ENFIN LES TPE ?

juin 7th, 2005 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Aura-t-il fallu un « Non » au référendum pour que les politiques et les syndicats s’aperçoivent qu’il est urgent de s’occuper en priorité des Très Petites Entreprises et s’attaquer aux problèmes rencontrés par les petits patrons ?

Mais ce n’est pas un hasard, si après tant d’années d’efforts de communication à destination des « élites » et le résultat du référendum, les TPE reviennent sur le devant de la scène.

On se souvient donc de celles-ci, « capables de résoudre une partie du problème du chômage », on les pare à nouveau de toutes les vertus… est-ce pour enfin prendre les mesures qui s’imposent et sur lesquelles seul le Cerf avait attiré l’attention, ou pour trouver une nouvelle façon de les taxer ?

Les décisions qui seront prises seront essentielles dans la partie à laquelle les français sont invités à assister jusqu’aux prochaines élections présidentielles : 20 millions de Français vivent en effet de ces TPE et c’est dans ces dernières qu’on mesurera leur mise en oeuvre.

Et elles seront d’autant plus essentielles, que ces 20 millions de citoyens ne jouent pas « à la présidentielle », mais sont concernés par leur vie quotidienne et le devenir du pays qu’ils ont construit : leur regard et leur jugement seront donc impitoyables sur les joueurs.

Ils attendent des mesures fortes, claires, dont ils ne seront pas encore les victimes, et qui leur permettront de redevenir les acteurs qu’ils ont toujours été, créateurs d’emplois et de richesse, vivant de leur travail, et, par lui, contributeurs citoyens et solidaires.

S’appliquant à ceux qui produisent la richesse ensuite redistribuée, ces décisions ne sauraient être entravées par un quelconque chantage, extérieur à ces entreprises.

L’emploi ne reviendra que par la capacité que la France développera pour rendre le travail attractif et source d’espoir.

Il faut augmenter le revenu du travail sans peser sur la masse salariale des entreprises et donc revenir à la proposition du Cerf sur les 35 heures, qui sont toujours un fléau dans les TPE.

Il faut lutter efficacement contre les défaillances d’entreprises et pour cela, tendre la main aux patrons avant que l’inéluctable ne survienne : 200 000 emplois sont en jeu chaque année.

La simplification doit être poursuivie : l’externalisation totale du bulletin de salaire est un impératif, afin de supprimer les sources d’erreurs et de retard de paiement, si pénalisant.

Il faut réduire cette fracture, entre le privé et le public, qui cause tant de tort à notre développement et à la croissance : il doit être inscrit dans les textes la notion de service public conseilleur, avant son rôle de contrôle et de répression.

Enfin, il faut arrêter de prendre des mesures qui s’appliquent ou intéressent systématiquement 6% des entreprises et laissent sur le côté 94% d’entre elles.

Pour cela, il serait bon que les Créateurs d’emplois et de richesse de France soient consultés.

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