Mépris et Démagogie : de l’indécence du syndicalisme à la française

oct 19th, 2010 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués

Lorsque les arguments manquent, c’est bien connu, les attaques sont basses. Ainsi, les syndicats CGT et CFDT– membres à part entière du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) depuis 10 ans, est-il utile de le rappeler – se cachent derrière leur petit doigt et leurs gros pavés taxant tout réfractaire à la grève de soumis au gouvernement, au pire de fasciste. En effet, nul n’a le droit d’être en opposition avec ceux-là même qui revendiquent le droit d’être contre tout. « Pourquoi traite-t-on le privé avec autant de mépris alors que c’est nous qui finançons leur insouciance » nous lance un patron de TPE ? On pourrait croire la réponse dans la question. Mais que penser de la vindicte d’un représentant CGT SNCF, émargeant grassement à 1200 euros au CESR du Tarn en plus de son salaire, mais se masquant derrière son écharpe d’élu local aboyant : « vous êtes un syndicat patronal, et non pas « un créateur d’emploi et de richesse de France » (quelle immodestie !) ». Les patrons ne créeraient donc pas de richesses. Un marginal ? Malheureusement non.

Il faut savoir notamment que Didier Le Reste, délégué CGT SNCF (lui aussi), en pointe sur la question des blocages, criait à la France entière sur l’antenne de RTL, son indignation quant au salaire qu’il touche après 34 ans à la SNCF. Et nous ne sommes pas loin de partager son indignation. Car il est vrai qu’avec un revenu de 2300€ euros net par mois, pour moins de 35 heures, ce « partenaire social » touche plus que la moyenne des patrons (1850€/mois) qui travaillent près de 70 heures par semaine pour tenter de sauver leurs entreprises et les emplois qu’ils ont créés. Monsieur Le Reste, qui trouve qu’une journée de grève non payée coûte chère, n’imagine certainement pas, lui qui retrouvera son travail quelle que soit l’issue de la grève, ce que coûte une vie de travail à créer une entreprise, y maintenir les emplois qui la font tourner et, ce faisant, financer la solidarité. Il se moque aujourd’hui, de concert avec les autres leaders syndicaux, de ce que c’est que de tout perdre à l’occasion d’une grève, car des règlements sont bloqués dans des sacs postaux, les camions de livraison immobilisés faute de carburant, quand ce n’est pas tout simplement le rideau de fer tiré pour se protéger des casseurs !

Alors, oui ! Aujourd’hui il convient de crier à l’indécence de certains propos. A l’irresponsabilité de certaines actions. A l’hypocrisie crasse, devant l’absence de tout mea culpa, de ceux qui n’ont rien fait depuis des décennies pour préserver ce qu’ils prétendent défendre en descendant dans la rue. Et de dénoncer le manque de réel travail  syndical, lequel est inversement proportionnel au bidonnage par ces organisations, des chiffres des manifestations dévoilé par les médias.

Oui, il convient de saluer les réquisitions des personnels pour assurer que l’économie puisse tourner. Car la violence est à l’œuvre depuis trop longtemps entre les mains de ceux qui se parent de vertus dont ils sont loin d’avoir fait la démonstration.
 
Nous l’écrivions déjà en novembre 2007, à l’occasion du blocage des transports : « Si nous affirmons que le droit de grève est un droit fondamental et constitutionnel, il n’en est pas de même du droit de blocage que s’octroient quelques catégories privilégiées. Nous dénonçons donc l’abus de position dominante et l’attaque portée par les bloqueurs contre les revenus des actifs en position de dépendance et de faiblesse. » Or les leaders syndicaux participent aujourd’hui activement à la destruction de la valeur et du travail en France, sans lesquels il ne peut y avoir de solidarité et de redistribution.

Face à des actes qui s’apparentent au terrorisme économique, le Cerf demande que le gouvernement exige la clémence de l’URSSAF et des organismes sociaux, gérés par ces syndicats irresponsables, pour limiter l’hécatombe de défaillances qui risque de suivre les difficultés de règlement des charges et de TVA ce mois-ci.

64 réponses to “Mépris et Démagogie : de l’indécence du syndicalisme à la française”

  1. gonfrier on 20th octobre 2010 5:33

    exemple de petits dégats collateraux à cette (grève:)
    le 20/10/2010 perte d’une vente sur l’indonésie de 15000 euros par manque de transport
    le 21/10/2010 annulation du déplacement de 6 clients chinois remis à ? commande en cours 100000 euros reporteée à ?
    décalage d’une livraison urgente sur le bénin 10000 euros ;elle sera annulée car elle était urgente
    pas mal pour une TPE du monde viticole
    nous avons devant nous des révolutionnaires et des traitres à la nation,en d’autre temps des mesures sévères s’imposaient.
    eric gonfrier

  2. CHEVALIER on 20th octobre 2010 6:07

    Que dire de ces délégués syndicaux qui sont à l’origine de l’incurie et de la gabegie, au nom de la solidarité entre générations, alors que nous voyons clairement, sauf peut-être les médias censés faire la part des choses, que les manifestants défendent surtout leurs avantages (départs à la retraite avant 62 ans, calcul sur le dernier indice de salaire etc…) obtenus par le monopole de service public ou semi public.
    La réforme devrait être une remise à plat des privilèges inconsidérés, hors il semble (voir la SNCM) que cela soit fortement compromis.
    A l’instar du décret de Raymond Barre, qui a réformé le calcul des annuités pour le montant des retraites des salariés du privé, qui est passé quasiment inaperçu, et en regardant ce qui se passe pour les retraites et ce qui s’est passé pour les réformes de l’Education Nationale, ne serait-il pas prudent de conseiller aux différents gouvernements de procéder par doses homéopathiques par décrets successifs, sur des modalités techniques de calcul afin de rétablir un équilibre plus juste envers tous les salariés, tous secteurs confondus?

  3. BELLEFOY ALAIN on 20th octobre 2010 6:47

    Comment peut-on être si arrogant ?
    Si on considére, peu ou prou,que nous soyons 65 millons de gaulois ; que la terre, peu ou prou,habrite 6,5 millard d’habitants. La logique veut que 1% de la population gauloise considére qu’il a 99 % de cons dans le monde qui ne savent pas gerer leur economie………….
    Je comprends que les gamins fassent n’importe quoi , et ne veulent pas rentrer dans une logique de travail , puisque en France la generation spontanée est à l’ordre du jour………..
    Enfin moi je suis hotelier et je mange 1500€ par jour…….car plus d’essence , plus de monde sur la route, mais je sais tout le monde se fout que je sois a 35 heures de sommeil par semaine

  4. DEKEYZER on 20th octobre 2010 7:07

    Je suis tout à fait de votre avis.
    J’ai créé mon entreprise en 81. J’ai eu des périodes difficiles et, de ce fait, certaines années n’ont eu qu’un trimestre validé pour la retraite. J’ai 62 ans et je travaille dur, bien plus que 35 heures par semaine.

    Mon premier souvenir de grève. J’avais 19 ans. Je travaillais à la Redoute à Roubaix. Le patron avait offert, lors de la réunion du vendredi, une valeur de point légèrement supérieure à celle demandée par les syndicats qui ont été vexés. Ils ont lancé une grève pour des broutilles, style pour qu’une femme enceinte puisse quitter l’entreprise à 4 h pour le pas se trouver dans l’affluence de la sortie de travail. Le lundi, sans préavis, les piquets de grève étaient à l’entrée de l’entreprise. J’ai été horrifiée par les propos de mes collègues : « qu’est ce que tu fais? » pas « qu’est que tu en penses », non, il fallait faire comme tout le monde. Le temps était magnifique, qui appelait à la promenade. La grève a duré 3 semaines, suivie par une grève des postes. Résultat : l’année précédente un intéressement aux bénéfices de plus d’un mois de salaire, cette année-là un tiers. La Redoute, quelques années plus tard, a créé son propre réseau de transport.

    Je suis contrariée que les médias ne posent jamais la question cruciale : comment pensez-vous financer les retraites? Les petits jeunes dans la rue, si on continue à financer les retraites par des emprunts, risquent fort de se mordre les doigts dans quelques années.

  5. PIOT on 20th octobre 2010 7:07

    Bravo de diffuser ces informations ; j’essaie de le transmettre autour de moi

    Marie-Christine PIOT

  6. PESSIA on 20th octobre 2010 7:14

    Dieu merci, il existe encore une organisation dans les positions de laquelle on se reconnait.

    Et le gouvernement de reprendre les positions exprimées sur le droit de grève mais non de blocage, et le droit de manifestation mais non de casse

    Continuez.

  7. MASSENAVETTE on 20th octobre 2010 7:32

    Merci de défendre des opinions pleines de bon sens.

    Personnes ne peut imaginer le souci des patrons pour maintenir le bon fonctionnement d’une entreprise.

    Les acquis sociaux sont pour les salariés.

    Souvent, les patrons ont des conditions de travail bien inférieures aux salariés qui trouvent cela tout à fait normal.

  8. Pascal on 20th octobre 2010 7:38

    Effectivement

    Moi-même patron, l’entreprise en ce moment ne peut réaliser ces ouvrages en centre ville, ayant même eu la requête (plutôt interdiction masquée) de ne pas travailler dans la mairie de la ville par le responsable syndicale.

    En ce moment, nous devons arrêter les chantiers à plus de 20 kms, car les carburant, malgré notre réserve prise avant grève, ne nous laisse que deux semaines de fonctionnement (voir une de plus si nous parvenons à travailler en ville.

    Pour le moment, par chance nous avons nos chantier très proches de l’atelier, mais comment font ceux qui doivent allez loin. De plus, si ceux-ci sont déjà en déficit, ou difficulté financière comme plus du tiers des artisans grâce à la dite « Crise ». Encore s’il ont les seuls fournisseurs (acceptant de les livré) bloqué par les manifs.

    Oui, je connait quelques amis artisans dans ce cas!!
    Oui, c’est nous qui devrions faire grève à cause de notre perte de production!!
    Oui, aussi à cause des 25 années de calculs pour je croit 2 ans en public dans les calculs de retraite!!
    Les réformes, il en faut, mais pas toujours sur notre dos.

