Patronat : Quel patronat ?

mar 5th, 2008 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

A l’heure de la tourmente qui agite les organisations patronales, certains de leurs dirigeants semblent s’inquiéter aujourd’hui de l’effet sur la représentativité de mandats distribués dans des proportions effarantes, quand les autres, toujours pris dans les méandres du système qui n’en peut plus d’exploser, prétendent au leadership pour les négociations des réformes à venir, sans avoir fait le ménage chez eux..

Depuis des années, le Cerf demande une représentation effective, dans laquelle les patrons se reconnaîtraient, à leur image donc. Le spectacle qui nous est encore donné aujourd’hui, s’il met en cause des dirigeants, comme dans toutes les affaires de parachutes dorés et autres naufrages de grandes entreprises, il s’agit toujours d’hommes de pouvoir qui n’ont jamais été patron ! C’est pourtant sur ces derniers que, toujours, l’opprobre est jetée, ruinant l’image du patronat réel, nulle part entendu, sans représentation officiellement reconnue, jamais autour de la table des négociations.

Mme Parisot, devant les annonces successives de mises en examen, puis des sommes concernées, n’avait d’autre choix que de prendre la position qui est la sienne aujourd’hui. L’attitude de la CGPME n’est pas plus étonnante qu’elle n’est anodine, consistant à se positionner pour tenter de récupérer le gâteau de la formation professionnelle. elle qui refuse à ses propres adhérents toute réponse sur ses comptes. Là aussi, la justice est enclenchée.

Tout cela, pourtant, fait suite à l’échec de la réforme initiée par le Cerf sur les 35 heures et les heures supplémentaire, sur le volet de la hausse du pouvoir d’achat et de la baisse du coût du travail. Echec dont les actuels partenaires sociaux sont responsables, entravant alors la volonté de réforme du Président nouvellement installé. Le pouvoir en place ne pouvait accepter cela. Il a décidé de mettre un terme à une capacité de nuisance que la France n’est plus en mesure de tolérer.

Il faut donc maintenant aller au bout des choses et remettre chacun à sa place. Une place qui ne peut être décidée et figée par la loi, comme c’est le cas depuis la seconde guerre mondiale, pour des raisons légitimes alors, mais qui a conduit, tant chez les salariés, que chez les patrons, à l’éviction des plus nombreux de toutes les instances dirigeantes. A des fins de pouvoir et de jeux politiques.

La réforme de la représentativité et du financement des organisations syndicales (« patrons » et salariées) est au coeur du redressement de notre économie. Mais elle ne peut se faire avec les tenants de l’ancien système, ni avec des organisations qui en sont les héritières et occupent une position dominante entretenue artificiellement. L’urgence consiste à la naissance d’une représentation qui repose sur un système : une entreprise = une voix. Une révolution libérale en somme ! et pour laquelle le Cerf est prêt à jouer pleinement son rôle.

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