Progression des encours de crédit |
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Les banques ne tiennent pas
leurs engagements
Le Cerf s’y attendait, c’est aujourd’hui confirmé : les banques qui ont reçu le soutien de l’Etat et s’étaient engagées en échange à accroître les encours de crédit de 4% à fin 2009, ne tiendront pas leurs promesses. Les Créateurs réclament depuis le mois d’octobre des mesures d'encadrement des banques pour obtenir la baisse des frais abusifs et la suppression des dates de valeurs, la possibilité de transformer les découverts en réserve de crédit annuel, le rééchelonnement des crédits en cours afin de baisser la pression sur la trésorerie. Enfin, le Cerf demande également depuis des mois que les banques restituent les 17 milliards d'euros qui leur ont été confiés pour financer les TPE-PME dans le but de généraliser les délais de paiement des charges sociales, impôts et taxes pour les entreprises en difficulté, et d'alimenter des fonds destinées à financer les fonds propres des petites entreprises. >>> Lire le communiqué
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La CGPME fait sa com'
Le baromètre KPMG-CGPME ne reflète pas la réalité car seuls des patrons d’entreprises de 10 à 500 salariés ont été interrogés, excluant de fait plus de 93% des entreprises ! Le 16 février dernier, la CGPME nous promettait en effet "la vérité sur les écarts salariaux dans les PME" et indiquait que le salaire net annuel moyen d’un patron s'élevait en 2006 à 52 700 euros, soit 4 400 euros mensuels. Or il s’agit d'un chiffre de l’Insee portant sur les dirigeants salariés de société, c’est à dire moins de 190 000 dirigeants sur 2,7 millions patrons non salariés ! Ces faits appellent deux enseignements : comment la CGPME peut-elle prétendre représenter les patrons de petites entreprises et faire des propositions qui les concerneraient quand elle ignore leur situation réelle et qu’elle commande des enquêtes qui les excluent ? Second enseignement : la CGPME diffuse des informations susceptibles de tromper les décideurs et en premier lieu le pouvoir politique. >>> Lire le communiqué
Discours du président de la République |
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Le Cerf en appelle à une réforme
de la représentativité
"Un nouveau modèle de croissance fondé sur le travail et l'investissement correspond exactement à ce que réclame le Cerf" s'est réjoui Hervé Lambel après le discours du chef de l'Etat devant le Congrès, "Le président de la République a repris plusieurs de nos propositions". Nicolas Sarkozy a notamment retenu l'idée du Cerf de lancer un emprunt national pour financer les investissements prioritaires et éviter toute augmentation des prélèvements obligatoires, une idée formulée dès avril 2007. Le président de la République s'est aussi demandé pourquoi il était si difficile en France d'engager des réformes et pourquoi l'Etat a pris tant de retard pour faire les investissements qui préparent l'avenir. Le Cerf explique cet échec collectif par la faiblesse de corps intermédiaires incapables d'anticiper la récession et de faire des propositions viables pour amortir le choc de la crise financière sur l'économie réelle. Au premier rang de ces représentants, des organisations patronales et salariales déconnectées du réel et qui se sont illustrées par leur immobilisme. Si le chef de l'Etat a raison de vouloir discuter avec des partenaires sociaux qui devraient l'aider dans son action, il doit aller au bout de sa logique de rupture et impérativement réformer la représentativité et son financement en profondeur. >>> Lire le communiqué
Le gouvernement doit ouvrir davantage le marché de l'épargne
Dès mai 2008, le Cerf demandait au gouvernement de lever tous les plafonds sur l'ISF en échange de l'obligation d'investissement dans les TPE-PME. Dans le cas contraire, le contribuable serait surtaxé pour compenser le coût élevé de la collecte de cet impôt. Le Cerf plaide également pour une meilleure orientation de l'épargne des ménages vers le financement des TPE-PME en s'appuyant notamment sur le succès du Livret A. Les Créateurs proposent avec la Fondation Concorde que les ménages puissent placer leur épargne au-delà du plafond autorisé de 15 300 euros par foyer pour le financement de l'activité. De même, les surplus du Livret A (5,1 milliards d'euros début 2009), gérés par les banques, doivent servir à financer les TPE. Le gouvernement doit donc veiller à ouvrir le marché de l'épargne des ménages aux TPE-PME, et rendre ainsi l'argent plus accessible et son loyer moins cher. >>> Lire le communiqué