    A quand les 200% de charges, afin que nous devions donner nos chemises et calçons au lieux de gagner avec nos 70 à 80 heures des salaires inférieurs à ceux qui diriges les manifestations!
    A quand la disparition total des petits artisans afin que nous puissions payer nos travaux des fortunes grâce au grosses structures étrangères qui elles ne payes pas les mêmes charges, ont des retraites allant jusqu’à 67 ans, n’ont pas de sécurité sociale, voir pas de syndicat et pas de 35 heures.

    Pascal

  9. Techelec INT on 20th octobre 2010 7:56

    c’est peut être déjà trop tard, nous on à plus les moyens de ce déplacé fautes de carburant et les charges on en parle pas, on en peut plus
    vive le syndicat et la protection des travailleurs
    et ceux du privé?

  10. CARLE on 20th octobre 2010 8:03

    Droit de grève détourné

    Il faut interdire le droit de grève aux fonctionnaires. Une grève des fonctionnaires est une grève contre le peuple.

    Il faut interdire le droit de grève aux salariés des entreprises publiques. Une grève des salariés des entreprises publiques est une grève contre le peuple.

    Le peuple, dans ma majorité, n’a pas le niveau de salaire, ni les avantages divers, ni la sécurité de l’emploi des fonctionnaires et des salariés des entreprises publiques, et c’est ce peuple qui paye tous ces régimes de faveur auxquels lui même n’a pas droit.

    Il faut également interdire le droit de grève aux salariés des entreprises privées en situation de monopole, car ce droit de grève est systématiquement détourné à des fins politiques et corporatistes.

  11. CARLE on 20th octobre 2010 8:05

    Droit de grève détourné

    Il faut interdire le droit de grève aux fonctionnaires. Une grève des fonctionnaires est une grève contre le peuple.

    Il faut interdire le droit de grève aux salariés des entreprises publiques. Une grève des salariés des entreprises publiques est une grève contre le peuple.

    Le peuple, dans sa majorité, n’a pas le niveau de salaire, ni les avantages divers, ni la sécurité de l’emploi des fonctionnaires et des salariés des entreprises publiques, et c’est ce peuple qui paye tous ces régimes de faveur auxquels lui même n’a pas droit.

    Il faut également interdire le droit de grève aux salariés des entreprises privées en situation de monopole, car ce droit de grève est systématiquement détourné à des fins politiques et corporatistes.

  12. MYIN on 20th octobre 2010 8:29

    ENFIN, ENFIN des propos non hypocrites , hypocrisie qui est la caractéristique du clientélisme syndicale de nos très « chères » centrales syndicales.
    Celles qui font semblant de défendre le droit des travailleurs alors qu’elles ne font que pérèniser des privilèges catégoriels, marqués par influence majoritaire du secteur public.
    Surenchère syndicale alors que l’impôt finance leur « activité »
    Bloquer la société c’est comme cracher dans la soupe, mais les dinosaures syndicaux issus de la culture politique du XIXème siècle, s’accrochent « tétanisés » aux acquis sociaux de nos ancêtres alors que le monde mondialisé, tourne à la vitesse du XXIème siécle. Ce n’est qu’une adapation au monde moderne, mais eux le vivent comme l’apogée de leur lutte de classe.

  13. LEROUX on 20th octobre 2010 8:42

    pourquoi nous entendons si rarement dans les médias les témoignages de ceux qui veulent travailler et qui refusent la violence de tous ces blocages ? je suis convaincue que ceux qu’on empêche de travailler sont pourtant les mêmes qui remplissent les caisses de l’état, donc les poches des grévistes syndicalistes.nous devrions apprendre l’économie dès la maternelle, l’argent ne pousse pas dans les arbres ! je suis consciente qu’il y a un malaise par rapport à la politique du gouvernement mais ce n’est pas en bloquant l’économie que ça va arranger le choses, au contraire.

  14. AerocamPro on 20th octobre 2010 8:45

    bien d’accord avec CARLE, ce qui se passe en France est tout bonnement honteux!
    Jusqu’à quand devrons nous endurer cela, la fin de nos entreprises?
    Et là, qui paiera les salaires et à fortiori les retraites?

    Je suis écoeuré par mes concitoyens (avec jeu de mots).

  15. gaestel on 20th octobre 2010 8:53

    Je suis absolument abasourdie par l’évolution de la situation ; je pense que les manifestants en ont plus contre Sarkozy que contre la réforme des retraites elle même. Les jeunes sont angoissés par leur avenir, oui mais il faut voir leur entourage : chômage, difficultés des parents salariés ou travailleurs indépendants à joindre les deux bouts. Je fais partie de la dernière catégorie. J’adore mon métier de traductrice freelance, après avoir été salariée. Mais que c’est dur de gérer sa petite entreprise! Avec un conjoint ayant de petits revenus et deux enfants à charge! Je sais que je ne prendrai pas ma retraite avant 65 ou 67 ans, comme mon père ou des amis à lui; médecins. Et alors? Bloquer l’économie va nous enfoncer dans le marasme. Je me demande comment les pays étrangers nous voient; j’en ai une petite idée grâce à mon métier et je peux vous dire que je ne suis pas fière d’être française. Oui, la révolte, le mécontentement sont dans l’ADN français… mais quand même… où va-t-on?? Les gens sont mal dans leur vie, leur peau, la vie est dure, oui, mais il FAUT SE SERRER LES COUDES, pas tout foutre en l’air… Sur ce, je vous laisse : j’ai des clients à satisfaire aujourd’hui.

  16. Nathalie on 20th octobre 2010 9:07

    Soulagée, rassurée de lire dans ces pages, des témoignages de personnes intelligentes et censées, volontaires et optimistes ! Comme le dit Pascal, nous devrions tous et toutes ensemble manifester notre mécontentement et contrer tous ces syndicalistes fainéants et destructeurs, frustrés et immatures

    Pauvre France, qu’es-tu devenue et quel héritage laissons-nous à nos enfants ??

    Nathalie, Assistante de Direction
    Groupe de Plasturgie dans l’Ain

  17. PIDANCET on 20th octobre 2010 9:07

    Je suis d’accord avec CARLE concernant l’interdiction du droit de grève pour les fonctionnaires, les services publics et les sociétés privées en situation de monopole. Il faudrait classer les entreprises/administrations en 2 régimes : celles qui assurent un service à la population (publiques ou privées) tel que eau, électricité, carburant, transport, santé (la liste est large) et les autres, pour lesquelles la grève ne gène qu’eux-mêmes (artisans, fonctionnaires des impôts, des anciens combatants, etc…). Un peu comme le classement SEVESO pour les risques chimiques.
    Par ailleurs le CERF et toutes les organisations d’employeurs devraient organiser des cortèges de manifiestation pacifiques « pour la réforme » le lendemain de ceux organisés par les trotzkystes et autres casseurs, afin de montrer au peuple et aux médias que nous aussi, nous sommes une force et soutenir la politique de réforme nécessaire engagée et maintenue courageusement depuis 3 ans.

  18. dan on 20th octobre 2010 9:12

    Le fait de « monter » une catégorie d’actifs contre une autre n’a jamais permis de faire progresser une situation.
    Il faut accepter que le mal-être de certains, que nous considérons comme nantis, (je pense évidemment aux fonctionnaires et assimilés) est bien réel, même s’il est parfaitement manipulé par des syndicats politisés qui n’ont aucune légitimité en regard de leur représentativé sur l’ensemble des salariés.
    Pour nous, le parcours est difficile, mais nous avons un jour décidé, individuellement, de prendre en main notre avenir et de déveloper une activité dans laquelle il reste encore quelques sources d’épanouissement personnel ou quelques bribes de libertés intellectuelles.
    Nous (PME et TPME) n’avons jamais été capables de faire entendre notre voix, ou sporadiquement en ordre dispersé. Nous sommes pourtant la force économique du pays, la source essentielle de la valeur ajoutée, et le plus gros créateur d’emplois.
    Cessons de pleurer sur notre sort, mettons notre individualisme en sourdine, et engageons nous sur une réflexion concertée qui, à l’instar des syndicats de fonctionnaires, permettra de faire entendre notre voix, nos idées, nos propositions.
    Le chemin sera long et passe sans doute par une prise de conscience collective et solidaire que nous n’avons pas.
    Le CERF est peut-être un premier pas, pourvu qu’il sache mobiliser sur des intentions qui rassemblent l’ensemble de nos PME / TPME.

    PS: Je ne suis pas encore adhérent…mais je me soigne.

  19. darwin on 20th octobre 2010 9:14

    Situation affligeante d’un pays en voie de sous développement…
    Y a t’il vraiement 60% de Français soutenant les grèviste ?
    Je n’ose pas le croire mais arrive à douter de la lucidité de mes concitoyens.
    Alors quoi faire ? Renoncer = politique du pire …
    S’entêter = risque de guerre civile… Nous n’en sommes pas là mais pourrions y aller rapidement.
    Moi, j’en appel aux entreprises, celles qui créent l’emploi et la richesse du pays, les seules entités capables de proposer un avenir à notre jeunesse et une viabilité aux avantages de moins en moins « acquis ».
    Que pouvons nous faire pour faire comprendre au peuple Français que sans entreprises il est mort ! Mort de faim, de misère, de violence…

    Imaginons des actions massives … bloquons les cotisation retraites sur un compte sequestre jusqu’au débloquage complet du pays, faisons la grève des recrutements et formations aussi longtemps que le code du travail ne sera pas simplifié et allègé. Refusons d’appliquer toute nouvelle contrainte règlementaire alourdissant les obligations de l’entreprise…

    Si la France ne renonce pas rapidement à la démagogie consistant à protéger le salarié au détriment de l’entreprise et de l’employeur, elle devra répondre de la colère des chomeurs auxquels elle ne pourra que renvoyer ses promesses intenables, faute d’employeurs et d’entreprises pour faire bouillir la marmite !

