Crise : le retour ?

juil 8th, 2011 | By CERF National | Category: 1 - CERF National, Communiqués, à la Une

Le Cerf le pronostiquait dès le mois de mars : le chômage et les défaillances allaient remonter avant l’été et d’ajouter que personne n’aurait rien vu venir, surtout pas ceux censés éclairer les décideurs politiques de tout bord pour agir ou élaborer leurs propositions d’action. Partenaires sociaux, Pôle Emploi, URSSAF, réseau consulaire, Coface, INSEE… C’est bien là qu’il faut chercher les causes majeures et principales des échecs et des erreurs  des gouvernements qui se succèdent depuis trop longtemps sans réussir à répondre fondamentalement aux attentes des Français et aux défis de notre temps. Cela rappelle malheureusement l’alerte lancée par le Cerf en avril 2008 et restée lettre morte, alors que les mêmes ne s’inquiétaient déjà de rien…

Ainsi, alors que la tendance était baissière sur un an, l’annonce la semaine dernière de l’augmentation du chômage de 0,2% conduit les commentateurs à nous faire part de leur « surprise » face à une « hausse inattendue ». Comme par un fait exprès, la situation sur le plan des défaillances d’entreprises (+17% en janvier)  s’inscrit dans la même tendance. Il n’y a rien de pire que ceux qui ne veulent pas voir. Et s’il existait un lien entre défaillances d’entreprises et inscriptions au chômage ? et si un fort taux de chômage était aussi à corréler avec un fort taux de défaillances d’entreprise, deux spécificités françaises ? certains, s’ils se posaient la question, loin d’être incongrue, y verraient peut-être la nécessité de réviser leur jugement qui les conduirait à remettre fondamentalement en cause, n’ont seulement leur communication, mais, surtout, leur façon d’appréhender leur mission et sa conduite. Au final, leur façon de servir l’intérêt général, dont ils nous rappellent sans cesse que c’est le cœur de leur mission. Une mission qui nous coûte cher, pour quel résultat ?…

Car sur ce plan, il faut malheureusement reconnaître que l’Etat a fait plus pour sauver des entreprises et donc des emplois tout au long de la crise, que l’ensemble des partenaires sociaux et des corps intermédiaires, dont on a pu que constater qu’ils ont découvert la crise un beau jour de septembre 2008 alors qu’une lame de fond décimait les entreprises et les emplois depuis plusieurs mois déjà et que leurs propositions n’ont pas été à la hauteur de la situation. Cet Etat a ainsi dû intervenir jusque dans les relations entre les banques et les entreprises alors que cela eut dû être fait au sein des organisations patronales ou dans les chambres de commerce et d’industrie. Cet interventionnisme, palliant à une défaillance majeure de représentation a ainsi pu sauver plus de 13 000 entreprises et 230 000 emplois grâce à la seule médiation du crédit, tirée d’une proposition du Cerf pour la prévention des défaillances d’entreprises. Pour faire mieux, il eut certainement fallu que l’Etat puisse s’appuyer sur des partenaires fiables et forts. C’est le triste constat inverse qui a conduit aux conclusions du rapport du Médiateur de la République, qui parle du burn out de la société française…

A la veille d’une campagne électorale déjà bien entamée, la question n’est peut-être plus tant de savoir qu’elle équipe gouvernementale pourra nous sortir de l’abîme dans laquelle la France s’enfonce, que de savoir ce qu’il convient de changer en France, pour qu’une équipe au pouvoir, quelle qu’elle soit, puisse avoir une chance, enfin, de réussir.

Pour l’heure, l’urgence est au sauvetage des entreprises qui rencontrent de nouvelles difficultés qui se sont confirmées en février et mars et que la prochaine augmentation des taux d’intérêt, que la Banque Centrale Européenne s’apprête à nous annoncer aujourd’hui même, ne va pas arranger.

Il est donc urgent de s’assurer du maintien des dispositifs d’accompagnement des entreprises en difficultés et notamment de rappeler l’existence de la médiation du crédit comme solution d’urgence et des programmes mis en place avec Oséo, la Caisse des Dépôts et Consignation et le FSI pour le financement  des entreprises, d’accélérer le démarrage du programme « Entreprises » au sein de la Banque postale pour la distribution de crédits professionnels qui sera de nature à faire bouger positivement ses concurrents.

La mise en place par l’Observatoire du financement des entreprises de la demande du Cerf de suivre les demandes de crédits de moins de 25 000 € qui n’étaient pas pris en compte jusqu’à maintenant doit être aussi accélérée afin de suivre l’évolution d’une situation déjà préoccupante. Elle doit s’accompagner d’une meilleure connaissance de la situation bilancielle des Très Petites Entreprises qui sont les plus sensibles et vulnérables aux changements de leur environnement, lesquels sont à ce jour très mal mesurés par les différents indicateurs existants et dont il faut impérativement améliorer la pertinence conformément aux préconisations du Cerf, pour assurer aux politiques en place les bons outils de mesure des situations sur lesquelles ils sont appelés à agir le plus tôt possible.

