TPE : UNE ATTENTE QUI NOURRIT LA COLERE…

mar 17th, 2005 | By CERF National | Category: 01 - CERF IDF, Communiqués

Après une analyse juste sur les causes des difficultés rencontrées par la société et l’économie, induites principalement par la mise en place des 35 heures, le Ministre de l’Economie et des Finances veut actionner le principal levier de la croissance actuelle française, la consommation, en répondant à une attente légitime des salariés, la hausse de leur pouvoir d’achat.

Malheureusement, la solution proposée, comme le Cerf l’exprimait ce matin sur BFM, si elle vise l’augmentation du revenu, émane d’organisations professionnelles qui ne connaissent manifestement que les entreprises de plus de 50 salariés, lesquelles représentent moins de 40% des salariés et oublient de considérer la situation financière des plus petites qui emploient plus de 60% des salariés du privé et font vivre plus de 20 millions de citoyens.

La méconnaissance de la structure de l’emploi en France conduit à vouloir inciter des entreprises à distribuer des primes exceptionnelles quand ce qu’elles ont à partager en premier lieu, est du crédit, c’est dire de la dette ! avec une situation de la trésorerie majoritairement dégradée, sauf dans certains cas de compression d’effectif…

La mesure ratera donc son objectif, en particulier au niveau macro économique.

Il est regrettable, dans un contexte où le gouvernement reconnaît la nécessité d’agir en direction du pouvoir d’achat des salariés, de ne pas prendre une mesure qui s’adresserait véritablement à l’ensemble des salariés, de façon automatique et durable et qui, tout en stimulant le marché et l’emploi par la consommation, agirait positivement, tant sur la production de richesse que sur la trésorerie des entreprises et de l’Etat.

Le Cerf demande donc à nouveau la mise en place d’une mesure réaliste, simple et véritablement efficace, lisible par tous et immédiate, dont le bénéficiaire sera le salarié, qui pourra toucher au minimum 50% de plus qu’avec la mesure Breton :

  • Exonération des charges payées par le salarié de la 35ème à la 40ème heures,
  • Exonération de l’impôt sur le revenu (par crédit d’impôt) du travail de la 35ème à la 40ème heures,
  • Versement des charges patronales à une caisse de solidarité aux personnes âgées.

Cette mesure pour être véritablement efficace doit être prise sur des salaires non majorés.

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