  20. christiane on 20th octobre 2010 9:31

    Je suis globalement d’accord avec l’article et les commentaires; bien évidemment le droit d egrève n’a jamais été le droit de blocage ni le droit de casse et il serait temps que l’on fasse cesser ce terrorisme économique (treme que je reprends d’un autre intervenant). Le droit de grève quand on est en situation de monopole est un droit de chantage. C’est inadmissible. Pour info, puisque quelqu’un pose la question : les salaires des fonctionnaires sont actuellement calculés sur les 6 derniers mois de salaire et non sur deux ans.
    Je voudrais rajouter une information : la CGT qui prétend « défendre les travailleurs » occupe le musée de l’immigration, près de chez moi, pour réclamer la régularisation des travailleurs sans papiers, c’est à dire ceux dont quelques patrons véreux profitent pour ne pas payer de charges. Une fois régularisés il est certain qu’ils vont quitter leur emploi pour être remplacés par de la chair d’esclaves fraîche et toucheront le RSA. La CGT serait donc complice des passeurs et du dumping social qui en résulte ! Belle façon de défendre les salariés.

  21. MATHIEU Phulippe on 20th octobre 2010 9:33

    merci à tous pour ces commentaires qui nous laissent moins seuls!!!et comme MC PIOT diffusons l’information autour de nous pour rétablir la vérité sur ce que nous vivons au quotidien dans nos entreprises .Ne laissons pas les « nantis du syndicalisme politique » donner leur seule version d’une réalité qu’ils ne connaissent même pas !!!
    Philppe – gérant de TPE à Orléans;

  22. TOULET Odile on 20th octobre 2010 9:43

    Le droit de manifester ses opinions, le droit de grève oui, c’est indispensable en démocratie, mais empêcher par ses manifestations (not. le blocage) l’expression de ceux qui ont une opinion contraire, et notament de ceux qui veulent travailler, c’est anti-démocratique, ceci dit à priori, sans évoquer les dommages en résultant pour l’intérêt commun comme vous l’avez bien souligné.
    Mépris? oui mais avant tout anti démocratie.
    Je veux aussi ici protester contre la manipulation des jeunes lycéens, (que j’ai personnellement constatée) qui se retrouvent dans la rue, sans trop savoir pourquoi, à sécher leurs cours et obligeant ceux qui veulent travailler à rentrer chez eux.
    Le monde évolue, les temps changent. Les avantages acquis lors des périodes de prospérité doivent-ils être maintenus alors qu’on court à la faillite? Si les temps sont devenus plus difficiles, ne convient-il pas de redistribuer les cartes?
    Tout ceci est contraire aux principes républicains: liberté, égalité, fraternité; c’est imposer sa volonté aux autres, garder ses privilèges et faire payer les autres, et profondément individualiste et égoïste.

    Et encore une fois qui va payer?

  23. ruffet on 20th octobre 2010 9:58

    une chose me choque , les medias defendent les grevistes en leur donnant la parole a tout bout de champ , mais on entend rarement ceux qui veulent travailler ou sont en difficulté a cause de ces mouvements de blocages forcés , patrons tout comme moi ou salarié (les miens) qui sont bien conscient des avantages qu offre le publique et savent tres bien qu ils seront les dindons de la farce !
    ils en ont assez de ce systeme qui favorise toujours les memes .
    par ces greves purement politique qui ne visent que le pouvoir en place , la plupart des petits commercants , artisants et pme vont devoir faire face a des problemes de tresorerie et peut etre meme deposer le bilan ou licencier .
    je serais curieux d en connaitre l addition et d envoyer la facture aux syndicats et ceux qui les soutiennent .
    comme l a dit le president , « ils prennent leur responsabilité  » mais qui va encore payer ? devinez ……!

  24. MARCHAND Hervé on 20th octobre 2010 10:24

    1 – Je suis tout à fait d’accord sur la teneur de votre article. Trop peu nombreux sont malheureusement les media répercutant ce type d’analyse de la situation actuelle .

    2 – Pardon pour la banalité qui va suivre : Il me semble que tout commence à l’école . Si des notions économiques de base étaient enseignées à nos enfants, si l’on réfléchissait avec eux davantage sur les concepts de : égalité et équité, exercice de la liberté et respect des autres, droit de grève et liberté du travail , justice et différence, etc…peut être n’en serions nous pas là !!!!

  25. Bertrand on 20th octobre 2010 10:53

    C’est le signe incontestable du déclin de notre pays et de son incapacité à y faire face.
    Voyer l’excellent article « 1940″ d’Eric Le Boucher dans les Echos du 8/10.
    Lorsque la France perdra son AAA, elle ne pourra plus faire face à ses dettes.

  26. Rico on 20th octobre 2010 11:33

    La lecture de ces commentaires fait chaud au coeur, avec une mention spéciale pour l’objectivité de Dan (commentaire n°17), qui donne avec beaucoup de clarté la voie à suivre pour concrétiser intelligemment nos opinions, et aussi pour Darwin (commentaire n° 18), dont l’idée de provisionner les charges et autres impôts sur nos sociétés sur un compte séquestre me plaît bien franchement ; quel poids formidable cela aurait !

  27. Jollivet Pierrick on 20th octobre 2010 11:35

    Il est réconfortant de constater qu’on peut entendre un autre discours que celui des irresponsables qui se montrent dans les diverses manifestations actuelles….
    J’ai démarré mon entreprise en 1995 et j’ai failli tout arrêter à cause des grandes grèves de cette même année, donc l’ambiance actuelle me rappelle de bien mauvais souvenirs !
    La dure réalité des TPE est bien loin des fumeuses revendications cégétistes et du blabla démagogique des partis de gauche :
    J’ai envoyé pour ma part 17500 Euros la semaine dernière au titre de l’URSSAF, chômage et caisses de retraite… J’ai plus de 8000 Euros de TVA à payer demain et la semaine prochaine, il faudra assurer le versement des salaires de mes 8 employés… Dans le même temps, je dois régler ( parfois d’avance ) mes fournisseurs, les licences ( que les produits se vendent ou non ! ) et rembourser mes emprunts grâce auxquels j’ai un local et un outil de travail ( sans une subvention d’aucune sorte ) et pour lesquels je suis caution jusqu’au cou…. Par rapport à mon temps de travail et au stress que cela représente, ma rémunération est minable et il faut vraiment beaucoup de passion pour continuer !!! Alors les complications supplémentaires dues aux blocages et le manque à gagner que cela va engendrer, nous n’en avons vraiment pas besoin !
    Et en plus, il nous faut subir chaque jour le discours anti-patrons des fanatiques syndiqués et de la gauche bien-pensante ! ça fait beaucoup en ce moment…

    C’est la première fois que j’écris tout ça, mais ça fait du bien !

    P. Jollivet, modeste entrepreneur…

  28. LOPEZ on 20th octobre 2010 12:09

    Ok! Ok!

  29. Monique on 20th octobre 2010 12:46

    Bravo,

    Pour cet article qui devrait être diffusé et repris par les médias ,pourquoi ne parlent ont jamais des personnes qui sont contre ces gréves ,il faut bien financer les retraites ,les personnes qui sont aujourd’hui dans les rues sont pour la majorités des fonctionnaires qui bénéficie de la retraite à 55 ou 57 ans et travaillent que 35h .

    Encore bravo

  30. Bernard on 20th octobre 2010 1:09

    En regardant hier soir la conversation de salon organisée par Guillaume Durand entre Hollande et Villepin, on pouvait apprécier cet habile dosage de futilités et grandiloquence démagogue, mais sans aucun blocage…

    A tous ceux qui rêvent d’être un jour Président de la France en se rasant le matin, il faudrait faire passer un test avec des questions ne portant pas uniquement sur la littérature mais sur des cas concrets du type:

    « Si une grève tournait en blocage économique, combien de jours attendriez-vous pour siffler la fin de la partie ? »

    Mais évidemment, dans un talk-show d’un haut niveau littéraire, on évite toute vulgarité.

  31. martin on 20th octobre 2010 1:42

    tout à fait daccord avec P;Jollivet

  32. LEBEAU Alain on 20th octobre 2010 2:22

    Grève, emploi, retraite…et indécence.

    Il serait intéressant de connaitre le nombre d’emplois perdus (massacrés) par les blocages économiques résultants des grèves à la « Française ». Non ce n’est pas de l’intox imaginée par les employeurs, mais bien une réalité: les blocages (chantages) économiques massacrent des emplois et des entreprises qui sont parfois déjà sous oxygène… Combien de Chef d’entreprise portent-ils leur fardeau à bout de bras depuis 2008, luttant chaque jour pour ramener quelques points de marge afin de sauver leur trésorerie, et les emplois qui en découlent ? Combien de sacrifices pour ne pas dégraisser et conserver les techniciens formés et nécessaires pour relancer la machine ?
    Faire grève est un droit en démocratie au même titre que: entreprendre, se déplacer, s’exprimer et …travailler. Etouffer l’économie par asphyxie, c’est se tirer une balle dans le pieds, c’est faciliter la concurrence étrangère et l’ invasion économique des pays émergents, c’est mettre en péril encore plus d’emplois. Quand au Gouvernement, on ne peut pas dire que sa technique marketing facilite les choses, mieux, il apporte de bonnes raisons chaque jour aux français qui descendent dans la rue en occultant le dialogue…mais pas la démagogie ! Il n’ y a pas que certains syndicats qui sont indécents et démagogues, le pouvoir l’est aussi au détriment du bon sens.

  33. vrignon on 20th octobre 2010 2:36

    Je suis affligé par l’ensemble de ces commentaires qui méconnaissent la situation de la majorité des salariés et marquent un mépris certains pour des millions de français mobilisés contre cette réforme.
    Je ne suis pas fonctionnaire et j’ai une maitrise de sciences et techniques comptables et financières, je connais donc un peu l’économie.
    La situation des petites entreprises est certainement difficile actuellement, mais le seul responsable de la situation actuelle est le gouvernement qui a refusé de négocié réellement sa réforme. Il est dommage de se tromper de cible.

  34. PERRINELLE MURIEL on 20th octobre 2010 2:39

    enfin, un article qui nous réjouit !! Nous ne sommes pas seuls !!
    à en croire les médias et les sondages nous sommes tous grévistes et fiers de l’être !! c’est hallucinant…

    Pauvre France, dommage que tous ces grévistes ne soient pas aussi motivés pour chercher un emploi !!

