Voeux du président de la République
aux forces économiques de la nation |
|
Le Cerf approuve les orientations prises
mais réclame une amplification des réformes
"Le président de la République a fait de la réhabilitation du travail une de ses priorités", s’est réjoui Hervé lambel, vice-président et porte-parole du Cerf, "Les Créateurs qui sont à l’origine de la réforme sur les heures supplémentaires mise en place fin 2007, ne peuvent qu’approuver cette orientation". Le Cerf salue également la volonté réaffirmée du président de la République de ne pas augmenter les impôts qui pèsent sur les entreprises et les ménages. Le Cerf regrette que le chef de l’Etat n’ait pas abordé dans ses voeux aux forces économiques, les problèmes de financements rencontrés par les TPE-PME : les Créateurs demandent toujours au gouvernement d’encadrer l’activité de banques qui ont bénéficié du soutien de l’Etat mais qui n’ont pas tenu leurs engagements d’encours de crédit en 2009. "Pour aller au bout des réformes, le chef de l’Etat doit prendre conscience que cela passe obligatoirement par l’achèvement de la réforme de la représentativité", a déclaré Hervé Lambel, "en effet, tant que les patrons de TPE seront mal représentés au sein des organisations patronales, leurs difficultés quotidiennes ne seront pas prises en compte par le gouvernement". >>> Lire le communiqué
>>> Tous les communiqués du Cerf
Crise au sein des organisations patronales |
|
La crise de la représentativité succède
à la crise économique et financière
Petit à petit, les langues se délient. Restauration, alimentation, transport routier, agriculture… Des patrons et des présidents de puissantes fédérations osent claquer la porte de leurs organisations professionnelles. Tous font le même constat : mon syndicat ne représente pas mes intérêts. Autrement dit, mon syndicat ne sert à rien. L’année 2009 s’achève ainsi sur une crise profonde du patronat français. Une crise que les syndicats ont mis beaucoup d’énergie à éviter au lieu de se remettre en question : le patronat s’est ainsi exclu lui-même du champ de la réforme sur la représentativité syndicale ! Une crise qu’aujourd’hui, personne ne peut plus ignorer puisqu’elle est étalée sur la place publique et qu’elle sera au coeur des élections du prochain président de la première organisation patronale, le Medef, en 2010. Désormais, les organisations patronales ne pourront plus s’exonérer d’une réflexion sur leur représentativité, leur financement et leur objet social. Car c’est parce que les syndicats ont oublié leur vocation originelle que beaucoup de patrons n’éprouvent aucune difficulté à se passer d’eux ! >>> Lire le communiqué
Dialogue social dans les TPE |
|
Une guerre des syndicats préjudiciable
aux intérêts des entreprises
Le Medef et la CGPME ont refusé d’ouvrir une négociation sur le dialogue social dans les TPE de moins de 11 salariés. Seule l’UPA a rencontré la semaine dernière les cinq centrales syndicales dites "représentatives". Ce n’est pas la première fois que l’organisation patronale est à l’affût de financements supplémentaires qui lui permettraient d’accroître ses ressources sans augmenter significativement le nombre de ses adhérents : déjà à l’origine de la taxe de 0,15% de la masse salariale dans les entreprises artisanales pour financer le dialogue social, l’UPA espère que la réforme en cours lui apportera de nouveaux financements... Il n’en reste pas moins vrai que lorsqu’un conflit entre un salarié et un employeur est porté devant le Conseil des Prud’hommes, les patrons sont majoritairement condamnés pour des raisons de procédures inadaptées à la réalité des TPE. Dans le cadre de sa proposition de réforme de la représentativité, le Cerf suggère ainsi de développer la médiation par l’intermédiaire de chambres patronales et salariées qui seraient issues d’une réforme des structures consulaires. Elles interviendraient en amont des Prud'hommes dans un souci de meilleur équilibre entre les droits et les devoirs de chacun. >>> Lire le communiqué
Sans réforme des syndicats,
pas d'avancées concrètes pour les entreprises
L’Ania se retire du Medef. Un coup de tonnerre dans le monde syndical. Une fédération aussi importante qui quitte le premier syndicat patronal, ce n’était pas arrivé depuis 1968 .Le Cerf considère que cet événement syndical est révélateur d’un malaise qui existe entre les patrons et ceux qui sont censés les représenter et les défendre. Le Cerf n’a pas attendu le retrait de l’Ania du Medef pour souligner la nécessité vitale de réformer la représentativité patronale (et salariée) même si les Créateurs ont bien conscience que ce débat peut paraître abstrait et sans intérêt à bien des patrons dont la très grande majorité a choisi de ne pas adhérer à un syndicat mais qui en réalité les financent contre leur gré et souvent à leur insu par le biais de divers prélèvements obligatoires. Le Cerf considère en effet que la France ne pourra se réformer et se moderniser tant que les syndicats patronaux et salariés seront incapables d’informer l’exécutif sur l’état réel du pays, et d’être une force de propositions : aujourd’hui, l’exécutif pend souvent de mauvaises décisions ou agit trop tardivement en raison de l’inefficacité même de corps intermédiaires non représentatifs.>>> Lire le communiqué
