxe entre les entreprises permettrait de libérer plusieurs milliards d’euros qui pèsent sur la trésorerie, sans toucher aux taux ni à l’assiette de la TVA, donc sans réduire les recettes légales de l’Etat. En outre, cette mesure représente une simplification administrative pour les entreprises, générerait plus de 240 millions d’euros par an d’économies pour Bercy et supprimerait de facto l’essentiel des risques d’erreur et de fraudes évaluées à plus de 6 milliards d’euros par an. Cette mesure, véritable coup de booster à l’économie et au budget de l’Etat, est aujourd’hui soutenue par le député Paul Salen.
La Médiation du Crédit et les mesures de report des cotisations sociales doivent à nouveau être promues.
Par ailleurs, les alertes du Cerf sur les frais bancaires viennent d’être confirmées par le rapport de l’Observatoire du crédit, présidé par le Médiateur du crédit, qui n’a pourtant pas relevé l’essentiel : les périodes de crise et de resserrement du crédit sont particulièrement profitables pour les banques qui lèvent alors des volumes de frais bancaires plus importants (qui représentent 40% des ressources des banques), et qui, s’ils ont permis d’augmenter les revenus des dirigeants de banques de plus de 40% cette année, ont surtout pour effet d’augmenter les besoins de trésorerie des entreprises et donc, d’amplifier la crise et d’accélérer sa propagation à l’ensemble de l’économie. Il est donc absolument nécessaire d’agir sur les frais bancaires en demandant à la Banque postale, nouvel acteur sur le marché des entreprises, de mettre en place un politique volontariste qui contraindra les autres banques à baisser leur tarifs et ajuster leurs pratiques, au service d’entreprises qui ont été largement sollicitées pour les sauver. En outre, les dates de valeur sur les chèques, génératrices de frais injustifiés, doivent être éradiquées, comme cela l’a été pour les autres moyens de paiement.
Pour soutenir l’emploi et la croissance, et faire baisser le chômage, le Cerf préconise le Contrat de relance : toute embauche en CDI d’un jeune de moins de 26 ans et d’un sénior de plus de 50 ans vient en diminution des charges à payer. Les Contrats de relance ne concerneraient que les embauches intervenues avant le 31 décembre 2012.
Les mesures d’exonération partielle des charges sur les heures supplémentaires doivent être réinstaurées, afin de maintenir la flexibilité nécessaire à l’ajustement aux variations d’activité auxquelles les entreprises vont être confrontées dans les mois qui viennent et garantir le gain de pouvoir d’achat des salariés.
En matière de formation et professionnalisation, le Cerf préconise une simplification sur les bases existantes avant l’ANI de 2004, qui permettrait de rendre ces contrats plus simples et plus attractifs pour les entreprises et récupérer près de 150 000 contrats perdus chaque année depuis 2004.
Marcel Benezet, élu du Cerf à la CCIP était dans Capital sur la « Guerre des prix : nouvelles promesses, nouveaux pièges »
4 avril, 2011 · Commentaires fermés
Marcel Benezet, restaurateur et élu du Cerf à la CCIP était dans l’émission Capital pour témoigner de la répercution de la baisse de TVA dans la restauration. M. Benezet a mis à profit cette baisse pour créer un emploi sans pour autant pénaliser le consommateur.
Pour écouter M. Benezet, à partir de la 41ème minute, c’est ici


