Financement des syndicats – Révélation n°1

6 décembre, 2011 · 12 commentaires 

La Commission était « noyautée »

Alors que les Français commencent à découvrir avec stupeur une petite partie des sommes allouées aux syndicats français, ils sont en même temps effarés d’apprendre que les parlementaires ont rejeté le rapport que la commission d’enquête devait nous révéler ces jours-ci.

Ils ont d’autant plus raison que le candidat François Hollande a justement lancé sa campagne sur le thème de la démocratie sociale qu’il souhaite renforcer en donnant plus de pouvoir aux syndicats grâce à une réforme constitutionnelle.

Donner plus de pouvoir à des organisations dont on se refuse à contrôler le financement est choquant, et permet de s’inquiéter pour la démocratie et le devenir de la République.

Par chance, le journal Le Figaro a commencé à faire fuiter le dossier promis aux oubliettes.

Par chance, car les choses avaient mal commencé : lorsque Nicolas Perruchot demande la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le financement des syndicats au motif que les syndicats comptent toujours moins d’adhérents, mais toujours plus de ressources, jamais les organisations patronales et de salariés n’ont été aussi unanimes. A les entendre c’était un scandale ! Le lobby syndical était en marche pour faire avorter la tentative visant à mettre un peu de lumière sur un monde qui aime à faire parler de lui, mais reste très discret sur son fonctionnement. Vous avez dit transparence ?

L’article du Figaro commence à donner un aperçu de la puissance, et donc de la capacité d’influence des syndicats. La seule CGT compterait entre 25 000 et 30 000 « filiales »… au plan local ou national, liées aux diverses collectivités, administrations ou entreprises publiques et privées… La Commission évaluerait à 4 milliards les sommes allouées aux syndicats hors cotisations des adhérents. La puissance du lobby syndical est donc monumentale et dépasse de loin le pouvoir des élus de la République pour qui il reste difficile d’appréhender la complexité de la nébuleuse syndicale.

Au point de ne même pas se rendre compte que la Commission d’enquête qu’ils ont voulue, était elle-même « noyautée ». Là comme ailleurs, les conflits d’intérêts des syndicats trouvent à s’exprimer. Y-avait-il donc un syndicaliste dans la Commission d’enquête ? Non ? Impossible !

Au jeu de l’arroseur arrosé, le Député de Haute Savoie, Lionel Tardy, qui se définit lui-même comme « le traître qui twitte et qui l’assume » au nom de la transparence, dénonçait il y a un an les conflits d’intérêts dans un billet intitulé « Député ou avocat, il faut choisir ». Et pourtant, Lionel Tardy, ancien président de la CGPME 74, en est toujours membre du conseil d’administration, et, surtout, co-préside l’Amicale parlementaire des PME, l’organe d’influence de la CGPME au sein du Parlement…. et siège dans ladite commission. Tout le monde connaît ce député dans le monde syndical, et personne n’a rien dit. La réalité, c’est qu’à tous les niveaux et par tous les moyens, le lobby des syndicats s’est mobilisé pour faire obstruction à ce rapport.

« Si rien d’illégal ne peut être reproché à qui que ce soit, les députés qui pratiquent [le] mélange des genres se trouvent placés dans une situation de conflit d’intérêt qui est profondément malsaine ! […]L’exercice d’un mandat politique implique une déontologie irréprochable.
Aucun élu ne doit pouvoir être suspecté de favoriser des intérêts privés au détriment de l’intérêt général. »

Dont acte ! il ne fait aucun doute que l’auteur de ces mots agira en conséquence.

En attendant, le Cerf continuera ses révélations dans les jours qui suivent, suivez les en direct sur notre page Facebook ou sur twitter @HerveLambel 

Financement des TPE et PME : Le Cerf au cœur des débats

19 mai, 2011 · 1 commentaire 

La crise économique a fait prendre conscience au grand public des problèmes de financement, et plus particulièrement de trésorerie, subis au quotidien par les patrons de TPE.

Alors que les 3 organisations patronales « représentatives » regardaient ailleurs, le Cerf appelait début 2008 à la mise en place de dispositifs spéciaux visant à ramener des liquidités vers des entreprises qui ne trouvaient plus à se financer.