Fiscalité des entreprises |
|
Injuste et contreproductive
Les entreprises du CAC 40 paient, en proportion, 2,3 fois moins d'impôt sur les bénéfices que les PME. C’est le constat du rapport du Conseil des prélèvements obligatoires. La fiscalité française n’est pas seulement contreproductive économiquement mais elle est en plus injuste pour les petites entreprises qui n’ont pas accès à l'optimisation fiscale. C’est pourquoi le Cerf réclame depuis sa création en 2003, une grande réforme de la fiscalité des TPE-PME qui s’appuierait sur la capacité contributive de l’entreprise, et ne découragerait pas l’investissement et la création d’emplois. Cette réforme passe par une baisse significative de la pression fiscale et sociale qui pèse sur les TPE-PME, en particulier une baisse du coût du travail, premier investissement de ces petites entreprises : le transfert des charges sur la consommation, par exemple, permettrait de favoriser l’embauche et donc le développement de ces TPE-PME... >>> Lire le communiqué
Accord salarial dans la restauration |
|
Le chaos syndical,
avant le K.O. de la profession
6% de revalorisation moyenne de la grille des salaires dans la restauration. L’accord conclu entre les syndicats de salariés et trois organisations patronales, le Synhorcat, le CPIH et le Fagiht, est donc susceptible d'être étendu à l'ensemble de la profession. Il est pourtant dénoncé, à juste titre, par le premier syndicat du secteur, l’Umih. En effet, dans une activité où la marge tourne autour de 3%, une augmentation aussi importante du coût de la masse salariale qui représente 45% des charges d’un restaurant, revient à manger les bénéfices de l’entreprise. Le Cerf déplore une fois encore les règlements de compte en interne qui affaiblissent la représentation patronale et conduisent les dirigeants syndicaux à se livrer une guerre de position sur le dos d’une profession dévastée par la crise économique. >>> Lire le communiqué
Augmentations de salaires dans le transport |
|
Qui paiera la casse économique et sociale ?
Le gouvernement a cédé face aux menaces de blocages des salariés du transport routier à quelques jours de Noël. L’accord sur une augmentation des salaires de 2,9 à 4% a été signé par une seule organisation patronale, TLF qui représente les grosses entreprises du secteur alors que 97% ont moins de 50 salariés, 74% moins de 5.Un alourdissement des charges qui ne pourra être répercuté dans les tarifs du fait de la concurrence étrangère, ni pris sur le revenu du patron qui gagne en moyenne 1825 euros par mois et qui ne sera pas compensé par la réduction de 100 millions d’euros des charges patronales accordée par le gouvernement.In fine, c’est encore une fois la question de la représentativité syndicale - patronale et salariale - qui est posée : son inefficacité conduit au niveau élevé de défaillances d’entreprises subi par
l’économie française. >>> Lire le communiqué
Financement bancaire des TPE-PME |
|
L’asphyxie des entreprises exige
des actes concrets
Après les Echos fin novembre, c’est au tour de BFM Radio de révéler que les banques sollicitent les entreprises en bonne santé financière pour qu’elles utilisent leur ligne de crédit. Autrement dit, les banques démarchent des entreprises qui n’ont pas besoin d’argent pour les inciter à emprunter, tandis qu’elles continuent à rejeter les demandes des entreprises qui ont réellement besoin de liquidités : ainsi, selon le dernier baromètre des TPE Ifop Fiducial, les refus de crédit atteignent 42% des demandes, soit une augmentation de 19 points par rapport au trimestre précédent ! Le Cerf demande ainsi depuis plusieurs mois à l’exécutif des actes politiques forts pour enrayer la machine à casser l’activité mise en oeuvre par des banques qui se sont détournées de leur coeur de métier pour investir sur les marchés financiers. Concrètement, soit le gouvernement réussit à contraindre les banques de financer l’activité ; soit le gouvernement sera contraint de mettre en place un système alternatif de crédit aux entreprises qui obligera enfin un secteur bancaire pas suffisamment concurrentiel, à s’aligner. L’Etat en a les moyens, via sa participation dans le groupe Banque populaire-Caisse d’Epargne : BPCE pourrait faire du crédit aux TPE et PME, un axe fort de son développement.>>> Lire le communiqué