La France malade de ses indicateurs
Le Cerf dénonce depuis plusieurs années l'insuffisance et l'inadéquation des instruments de mesure et de pilotage de l’économie française pour permettre aux agents économiques et en particulier au gouvernement d’anticiper les ralentissements d’activité et de prendre les bonnes décisions. En effet, le Cerf a par exemple constaté que l’Insee n’avait pas de visibilité réelle sur les entreprises qui réalisent moins de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires ; 750 000 euros pour la Banque de France. Quant à l’Acoss, elle publie, chaque trimestre, le niveau d’emploi dans les entreprises de plus de vingt salariés ! Or une TPE, 95% des entreprises en France, compte moins de 20 salariés et réalise en moyenne un chiffre d’affaires inférieur à 400 000 euros... Dès lors, il n’est pas étonnant que les édiles de Bercy n’aient pas décelé les signes de la crise économique au début de l’année 2008 et qu’il ait fallu attendre que cette crise se diffuse aux plus grosses entreprises à la rentrée, pour que le gouvernement prenne conscience de la gravité de la situation et annonce un plan de relance. >>> Lire le communiqué
Négociations fournisseurs-distributeurs |
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Nécessaire réforme de la PAC
et de la représentativité
La loi de modernisation de l'Economie (LME) donne à la grande distribution, "un pouvoir de négociation encore plus grand" qui pèse sur les prix payés aux producteurs, sans résoudre le problème de la position dominante des distributeurs, alors qu'elle avait notamment pour objet de rendre plus libre la négociabilité entre fournisseurs et distributeurs. Le Cerf propose depuis plusieurs années de mettre fin à l'abus de position dominante des cinq centrales d'achats françaises qui ferment l’accès des produits au marché et faussent la concurrence. Il n’y a d’autre choix que de réintroduire cette concurrence à l'entrée des magasins au bénéfice du consommateur : il suffit pour cela de supprimer l'exclusivité commerciale qui lie les réseaux de distribution aux centrales d'achats, pour favoriser l'arrivée sur le marché de nouveaux acteurs, comme cela a été fait dans de nombreux autres secteurs (RSF et SNCF, RTE et EDF, les télécoms). >>> Lire le communiqué
Déficit de la Sécurité sociale |
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Il faut préserver l'emploi
Malgré le déficit inquiétant de la Sécurité sociale, le Cerf salue la décision du ministre de Budget, Eric Woerth de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires. Les Créateurs considèrent en effet que les entreprises, déjà très durement touchées pas la crise, ne peuvent supporter une pression fiscale supplémentaire et qu'il ne faut pas compromettre les chances de rebond de la France. D'aileurs, le Cerf plaide depuis plusieurs années pour que les ressources de la Sécurité sociale reposent de moins en moins sur la taxation des salaires et du travail, car le poids des cotisations sociales constitue un frein à la création d'emplois et donc à l'activité. Les Créateurs souhaitent en particulier que le gouvernement transfère progressivement cette charge sur la consommation pour restaurer la compétitivité des produits "made in France" et que les produits importés participent également à la protection sociale des (consommateurs) Français. >>> Lire le communiqué
Des syndicats toujours plus à l'Ouest
La crise, c'est eux, la solution c'est nous". Le slogan de la manifestation de samedi n'a pas fait recette : la faible mobilisation montre que les Français ne sont pas convaincus que la solution à leurs problèmes d'emploi et de pouvoir d'achat passe par les huit centrales syndicales qui avaient appelé à manifester. Côté patronal, Laurence Parisot découvre le rôle majeur des PME dans l'économie.La présidente du Medef a expliqué qu'il fallait "se demander à chaque instant comment on peut être solidaire avec les PME." Enfin, la CGPME plaide notamment pour que l'on applique "un taux réduit de 18% de l'impôt sur les sociétés pour les résultats qui sont injectés en fonds propres dans l'entreprise". A l'heure où les TPE-PME ne gagnent plus d'argent, se demandent comment elles vont continuer leur activité et attendent des mesures de relance, la CGPME vient d'inventer l'idée qui ne sert à rien. >>> Lire le communiqué