    Quand à nous,les patrons, ils nous restent à payer nos charges pour le bon fonctionnement de notre pays et sans retard !!!

    bien triste réalité

  35. Dominique on 20th octobre 2010 3:44

    Comment ne pas être en phase avec cet article ?
    Depuis 40 ans, ce qui aurait dû être un phénomène de collaboration entre le patronat et les syndicats pour construire la société économique issu de la lutte des classes du début du 20éme siècle, dans une osmose « gagnant/gagnant » a été torpillé par une vision trop latine et romaine du travail (travail, en latin = torture), avec la mise en place d’une hégémonie durable. Qu’on ne s’y trompe pas: ceux qui siègent dans les centaines de commissions paritaires voient bien la différence fondamentale entre les représentations: les « patrons » cherchent toujours les solutions pragmatiques, bataillent vers des points de sortie, y compris vers le « consensus mou », de manière à ne pas gripper les fonctionnements et à avancer, quite à le faire à petits pas. Les représentations salariales s’empêtrent dans des luttes de pouvoir, des jeux de « délégationnisme » dont l’image qu’ils en donnent a tendance à ridiculiser la simple idée de démocratie.

    Comment ignorer que ces mêmes syndicats sont représentés, comme dit dans l’article, dans toutes les instances de gestion des retraites, et sont donc, au même titre que les employeurs, les acteurs sociaux et les représentants du gouvernement, signataires des décisions prises au sein de l’ensemble des commissions ?

    Les mensonges de l’Histoire ! Nous saurons, toujours trop tard, que les actions spectaculaires de ces syndicats sont en fait un jeu subtil de manipulation politique dont le but final ne pourra être compris qu’au 7ème ou 8ème coup, sur l’échiquier social où nous sommes otages. La crise occidentale (parce que c’est de cela qu’il s’agit, rien que de cela ! ) que nous traversons n’est que la facture de nos goûts de luxe social imaginé à la fin du siècle dernier, au moment où le « progrès » économique pouvait nous faire accroire que nous pourrions rêver de progrès social…

    Ceux d’entre nous qui ont voyagé un peu dans le reste du monde auront compris avec quel luxe on peut imaginer vivre pendant 20 ou 30 ans nanti d’une pension de retraité, alors que partout ailleurs, ces mots n’existent même pas ! Sans entrer dans le détail ni au coeur de la polémique, permettez moi de croire que ces agitations mortifères pour nos entreprises et combien inutiles sont vues par les 80% de la population mondiale comme des trépigneries d’enfants gâtés. Des crises de gosses de riches !

  36. RENIER on 20th octobre 2010 3:49

    Bonjour,

    Je suis heureuse de lire ça, je ne suis qu’une intérimaire à la recherche d’un CDI, j’ai 26 ans ça fait 5 ans que je fais petits boulots sur petits boulots avec deux BTS et je suis dans une situation financière délicate par moment,
    Mais je n’ai jamais cessé de penser la même chose.

    Et j’ai toujours pensé ça même quand je n’étais que lycéenne, les syndicalistes ne sont que des gamins, plus de la moitié ne savent même pas pourquoi enfin contre quoi ils revendiquent.

    Je me pensais isolée.

    Et aujourd’hui je suis heureuse de vois que non.

    Merci, Cordialement.

  37. CERF National on 20th octobre 2010 3:51

    Merci à tous pour vos commentaires et témoignages.

    Pour répondre à vrignon, il semble que vous-même vous trompez de cible, pour reprendre vos termes. En effet, les commentaires laissés ici répondent bien au sujet du communiqué, qui concerne les patrons de TPE et non les salariés. Ce n’est pas parce que ces dirigeants de TPE (entre autres) trouvent ici un espace de discussion et d’échange sur LEUR situation qu’ils méconnaissent la situation des salariés, bien au contraire. La plupart ont plus qu’une relation de travail avec leurs salariés, mais bien souvent une relation d’amitié. Etant proches de leurs salariés, ils connaissent généralement leur situation que les syndicats qui descendent dans la rue. Ne généralisez donc pas svp.
    Il est aussi facile de pointer du doigt le gouvernement, car il a été élu. Dès que les citoyens ne se reconnaissent plus à titre individuel dans les décisions prises, c’est donc le premier bouc émissaire. Mais sur quelles bases le gouvernement a-t-il pris ses décisions, si ce n’est les rapports fournis par ces mêmes centrales syndicales encore une fois membre du COR (entre autres) ! Quand bien même ! S’il n’y a pas négociation, révolution ?! C’est peut-être un raccourci un peu facile, ne trouvez-vous pas ? Quant aux diplômes, tous les étudiants d’école de commerce ou d’université vous diront qu’il y a une grande différence entre la compta/la finance, et l’économie. De plus, les diplômes ne signifient pas nécessairement que nous sommes mieux « calibrés » que d’autres pour analyser les problèmes. L’accès à l’information est, lui, primordial en revanche. Malheureusement, beaucoup persistent à ne voir que leur réalité individuelle et ne souhaite pas voir ce qu’il se passe à côté, ce qui ne les touche pas directement. Il se cachent donc derrière des prétextes fallacieux, comme nous l’avons expliqué précédemment. Il est aussi étonnant de voir à quel point certains prennent des positions défensives/agressives, alors qu’ils ne sont en aucun cas visés directement, puisqu’il s’agit simplement en ce qui nous concerne de faire état d’une réalité qui ne semble perceptible que de ceux qui la vive.
    En tout état de cause, bien qu’il ne s’agisse pas ici de faire l’apologie ou la dénonciation du gouvernement, il est encore une fois aisé de tapper sur ceux que l’on a choisi, et qui prenne des décisions en fonction des informations que d’autres leur fournissent. Pourquoi ceux-là seraient exempt de toute responsabilité ?
    Finalement, les syndicats et ceux qui les soutiennent se cachent derrière des chiffres plus que contestables – on a bien vu comment se faisaient les comptages – mais quand bien même, si « la majorité avait toujours raison », ça se saurait. Ceux-là même qui prétendent encore une fois se battre pour l’intérêt général, pour une cause juste, méprisent et rejettent férocement ceux qui font simplement valoir leur droit à la liberté de parole ! Un peu plus d’ouverture d’esprit ne ferait sans doute pas de mal.

  38. Landès on 20th octobre 2010 4:10

    Bonjour,

    Le mépris et la démagogie ne sont pas le fait d’un mouvement populaire dont le malaise général dépasse de loin la question des retraites, et l’exemple donné est bien trop exclusif pour être totalement impartial, parce que sans contre exemple équitable !

    Je partage en général les avis du CERF sur beaucoup de sujets, mais sur ce coup là, ce n’est pas le cas !

    Certes, les gérants de TPE, qui sont les vrais stakhanovistes de l’économie, avec des horaires de travail loin des 35 heures, (qui ont été imposées par le passé de façon totalement irresponsable), sont parfois gravement touchées par ces mouvements, mais par rapport à ce qui arrive, il ne faut pas s’en prendre aux syndicats et aux manifestants,
    mais plutôt à un gouvernement qui a très largement méprisé l’opinion populaire sur le dossier des retraites, et ce en passant sa réforme en force !

    Le retour de bâton était donc inéluctable et mérité !
    Il ne faut pas penser son temps à regarder son petit nombril, pleurnicher comme si on étaient tous des miséreux, et essayer de comprendre pourquoi le mouvement se radicalise, et surtout qui est à l’origine de la colère qui monte

    Je gère une PME, j’ai toujours été touché de plein fouet par ces mouvements, et pourtant, pour une fois, je les soutiens, parce que j’estime que les œillères dont fait preuve le pouvoir ne sont que le signe d’un mépris sans équivoque ! N’en déplaise à la plupart des médias progouvernementaux et autres journaux acquis à la cause Sarkolâtre, proposer une réforme injuste n’est pas digne d’un état qui est incapable d’assurer les valeurs de probité nécessaires, avec un ministre trempé dans une affaire politico financière sans précédent, donc sans légitimité !

    On n’est pas a l’abri, hélas, d’un grave soulèvement de la rue, qui entraînera probablement nombre de destruction d’emplois et de faillites, mais l’histoire est là pour nous rappeler qu’on ne fait pas « d’omelettes sans casser des œufs » ! Quand à la réforme en elle même, ne vous déplaise, elle nous touche aussi de plein fouet, nous sommes tous concernés. Votre espérance de vie n’est pas celle annoncée par le gouvernement, ce sont des chifrres totalement arbitraires, car l’espérance de vie réelle, c’est à dire « en bonne santé », est de 63 Ans pour les Hommes, et 64 Ans pour les Femmes ! (source INSEE)… Oui, une autre réforme est possible, mais posez vous surtout la question : « Pourquoi le gouvernement refuse de négocier équitablement cette réforme, et préfère un bras de fer » ?

    à l’heure du bilan, qui faudra t’il blâmer, des gens qui ont défendu leurs droits contre une réforme injuste et imposée sans réelle concertation, à qui on veut faire payer la crise, ou bien un gouvernement dont le comportement têtu s’est enfoncé dans une totale surdité, qui a refusé d’entendre les voix qui montaient de la rue, le rendant totalement irresponsable, et qui plus est, essayant d’imposer une réforme en tentant de manipuler l’opinion ?