Depuis, et face à l’urgence, un certain nombre de dispositions, souvent largement inspirées des propositions du Cerf (1),  ont été prises et ont permis de sauver des milliers d’entreprises et donc d’emplois. Mais chacun constate que la croissance n’est pas encore véritablement repartie et que le niveau des défaillances reste historiquement élevé (2), quand il ne continue pas de progresser dans de trop nombreux secteurs (3), faisant peser un lourd risque sur la reprise.

Le Cerf n’a cessé tout au long de cette période de rappeler la nécessité de replacer les TPE et les PME au cœur des décisions qui doivent être prises par ceux qui veulent agir pour la croissance en France.

Il semble qu’à force de répétition, et peut-être de résultats électoraux – la percé du Cerf aux élections des CCI souligne la pertinence de ses propositions, quand la montée des discours populistes dans les partis marquent le rejet des politiques dont les résultats sont jugés insuffisants – les messages du Cerf soient en passe d’être entendus.

Ainsi, aujourd’hui, tant l’UMP, que le PS reviennent sur le sujet du financement des entreprises et proposent de poursuivre le renforcement de l’acteur public du financement (Oséo), pour le premier, ou la création d’une Banque publique d’investissement,  pilotée par les politiques, pour le second. Deux solutions, assez proches, pour les mêmes objectifs.

Si la question de la gouvernance des deux solutions proposées doit être posée, il ne fait aucun doute qu’il n’y a plus d’obstacle majeur à ce qu’enfin la question du financement des TPE et PME trouve une solution rapide qui réponde à un défi pour la croissance et la création d’emploi. Sur la base d’une telle convergence d’orientation, il reste à espérer que les politiques n’attendront pas l’élection présidentielle pour avancer sur un sujet d’une telle importance pour des millions de Français et qu’ils sauront placer l’intérêt général avant l’intérêt électoral. Le Cerf, ravi que ses propositions soient de plus en plus reprises par les politiques de tous bords, même s’il n’est jamais cité, ose espérer que ces derniers s’inspirent du Cerf jusqu’au bout, et passent à l’action.

Dans cette perspective, le CERF et ses représentants se tiennent à la disposition de toutes celles et ceux qui souhaitent mettre en œuvre des politiques réalistes et efficaces selon les propositions qui sont reprises depuis des années sans jamais être réellement appliquées, notamment concernant la gouvernance du nouveau dispositif et l’orientation des liquidités vers les TPE et PME.

 

(1) FSI, report des cotisations sociales au prix du crédit, médiation du crédit et de la sous-traitance, Observatoire du financement des entreprises…

(2) Plus de 60 000 défaillances prévues pour 2011, contre moins de 45 000 « hors période de crise »

(3) Industrie agro-alimentaire, transport, services aux particuliers

Nicolas Sarkozy fait siennes les propositions du CERF

14 juin, 2006 · Poster un commentaire 

Représentant les Très Petites Entreprises, les Créateurs d’emplois et de richesse de France, n’ont eu de cesse, depuis leur création, de réaffirmer la nécessité de rendre sa valeur au travail, et en particulier de montrer que le travail paye, en augmentant le pouvoir d’achat de ceux qui peinent, de revenir sur les 35 heures en exonérant de charges salariales des salaires non majorés entre la 35ème et la 40ème heures.

Comme il l’avait fait en 2004, dans les mêmes circonstances, le Président de l’UMP a affirmé, haut et fort, son engagement dans ce sens, en l’enrichissant encore des propositions du Cerf.

Autre sujet essentiel : les défaillances d’entreprises, à la hausse depuis 2001, et le sort réservé aux patrons ruinés de ces entreprises. Le Cerf, là encore a été entendu dans sa demande d’un accompagnement le plus en amont possible, devant se traduire par une négociation contractuelle de la sortie de crise.

Encore entendue, la demande de voir l’administration assumer une mission de service et de conseil, avant celle de contrôle et de sanction.

Tout comme la question de la représentativité…

Une à une, les discours de Nicolas Sarkozy martèlent les demandes des TPE jusque là portées par le Cerf.

Les Créateurs d’emplois et de richesse de France, en trois ans et demi d’existence, ont réussi à marquer d’une empreinte durable la vie économique et politique de la France et ce début de campagne, en s’appuyant sur les valeurs humanistes du libéralisme et la force libératrice du travail, en donnant une voix aux « petits » patrons.

Le Cerf, après avoir été entendu, œuvrera pour voir ses propositions appliquées et est prêt à travailler avec celles et ceux qui souhaitent, comme lui, redonner une chance à nos entreprises et à la France.