    Cordialement à tous
    Florian
    Gérant de TPE à Albi

  39. MarcM on 20th octobre 2010 4:49

    Bonjour,
    Je suis chef d’une petite entreprise, créée il y a 18 ans.
    Je ne peux que m’inscrire dans la ligne de ce que tous (ou presque) avez souligné par rapport à cet article.
    Nous faisons donc tous partie de la majorité silencieuse.
    Nous apportons, nous aussi, notre pierre, à cet édifice qu’est notre nation, mais malheureusement, trop occupés nous n’avons le temps de descendre dans la rue, car nous devons faire vivre d’autres, nous les « nantis ».
    A quel âge prendrais je ma retraite ?
    Quel sera alors le montant de celle ci ?
    Voila des questions que je ne me pose plus depuis longtemps car je ne compte plus sur les autres pour cela, comme je ne compte pas sur eux pour gérer ma société.
    Notre population vieillit et, mathématiquement, les choix qui sont pris aujourd’hui et qui auraient dû l’être depuis longtemps, s’inscrivent quelque part dans la protection de l’avenir de nos descendants.
    Il me parait intéressant de signer quelques pétitions qui circulent sur le Net indiquant notre position par rapport à ce qui se passe actuellement, faute de pouvoir crier haut et fort notre point de vue.
    Je ne parlerais pas des jeunes, manipulés, trop content de pouvoir continuer leurs vacances et dont les attentes ne sont pas forcément celles que les médias présentent.
    Je suis en voyage, je ne sais pas si après ma semaine de 35h X 2 je pourrai rentrer chez moi et tout cela m’afflige…
    Merci au CERF d’être présent aussi dans ce débat (combat)…

  40. patrick on 20th octobre 2010 10:16

    je suis artisan et j’ai manifesté, ce gouvernement a raté la réforme des retraites, il y avait un concensus pour une réforme , mais comme d’habitude, les recettes proposées sont celle du MEDEFet du monde de la finance.Notre monde a changé, notre gangrene , c’est le chomage, du au delocalisations, au vol de savoir faire par des investisseurs sans aucune valeur humaine, mais c’est aussi la conjonction du remplacement du travail humain, par des machines , des robots, l’informatique, les nanotechnologies etc, ce gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux , des defis terribles qui sont devant chez nous!Une reforme à la hussarde, et un raz le bol généralisé devant l’accumulation des injustices et de la faillite provoquée par des dirigeants totalement incapables de voir plus loin que le bout de leur election, totalement deconnectés du reel des difficultés qu’eprouvent les salaries, dans des bassins d’emplois devastés,, deconnectés de la réalité de la desindustrialisation française sacrifiée, pour vendre quelques reacteurs atomiques ou airbus.Nos politiques de droite actuellement et aussi en partie ceux de gauche nous emenent à la catastrophe et je comprend que des gens en viennent à des actions plus radicales, face à l’aveuglement des ultra protégés politiques qui decretent sans jamais mesurer, ni assumer les conséquences.Certains preferent leur petit ronron personnel, heureusement que la CGT existe, car sinon les enfants bosseraient encore à l’age de 10ans, et les hommes 7 jours sur 7,12H par jour, si certains preferent ce modéle chinois, qu’ils votent maoiste!Le monde est en pleine mutation , et nos dirigeants ont peur de la démocratie, et en reste à des modéles d’un archaisme confondant.Juste une precision , dans tous les groupes humains ,il y a des profiteurs, mais il y a petits profiteurs et trés trés gros profiteurs et vous vous trompez de cible, tiens un autre petit profiteur, ce n’est pas 1200 euros , mais 200 millions que les contribuables vont donné à Mr tapie.Et ce n’est que l’arbre qui cache la forêt…
    patrick
    artisan dans le calvados

  41. boccassini on 21st octobre 2010 4:51

    merci pour votre newsletter , ca fait du bien de voir qu il y a un debut de contre pouvoir en marche.
    j espere qu’un jour tous les patrons de france se mobiliseront contre ce genre de derive
    et si les chefs d entreprises se mettaient a faire greve? a ne plus payer les charges sociales, pour montrer
    que leurs greves et retraites sont finance par nos versements, ce que ces gens semblent vraiment oublier !

    yves charles

    president d une pme

  42. Denis on 21st octobre 2010 7:53

    Les problème pour les jeunes viennent :

    1°) de la base et des syndicats butés avec en tête les personnes à la frange (Mr Thibaut) et la mère Aubry même si elle n’est pas syndicaliste parfois on se demande…Sous couvert de défense des acquis sociaux, ils défendent surtout les personnes en poste avec CDI ou titulaire au détriment de ceux qui veulent entrer, oui la règle des vases communiquant s’applique depuis qu’ on souhaite stopper l’hémorragie de la dette, l’argent devient rare et donc seul ceux qui ont un statut sont protégés par les syndicats et les manifs, donc les jeunes attention à ne pas aider vos pire enemis…

    2°) d’en haut avec la mère Betencourt et ses sbir d’avocats fiscalistes qui lui économise une grande partie de ce qu’elle devrait payer au pays et quen je dis elle, je parle bien de la myriade de dynasties familiales bourgeoise qui se sont enrichis et ont assis leur pouvoir par trop grande proximité avec les politiciens de l’ENA soit disant représentant du petit peuple: les Lagardère, les Pinault, les Arnault, les Leclerc, les Mulliez…

    Stop à tout çà oui à la manifestation voir la révolution mais soyons intelligent nous les cul terreux et sachons au moins qui sont nos enemis, notre enemi le plus térrible je crois que c’est l’immobilisme, le conservatisme, les avantages acquis, oui au LIBERALISME et non CAPITALISME, oui à la concurrence naturelle et oui au PME/TPE, les seules vraies créatrices de richesses et d’emplois au sein de notre pays France.

  43. Albert on 21st octobre 2010 8:20

    Merci à Vrignon et Landès d’apporter un peu de discours responsable dans ce lynchage syndical. Je m’occupe aussi d’une petite entreprise, et je soutiens pourtant cette grève, car je n’ai pas envie de travailler jusqu’à 65 ans voir plus …
    Vous faites tous remarquer que vos vies sont très laborieuses et éprouvantes, et pourtant vous condamnez ceux qui luttent pour vous permettre de partir « pas trop épuisé » ? cherchez l’erreur …

    En effet le seul responsable de ce désordre est ce gouvernement, et personne d’autre. Ne cherchez pas à inverser les rôles.

    Non je ne veux pas travailler jusqu’à 65 ans, non je ne m’éclate pas joyeusement au travail, oui j’aspire à un temps de repos bien mérité, même si je bosse à l’heure actuelle pas loin de 60H par semaine pour maintenir mon entreprise, alors de grâce cessez de geindre.

    Cordialement

    PS : arrêtez de m’envoyer vos fax incendiaires et inutiles.

  44. girod on 21st octobre 2010 9:50

    les ténors de l’opposition qui savent que la réforme des retraites est indispensable sont gravement responsables de la manipulation de l’opinion publique, encouragés par des médias complaisants. Ce qui donne l’impression que la France entière approuve et applaudit. L’opération anti SARKOSI se révèle payante car lorsque la réforme sera appliquée, ils seront débarrassés d’une sérieuse épine qu’ils n’ont jamais osé extirpée tout en sachant que c’était inévitable. C’est beau l’exception française !
    Quant à la manipulation des étudiants, elle est particulièrement odieuse car s’ils devaient prendre leur retraite à 60 ans, qui leur paiera la pension ?

  45. jerome on 21st octobre 2010 10:22

    Bonjour,

    C’est toujours avec grand plaisir que je regarde les discours télévisés de nos grands responsables syndicalistes. Même si comme à l’accoutumé, nous savons très bien que leurs revendications ne serviront à rien, ils ont le mérite, à chacune de leur apparition, de nous faire rire tellement ils sont idiots!!!
    Aujourd’hui chef d’entreprise d’une PME, j’ai pu constater lors de mes différentes expériences professionnelles passées, que dans 90% dans cas, les salariés syndiqués sont toujours ceux qui sont bon à rien, allez savoir pourquoi??
    Maintenant, constatons qui sont ces gens qui sont dans la rue:
    - les étudiants qui ne savent pas pourquoi ils font grève, ils ne sont pas encore sur le marché du travail qu’ils revendiquent déjà le droit d’être bon à rien
    - les nantis de fonctionnaires qui ne font déjà pas grand chose et qui voudraient en faire encore moins, alors qu’ils coutent cher à la société
    - les vieux pour qui cette réforme est mise en place, qui sont pour la plupart d’anciens fonctionnaires solidaires de leurs collègues, quelle bande d’imbéciles!!
    Résultat de cette grève : nul!!!
    La réforme sera de toute façon mise en place, sinon blocage du pays, dégradations et violences un peu partout, pertes financières pour les entreprises……….
    Alors encore merci Mmes et Mrs les grévistes, vous avez bien pourri la vie des 95% de non grévistes que compte la population française!!!
    Si le but de cette grève était de nous faire chier, alors, vous avez réussi votre coup!!

  46. Hiatus on 21st octobre 2010 12:50

    Je rejoins Albert, Vrignon , Landès.
    je suis entrepreneur, et je n’ai pas fait grève ;-)
    J »ai pris une ou deux heures dans mes journées chargées pour participer à plusieurs de ces manifestations.
    J’y ‘ai vu des salariés lambda, des cadres ainsi que le bataillon habituel d’enseignants et syndicalistes de tout poil. Allez y faire un tour, vous qui ne les voyez que sur votre télé, et vous serez – je l’espère instruits.
    Vous verrez que les gens qui manifestent ont un discours beaucoup plus cohérent que les responsables de Confédérations syndicales. (c’est aussi le cas pour nous , pauvres petits patrons, si médiocrement représentés)
    Il y a bien sûr l’immense déception , le gouffre entre le discours ambitieux du Candidat et la microscopique action du Président.
    Mais surtout, les gens ont peur, ils voient la régression, et l’argument que c’est partout pareil dans le monde ne leur est pas recevable.
    L’inquiétude née de cette soit-disant réforme, c’est celle d’être au chômage encore plus longtemps dès qu’on a dépassé l’âge d’un jeune ministre , c’est à dire d’un vieux salarié de grand groupe.
    Comme il y a quelques entrepreneurs (j’espère) sur ce site, je vous soumets le raisonnement suivant :

    Les retraites ne sont pas équilibrées , recettes < dépenses. Que feriez vous ?
    a) Le gouvernement ne veut pas baisser les dépenses (les retraités sont majoritairement ses électeurs)
    b) Le gouvernement ne veut pas augmenter les recettes (haro sur les prélèvements obligatoires, c'est très vilain).
    Du coup , il propose:
    - de siphonner l'épargne à long terme que constituait le fond de réserve des retraites (en le ponctionnant plusieurs années avant terme)
    - d'espérer créer d'ici quelques années (grâce à une croissance tombée du ciel) je ne sais combien d'emplois, qui permettraient miraculeusement d'employer des séniors encore plus âgés que ceux actuellement au chômage.

    C'est inepte.
    Ou alors le gouvernement sait très bien que ces emplois de séniors ne seront pas créés. Mais dans ce cas, qui s'étonnerait que les gens descendent dans la rue pour s'y opposer ?

  47. Thierry on 21st octobre 2010 6:18

    Merci aux syndicats qui viennent de me convaincre de délocaliser au Maroc qui n’est pas en grêve.

  48. laurent26 on 22nd octobre 2010 7:47

    J’en ai ras le bol: Je suis invalide de 2ème catégorie et, suite à un accident de travail j’ai été reconnu travailleur handicapé et je continue à bosser 80 h/semaine:
    -je vais quitter ce pays de faienants où les syndicats empèchent de travailler ceux qui produisent des richesses!
    Exemple:que Le Reste nous explique ce qu’est la prime savonnette que touche les roulants (60€)
    que les ignares de syndicalistes relisent K.MARX qui à la fin du 19ème siècle pronait »à chacun son dù selon son mérite ».
    -En parlant d’ignares ma fille va passer le bac à 15 ans, elle a été dans un collège privé où plus d’une dizaine de ces condisciples etaient des enfants d’enseignants du public! belle France!! Entreprises françaises faisons comme les multinationnales barrons-nous et allons faire nos 80 heures hebdomadaires à l’étranger!

    En attendant si nous faisions une action symbolique contre la grève des nantis: le 28 octobre 2010 à 12h30 trouvez devant une gare (signe de reconnaissance un drapeau ou un vetement bleu et klaxonnez sans interruption jusqu’à 12h40! pour les pîétons rdv gare et faîtes du bruit.

    Merci de faire circuler cette proposition, qui ne tente rien n’a rien!!!

  49. Sof on 22nd octobre 2010 9:50

    Merci pour cet article qui fait du bien.

    Quand je vois que 69 % des Français soutiennent la mobilisation, je suis inquiète. Je crois qu’il y a, dans notre pays, un gros problème de pédagogie.

    Qui peut croire que l’on peut ne travailler que 35 h/semaine et, en +, s’arrêter à 60 ans ?
    Qui peut croire que l’argent tombe du ciel sans rien faire ?

    Moi non plus, je n’ai pas envie de travailler plus longtemps mais je suis réaliste.

    Pour finir, j’ajoute que la retraite EST UN SALAIRE DECALE, CE N’EST PAS UNE ALLOCATION, CE N’EST PAS UN SMIC DES VIEUX. Une retraite n’a pas à être juste et équitable, tout comme, il y a des petites et gros salaires (je précise que j’ai un petit salaire).

  50. LEPOINTE on 22nd octobre 2010 10:52

    A tous ceux qui ont encore un peu de dignité :

    Quelques soient les revendications, les opinions politiques, la mémoire courte ou longue sur les évènements du passé, cela n’excuse pas la bêtise.

    La bêtise est dangereuse.

    J’ai été salariée depuis l’âge de 18 ans dans des petites et grandes structures. J’ai été licenciée d’une entreprise faisant partie d’un grand groupe. Et derrière moi, des centaines de personnes, un drame pour une petite ville.

    Je ne jette la pierre à personne mais à 40 ans, j’ai du me remettre en question, prendre des risques et créer mon emploi. Je suis seule avec un enfant et aujourd’hui je gagne moins que lorsque j’étais salariée, et je ne vous parle pas des horaires. Cependant, tous les matins, je me lève en me disant qu’un jour je pourrais gagner ma vie décemment, et peut-être créer un emploi. Mais voilà, j’aime travailler et, là, les feignants ne peuvent pas comprendre !

    Je comprends que les gens, la bouche pleine, puissent faire grève. C’est leur droit de perdre 3 jours de salaire et on veut bien les laisser faire, ça fait de l’animation, et puis l’apéro et les marrons glacés, c’est cool, la fête quoi !!

    Mais lorsque je réalise que j’ai du annulé tous mes rendez-vous, ce ne sont pas 3 jours de salaire que je perds, mais des semaines de travail de fourmi … et des cotisations sociales qui seront difficiles à sortir pour payer les chômeurs (car forcément il y en aura plus !!!) avant de parler de retraite. Et là, il n’y a qu’à faire une multiplication pour constater l’ampleur des dégâts à l’échelle de notre pays.
    Nous sommes pris en otage, j’ai l’impression d’être mise en quarantaine et je suis écœurée alors que la liberté est une des valeurs fondamentales de notre société. La liberté pour TOUS.
    J’ai même des clients qui profitent de leur disponibilité de gréviste pour faire leurs petites démarches, trop drôle !

    J’ai le souvenir d’un de mes anciens patrons (il n’y a pas que des affreux patrons, mais on s’en rend compte lorsque l’on a plus son travail) qui me disait : « Vous revendiquez ce point, je vous écoute ; mais quelle solution proposez vous ? ». Je crois que cela résume bien la situation.

    Et tous ces pauvres lycéens, qu’ils commencent donc à travailler à l’école, à savoir compter et à améliorer leur orthographe. Ils peuvent aussi commencer à s’exercer au commerce avec leur petit capital d’enfants gâtés : vendre leur i-pod ou leur téléphone dernier cri, leurs baskets aérodynamiques, leur piercing rouillé…. Ils pourront ainsi commencer à préparer leur retraite que nous sommes en train d’essayer de sauver ! Parce que, entre parenthèse, la nôtre est fichue !!

    Bon voilà, j’avais du temps ce matin,

    Bon courage à tous ceux qui ne baissent pas les bras devant la difficulté !

  51. GuyMove on 22nd octobre 2010 12:50

    Ahhhhhh heureux de vous lire, a quand une manif cotre les grèves le samedi ou dimanche pour celle et ceux qui le peuvent ??????

    A croire que la France marche à l’envers ce sont nous qui cotisons pour des branle…. dans la rue, il ne faudrait pas que je sois président un jour , car pour des grèves comme celle ci je supprimerais 1 jour de retraite pour chaque jour en grève !!! vous verriez ci il y aurait beaucoup de grèves avec des argument illogique et non réfléchi.

    Mr le président tenez bon!!!!!!!

    Ps et pourtant je suis employé et non patron, du moins pas encore …..

  52. GuyMove on 22nd octobre 2010 3:09

    Albert ? pourquoi ne pas avoir passé des concours sncf? pour une retraite plus taux :)

    A quand allez vous comprendre que si tout le monde travail plus longtemps , que ce soit temps journalier ou pour la retraite, on ne verra pas le changement peut etre tout de suite , mais les condition de travail point de vu stress et économiquement pour le pays seront bien meilleur, moi j’ai vu le changement dans le bâtiment pour les 35h, on etait a 39h , on est passé à 35 , mais le souci c’est que l’on en est venu à travailler 35h par semaine pour une demande de travail de 39 , croyez vous que nos ancien n’etaient pas en meilleur condition de travail en faisant des plus longue journée ??
    et en plus travaillait beaucoup mieux
    Croyez vous qu’en rapetissant le temps de travail dans des pays qui sont toujours en quête de développement et en expansion, on arrivera à en faire un pays ou l’on est bien, ou l’économie est bien et ou les gens gagne leur vie, pour ma pars, malgré que je sois un simple employé a 35h, je ne pense pas du tout comme ca… plus on épaissira le temps de travail, et plus on aura un mal être et un stress qui se génère et se communique nationalement

    dans ces cas là temps de travail qui se réduit pays qui régresse, mais ne venez pas pleurer d’aller chercher de l’eau au puys tous les matin , ou a la source, car elle n’arrivera plus au robinet, ne jalouser pas les etat uni pour les écran plat dernière génération …. on ne pourra plus se payer tout ca, et là il n’y aura plus besoin de trop travailler……

  53. jerome on 23rd octobre 2010 8:13

    Mrs les journalistes, arrêtez de donner du crédit à cette association de malfaiteurs qu’est la CGT. Vous nous passez en boucle l’image de ce responsable syndical de Grandpuits, Mr Foulard (qui ferait mieux de le serrer un peu plus pour éviter de dire trop de conneries!!) grand frustré de la vie, qui possède un QI proche de celui d’une limace
    Certes le droit de grève est un droit constitutionnel cependant la constitution indique les choses suivantes :
    La seule obligation est de respecter les conditions qui rendent la grève licite.
    Les grévistes doivent respecter le travail des non-grévistes.
    Le blocage de l’accès du site, les dégradations de locaux ou de matériels, ne relèvent pas d’une grève et sont illicites. Ils peuvent donc être sanctionnés pénalement, tout comme les actes de violence.
    A coté de ça, la CGT dépose un recours en justice pour entrave au droit de grève et pour violences, mais où va t’on?
    Depuis plus d’une semaine, ils cumulent les délits, incitation à la violence, entrave à la justice, dégradation…., alors Mrs les politiques, faites preuve d’un peu plus de fermeté avec ces délinquants!!!

  54. PHIBAH on 23rd octobre 2010 10:41

    Cela fait plaisir de constater que l’on n’est seul à penser que tout nous mène directement vers le mur… Mais cela n’est pas rassurant pour autant, bien au contraire. Je suis effrayé lorsque j’entends les représentants syndicaux justifier leur incurie par des arguments ineptes, dénués de toute logique et de fondements économiques!
    Aujourd’hui j’emploi 9 salariés, et demain je devrai me séparer de l’un d’entre eux… Plus assez de chiffre d’affaires… Et pas possible de réhausser les marges… Je ressent cette difficulté comme un echec. Mais que faire d’autre quand mon commerce est bloqué par une horde de manifestants 2 jours par semaines? Comment encourager les clients à venir faire leurs achats quand la police interdit le stationnement sur notre avenue ?
    Déjà que la conjoncture n’était pas florissante, alors là c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase!
    Et quand j’entend certain se plaindre de ne gagner « que 2300 € net par mois », je me dis que l’on ne vis vraiment pas dans le même monde ! Je me lève à 3 h du matin pour receptionner la marchandise, je ferme le magasin à 20h30, et cela 6 jours sur 7, et j’emmarge à peine à 2100€ brut !!! Et les dividendes me direz-vous? Quels dividendes? Cela fait 3 ans que pas le moindre dividende n’est venu remplir mon escarcelle. Je préfère privilégier les investissements, histoire de ne pas me déconnecter du marché. Encore cette année 40 000€ dans des nouvelles caisses et de nouvelles gondoles… Et surtout on essaie de préserver les emplois, tant qu’on peut… Mais aujhourd’hui on ne peut plus!!!

  55. cosy on 23rd octobre 2010 2:38

    Ok, c’est votre lieu d’expression ici, mais vous n’êtes pas obligé d’envoyer vos textes dans les autres boîtes, notamment à l’association où je travaille en tant qu’assistante sociale.
    Il serait bon aussi de vous faire aider dans votre réflexion, par des gens compétents car votre tract est vraiment du genre discussion de comptoir.
    Je ne sais pas ce qu’a dit Didier le Reste sur son salaire et cela m’importe peu. Oui certains salariés de la SNCF peuvent avoir 2300 € de revenus par mois, comme dans le social, la santé, l’éducation… En tant qu’épouse de cheminot roulant, je peux vous dire que mon mari travaille peut être 35 h en effectif, mais qu’il est souvent parti pendant 2 jours.. . Il a 1 ou2 week end toutes les 6 semaines, doit choisir entre Noël et Nouvel an. Quant aux autres fêtes de l’année, il est rarement à la maison. Dans un train, à gérer les suicidés, les fous, les malades, les excités, les menaçants, les retards dus au manque d’entretien du matériel pour raison de coût, les fraudeurs, etc…. Son salaire ce n’est pas de l’argent volé.
    ça veut aussi dire peu de vie de famille.
    D’ailleurs, pour ceux qui critiquent les fonctionnaires, allez postuler à la SNCF puisque cela vous semble être paradisiaque, il y a des postes : le travail est tellement plaisant que la SNCF a des difficultés à recruter.
    En tant qu’assistante sociale, je suis témoin de la misère et pas seulement celle des « sans emplois ». Celle aussi des salariés payés au SMIC qui ne s’en sortent pas financièrement.
    Allez dans les manifs, il n’y a pas que des fonctionnaires. Certains n’ont pas fait grève mais ont pris congés ou des récupérations pour être présents.
    Sachez aussi que (source INSEE) que l’espérance de vie en bonne santé (c’est à dire sans incapacité), ne dépasse pas 65 ans pour les homme et les femmes. Alors travailler jusqu’à 67 ans pour avoir une retraire à taux plein est un leurre.
    Alors oui, je soutiens les manifestations actuelles, même si elle me dérange dans mon quotidien.
    Car peu d’entre nous arriverons à avoir une retraite à taux plein.
    Quand tous les français seront payés au Smic, et que tous les retraites auront une pension de misère, vous n’aurez plus de clients. Car ce sont ces gens qui vous font vivre. Les très riches (de plus en plus nombreux et de plus en plus riches) n’ont pas besoin de vous. Ils ont leur « industrie du luxe », qui d’ailleurs se porte bien.

    Par idéologie et parce que mon pouvoir d’achat le permet, je fais vivre les artisans et les entreprises locales. Je ne vais que très rarement dans les grandes surfaces et n’achète pas auprès des grands groupes que ce soit pour mes lunettes, mes vêtements que pour ma nourriture; C’est ma façon personnelle de contrer le système actuel et je n’y trouve que satisfaction dans le service et la qualité, sans compter le côté humain et relationnel.
    Demain, si mes revenus baissent, c’en sera fini : il me faudra trouver d’autres solutions.
    Croyez vous vraiment que les privilégiés d’aujourd’hui soient les fonctionnaires ? Avez-vous suivi l’actualité économique ? A qui rapporte cette crise ?
    Vous vous trompez de cible et c’est bien dommage que vous tombiez dans ce piège.
    Ce n’est pas en attaquant les autres, en les démolissant que vous allez gagnez quelque chose, au contraire.
    Une perte n’est jamais individuelle, isolée, car elle finit par avoir une incidence sur la collectivité.

  56. jean-pierre on 24th octobre 2010 9:59

    j’ai reçu le tract « mépris et démagogie », par fax, à mon bureau.
    je n’ai pas aimé le contenu
    je ne crois pas qu’en ces moments de difficultés et d’inquiétude il soit opportun et intelligent de jeter de l’huile sur les braises
    je suis aussi petit patron, je travaille comme la plupart mes bonnes 60 heures par semaines, et je suis au vu de l’émission présenté sur le site dans la moyenne de revenu des petits patrons, avec une responsabilité personnelle et nominale importante, et j’apporte aussi du travail à plusieurs salariés et ai conscience de contribuer à créer de la richesse autour de moi
    je suis venu sur le site pour voir et suis un peu rassuré à la lecture des réactions de trouver des positions plus nuancées et plus positives: merci à Hiatus, Albert,Vrignon et Landes.
    il ne faut pas en cette affaire se tromper sur les responsabilités: sur les chantiers que je dirige les gars travaillent et travaillent dur. Avec des cadences et une pression de plus en plus soutenue. A soixante ans physiquement beaucoup sont déjà bien cassés.
    Alors un peu de respect ou de considération seraient quand même la moindre des choses. Eux aussi sont producteurs de richesses!
    Je comprends donc leur amertume comme la colère qui monte et l’indignation face aux inégalités qui se creusent

  57. horsjeu on 25th octobre 2010 4:14

    J’ai reçu ce matin le fax « mépris et démagogie » !! Je n’ai pas DU TOUT aimé ce que j’ai lu, pourtant je suis souvent plutôt en accord avec le CERF (il est vrai que je n’ai pas toujours le temps de tout lire !!). J’ai lu ailleurs avec la même colère, que la CGMPE avait le même discours que le CERF.

    Nous, patrons de TPE/PME, avons une certaine responsabilité envers nos salariés :
    - Leur procurer du boulot dans NOTRE intérêt.
    - Leur offri le plaisir du travail, car nous n’offrons malheureusement pas les mêmes avantages (salaires, primes, bonus, mutuelles, CE…) que les grosses entreprises du Cac40.

    Ils ont envers nous d’autres obligations. Mes collègues (je déteste le mot salariés) respectent les leurs.

    Nous travaillons ENSEMBLE dans l’intérêt de la petite boite qui nous fait vivre. Ils n’ont pas d’exigence car ils connaissent aussi bien que moi les limites de cette petite boite. Mais, chaque jour, nous avons plaisir à nous y retrouver. Chacun y travaille dur et dans le même état d’esprit.

    Aussi, moi qui ai eu une autre vie avant de devenir gérant de PME (entre autres de salarié dans des plusieurs entrerprises dont 3 licenciements économiques), je partage complètement leur colère face à cette réforme injuste.

    Encore une fois, ce sont nos salariés (les moins nantis du système) qui vont faire les plus gros sacrifices.

    Allons-nous, à l’image du MEDEF, dénoncer ce mouvement social ?
    Avons-nous des revenus personnels suffisants pour accepter pour nous mêmes cette réforme idiote et essentiellement destinée à imposer le système des retraites privées gérées par … quelques pontes du MEDEF !!

    Je vous demande un peu de solidarité avec nos salariés !
    Nous sommes de la même race… de celle qui travaille et qui produit !

    Si nos salariés ne gagnent pas correctement leur vie, si la précarité continue à s’installer chez les gens qui bossent… qui achètera les produits que nous fabriquons ??? Qui fera tourner les boites de bâtiments, les commerces… ??

    Et peut-être que si les petits patrons (nous sommes beaucoup plus nombreux sur le territoire que ceux du MEDEF) étaient montés au créneau avec leurs salariés (moi je l’ai fait), cela aurait apporté un crédit supplémentaire aux revendications.

    J’ai mis quelques temps en lisant les commentaires à m’apercevoir que je n’étais pas seul à penser la même chose. Merci à Jean Pierre, Hiatus, Albert , Vrignon et Landes… j’espère que je n’en oublie pas.
    6 sur 56, ce n’est pas une majorité, mais c’est quand même plus de 10% !!

    Et finalement, si le MEDEF, la CGPME et le CERF ont les mêmes discours, quelles sont les différences fondamentales de ces organisations ??

  58. François-albert on 25th octobre 2010 4:23

    Concernant la démagogie, 2%des salariés syndiqués ne peuvent pas représenter 98% de salariés actifs. Les élus de syndicat exercent le plus souvent leur mandat………Chez eux!
    Mieux j’offre un balai de grande taille à tous les syndicats pour balayer devant leur porte, car dans ma profession de formateur et faisant de l’insertion professionnelle je rencontre l’envers du décor!! C’est pas triste dans les syndicats c’est comme les autres notamment chez FO lorsque l’on veut faire démissionner le personnel on leur fait faire un travail d’un poste supérieur avec une rémunération proche du smig et on surcharge de travail avec du harcèlement moral!!!!! Est ce digne d’un syndicat? Et cela ne se sait pas car eux négocient avec l’employé! Voilà à quoi sert l’argent de nos impôts car il ne faut pas oublier qu’ils sont subventionnés par l’état. Un bon audit dans ce panier de crabes est utile.
    Passons sur les véhicules avec chauffeurs payés par qui et leur appartement !!
    Alors que le syndicalisme devrait être utile il stoppe l’économie de notre pays.Envoyons les en Corée du nord en charter.

  59. CERF National on 26th octobre 2010 9:00

    Bonjour,

    Et merci pour votre commentaire. Pour clarifier quelques peu nos positions par rapport à ce que vous avez compris du communiqué, il ne s’agit, une fois de plus, non pas de dénoncer le mouvement de grève ou le droit de grève mais bien deux choses très précises : 1. Il existe une différence fondamentale entre grève et blocage, et les blocages prolongés mettent en danger la survie de nombreuses TPE et donc aussi l’emploi de ces mêmes patrons et salariés dont vous parlez. 2. Ce que nous dénonçons ici n’est pas non plus les avancées historiques dont ont pu nous faire bénéficié les syndicats de salariés après-guerre, ni même la base de ces syndicats mais bien l’élite qui n’a semble-t-il pas fait son travail et revendique après dans la rue alors que la situation aurait pu être désamorcée bien avant. Nos propos sont donc certes aussi durs que la réalité, mais plus nuancés que ce que Pierre, Hiatus, etc… nous prêtent si l’on lit bien et entièrement le communiqué.

    Cordialement

  60. horsjeu on 26th octobre 2010 11:07

    Vous écrivez : « Face à des actes qui s’apparentent au terrorisme économique »…
    Et le passage en force d’une loi INJUSTE qui remet en cause les acquis sociaux fondamentaux des plus faibles, ça s’apparente à quoi ??

    C’est toujours ceux qui gagnent plus de 10.000 euros par mois (je ne parle pas de nous bien sur) qui expliquent au peuple qu’il peut vivre avec des rentes misérables !!

    Bien sur les blocages sont une hérésie, mais de quel autre moyen dispose les opposants à la réforme pour se faire, non pas entendre, mais ECOUTER ??

    C’est le gouvernement qui est responsable de ces blocages. Ne vous trompez pas d’adversaires. Nos salariés sont nos alliés.
    Pour le gouvernement, nous ne sommes rien. Quelle est notre représentativité en tant que TPE/PME face aux poids lourds du MEDEF ?? Parisot utilise notre image pour faire passer son message… « les petites entreprises vont déposer le bilan, les artisans… les petits commerçants… ».
    Je ne veux pas qu’elle soit mon porte parole… c’est pour cela que je lis souvent les parutions du CERF. Je ne me reconnais pas dans l’image de l’entrepreneur qu’elle véhicule.

    J’aurai préféré lire que le CERF était opposé au blocage découlant de l’autisme du gouvernement face aux revendications fondées des salariés des petites entreprises privées qui dénoncent, à juste titre, l’injustice de la réforme qui va impacter davantage cette catégorie face à des corporations toujours préservées et protégées.

    J’aurai voulu que le CERF s’empare du scandaleux dossier des régimes spéciaux, car sinon lui, qui va le dénoncer : pas les politiques et pour cause, …. pas la fonction publique (donc pas les syndicats) et pour cause… par le MEDEF allié des politiques qui le lui rendent bien.

    C’est à nous de crier notre différence avec le grand syndicat et cela commence avec un discours plus social, à l’image de notre comportement dans nos petites entreprises.

    C’est ainsi, et uniquement ainsi, que nous réconcilierons les salariés avec les petits patrons et que nous changerons l’image du dirigeant, tellement impopulaire grâce au MEDEF.

    Désolé d’insister. Désolé si je choque certains d’entre vous… mais il est temps de remettre le social à l’ordre du jour… nous en sortirions grandi.

  61. CERF National on 26th octobre 2010 11:30

    Au contraire, nous vous remercions d’insister et de vous exprimer ! C’est en vous exprimant et en nous faisant remonter l’information de terrain que nous pourrons effectivement prendre des positions représentatives. Nous comprenons tout à fait votre point de vue et nous en tenons compte. Nous aurons l’occasion de revenir dessus très bientôt. Veuillez nous excuser pour les réponses peu nombreuses et très courtes de ces derniers temps dues à un surcroît d’activités, comme vous vous en doutez, ce qui n’empêche pas que nous lisons avec attention tous les commentaires laissés.
    Merci encore pour vos témoignages, nous ne manquerons pas de revenir vers vous au plus vite.

  62. Anarkia on 10th novembre 2010 3:44

    Au risque de choquer,la réforme et formalités diverses et variés sur l’augmentation de la durée du temps de travail ne m’a pas perturbé.
    Les blocages,oui,cela m’a révolté.Au nom du droit à la grève et de la défense des acquis sociaux?
    A ce titre pénaliser des entrepreneurs et leurs salariés c’est vraiment se tirer une balle dans le pied.Travailler deux ans de plus,cinq ou sept ,je ne vois pas l’intérêt d’en discuter.La démographie,le vieillissement,les mutations sociales,les changements ne peuvent plus permettre un régime répartitif.Alors quoi faire ? Ne jamais prendre en compte la problématique,mettre la tête dans le sac ,bloquer user de rapport de force ;le même reproché aux gouvernants.Lequel est le plus légitime?Pour ma part, je ne fais aucune différence.La prise d’otage de part et d’autre est toujours la même et au final la note sera toujours payée par les mêmes.Travailler jusqu’à 62 ans ne me dérangerait pas si on me permet encore de pouvoir travailler à 55.Pour l’instant le travail des séniors est un problème (entre autre)alors les amener jusqu’à 62 ou 67 je pense que ce n’est encore qu’un effet d’annonce qui ne va rien résoudre.Hélas,pour tous.L’emploi me préoccupe plus que la retraite parce que pour aller jusque là dans tous les cas,il faut nécessairement en passer par là.Et pour ça ,collègues considérés comme tel ou pas les salariés ne le sont que parce qu’il y’a des entreprises qui embauchent et à qui on doit permettre de continuer à le faire.

  63. mich on 1st décembre 2010 8:02

    bonjour à tous,
    la crainte que j’ai quant à la réforme des retraites c’est que les esprits se figent et ainsi paralyse l’activité… effet à l’opposé de la recherche gouvernementale………
    l’inquiètude encore, c’est de voir le peu d’intérêt que le gouvernement apporte à la « contestation » et le dénie qui pourrait aussi bien s’appliquer à d’autres catégories pour d’autres raison…
    j’ai bien apprécié les remarques sur le cac 40……… au regard des commentaires on peut se poser la question du peu d’intérêt pour les autres castes………. quel poids pesons-nous alors que l’emploi dans les PME est majeur et doit prendre en considération l’expression du plus grand nombre………
    la réforme non concertée ne peut qu’engendrer de l’énergie négative……… mesurons nos propos pour affiner nos analyses…….
    cordialement

  64. grominet on 24th décembre 2010 6:43

    A la lecture des commentaires on sent bien qu’il y a une incompréhension totale du mal être des fonctionnaires et d’une manière plus générales de tous le salaries des entreprises du public.

    Gérant d’une entreprise aujourd’hui, hier il y a quelques decennies, employé 7 ans comme fonctionnaire, puis 7 ans comme conducteurs de trains à la SNCF, je sais de quoi je parle, j’y suis resté suffisamment de temps.

    En effet pour qui n’a jamais conduit un train, on peut pas imaginer la pénnébilité que cela représente de n’avoir rien à faire dans une machine. Et de savoir que vous allez devoir pendant encore 20 ans (la retraite étant à 50 ans, j’en avais 30 à l’époque) sans plus aucune motivation, compter les traverses qui défilent sous vos pieds. Résultat, plutôt que d’emmerder tout le monde en faisant grève pour réclamer une compensation salariale, sachant que d’autres, enviant ma situation, me remplaceraient très rapidement pour le même prix, j’ai préféré démissionner. Aujourd’hui à la tête de mon entreprise que j’ai créer qui est encore et toujours en pleine croissance, même avec 70 heures de travail/ semaine , je suis bien plus heureux. Alors que si j’étais resté à la SNCF, je serai à la retraite depuis 10 ans. C’est à dire que depuis dix ans je serai en train de cultiver peut être mon jardin, ou de repeindre les volets de ma maison, pour tuer le temps attendant je ne sais pas quoi. Peut être la mort. A non merci! très peu pour moi. Je ne regrette absolument pas la décision que j’ai prise il y a maintenant trente ans.

    Et que l’on ne me dise pas que depuis trente ans cela à profondément changer dans le statut des conducteurs de trains. J’ai un neveu qui est aujourd’hui conducteur de trains. Il a 2500€ net par mois pour….22 à 25 heures de travail par semaine. Oui vous avez bien lu 25 heures de travail par semaine. Mieux! En s’organisant avec des collègues, il arrive à faire ses 25 heures en trois jours d’affilés, ce qui lui permet d’avoir 4 jours par semaine de repos pour sauter dans le premier TGV venu et gratuitement avec cela, pour se rendre dans sa propriété des Landes, une ferme avec 12 hectares de bois. Son père, un ancien colonel à la retraite maintenant, lui a interdit de faire grève pour quelques motifs que se soit au vu de ses privilèges. On peut le comprendre.

    Mais me direz vous certes les conducteurs sont des privilégiés mais ils sont une minorité dans la fonction publique. Soit! Mais j’ai un autre neveu qui lui c’est mon expert comptable. Il travaille dans le cabinet de son frère. Mais il a une autre casquette: il est prof dans un lycée du sud ouest. Quand on connait la masse de travail que subissent les profs on peut se demander à quel moment il peut se consacré à son travail d’expert comptable. Et bien pourtant je peux vous dire que sur ces deux métiers qu’il exerce, celui qui lui absorbe le plus de temps c’est bien sa casquette d’expert comptable, celle de prof ne représente pour ainsi dire pas grand chose: 15/18 heures par semaine environ et encore. Il ne comprend pas ses collègues qui sont toujours en train de râler et de protester contre leur condition de travail alors que lui, de par sa casquette d’expert comptable il voit bien ce qui se passe dans les entreprises.

    Alors COSY qui écrit ici dans son commentaire, que son mari est roulant dans les chemins de fer, et décrit des conditions de travail que ni moi quand j’y était et ni mon neveu aujourd’hui, n’avons connues. Est ce que ce ne serait pas par hasard à la Riechbahn qu’il travaillerait son mari plutôt qu’à la SNCF?

    Mais on nous l’assènera toujours: tous ces cas sont des privilégiés. Le problèmes c’est que ces privilégiés sont des millions. Et même ils sont plus nombreux que les autres.

    Alors oui! Il est grand temps de réformer. Malheureusement je crois qu’il est déjà trop tard. Ce qui n’a pas pu se faire de gré se fera de force. Et un jour cette minorité qui supporte tout en silence se révoltera et tous les privilèges voleront en éclats. La sécu explosera, les caisses de retraite commenceront à payer les pensions en retard faute d’avoir pu les diminuer et finiront par ne plus les payer du tout ou une parti seulement. Bref c’est le chaos qui nous attends si nous ne faisons rien.

    Mais on vous rétorquera toujours que tout cela c’est de la faute des banquiers, il faut les taxer et les revenus du capital avec. Mais les premiers capitaliste est ce que ce ne sont pas les fonctionnaires eux mêmes? Est ce qu’il ne sont pas les premiers à souscrire des placements en bourse pour essayer de gagner un peu plus avec leurs économies. Ils ne se rendent pas compte que ce faisant la taxation de revenus du capital ce sera tous les petits épargnants qui seront touchés et pas seulement leur banquier qui lui, de toutes les façons s’en sortira plus facilement.

    Alors fonctionnaires et employés des services publiques mettez vous au travail et foutez la paix à ceux qui entreprennent et permettent de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état pour continuer à vous asperger.

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