L’annonce aujourd’hui par l’Autorité de la Concurrence d’une baisse des taux des commissions sur les cartes bancaires, une demande ancienne du Cerf qui satisfera l’ensemble des commerçants si son application est réelle , ne doit pas faire oublier la nécessité de faire baisser l’ensemble des frais bancaires, trop souvent injustifiés et déconnectés de tous services réels, et qui sont un aggravateur de la situation de la trésorerie des entreprises et un accélérateur de la dégradation de la situation économique en période de crise ou de repli comme aujourd’hui.

Sur le plan de la fiscalité, la publication du rapport de Gilles Carrez qui confirme la différence d’imposition réelle entre les grandes entreprises et les plus petites doit accélérer la seule prise de décision qui vaille en la matière et qui constitue une des simplifications les plus attendues faite par le Cerf : les dispositions appliquées aux auto-entrepreneurs doivent être étendues aux Très Petites Entreprises. Le coût de ce dispositif, sans parler du coût qui résulterait de ne pas le mettre œuvre, pourrait être financé par la solution du député auteur du rapport qui propose la mise en place d’un impôt minimum pour les grandes entreprises bénéficiaires : en effet, l’orthodoxie économique voudrait que ce revenu d’activité soit avant tout réinjecté dans le soutien de l’activité, donc le financement de la baisse des charges pesant sur les petites entreprises, plutôt que dépensé au remboursement de la dette, ou pire, au fonctionnement de l’Etat.

Enfin, sur le plan de l’emploi, et sans attendre la nécessaire révision du financement de la solidarité qui ne peut plus reposer sur le seul coût du travail qui fragilise sans cesse plus les entreprises et les emplois, les entreprises en difficultés ne doivent plus, pour faute de moyens, se soumettre à licencier du personnel, qu’elles continuent de financer quand ils n’ont plus d’activité alors que l’entreprise, elle, devrait faire un effort d’activité : cette situation devenue structurellement admise et « normale » revient juste à accélérer la chute. Il est donc urgent au contraire de permettre aux entreprises d’embaucher sans augmenter leur masse salariale : le Cerf propose pour cela le contrat de relance, limité dans le temps, qui permet pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans ou d’un sénior de plus de 55 ans de déduire l’intégralité du salaire des charges à payer par l’entreprise. Les chiffres du chômage enregistreraient une baisse significative en quelques mois, tout en soutenant l’activité grâce à la création d’emplois productifs encadrés par de vrais contrats.

19 réponses to “Crise : le retour ?”

  1. Joel 21 on 12th juillet 2011 2:08

    Vous citez les séniors de plus de 55 ans, très bien. Mais il faudrait déjà que l’Etat employeur donne l’exemple en gardant ses agents aussi longtemps que dans le « privé ». Il faut restreindre uniquement aux séniors de secteur privé. La réalité sur le terrain avec le cumul emploie-retraite, est que vous vous trouvez face à un « dumping social », un parasitisme économique de cette franche de la population. Il en va du salariat, aux TNS. Exemple : avec un client qui me sort des statistiques pour me dire : vous êtes notre meilleurs avec les meilleurs scores et découvrir que vous perdez quand même 80% de ce client car un « jeune retraité » démarche à 1/3 de vos honoraires. Nous vivons tous les jours cette concurrence déloyale. Des associations d’ex qui captent les marchés. Une frontière floue avec leurs anciennes activités. Une dispence de formation qui permet toutes les dérives (exemple récent avec l’affaire Renault). Je suis aussi formateur et je n’hésite pas à annoncer la couleur, aux jeunes pro (pourtant excellents). Le cumul emploi-retraite permet le maintient d’entreprises qui seraient économiquement non-viable, comme d’avoir des salariés peu exigeants car leur carrière est déjà derrière eux… C’est digne d’une oligarchie !

  2. Didier VERGNON on 12th juillet 2011 2:20

    Vos analyses ont toujours été d’une grande pertinence. Mais dans un pays comme la FRANCE, les Hauts Décideurs n’écoutent que ces gens grassement payés à vous noyer et à se noyer eux-mêmes dans des chiffres et des courbes analytiques ne tenant aucunement compte de la triste réalité du terrain qui saute aux yeux de tous.

    Je souhaite au plus profond de moi, que le Chef de l’Etat actuel prenne rapidement conscience de l’urgence économique de notre Pays ainsi que des dispositions telles que vous les soumettez.
    Il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA pour comprendre une logique économique d’entreprise et toute son implication dans l’économie d’un pays.

    Encore faut il oser braver l’immobilisme étatique et affronter de plein fouet les conflits d’intérêts tellement personnels qui se cache la soit disante classe politique.

  3. CAILLE on 12th juillet 2011 5:29

    Je suis seul dans mon entreprise de maitrise d’oeuvre en bâtiment créée en 2010 dans le 44.
    En 2008 j’ai eu à faire à bon nombre de « mauvais payeurs » (dont investisseurs) profitant de la crise.
    J’ai assigné au tribunal (payé frais d’huissier, avocat, AGIOS…), j’ai été débouté (pas assez d’éléments prouvant qu’ils m’avaient bien missionné, alors qu’ils ont joué sur ma naiveté, signé les demandes de permis de construire et encaissent des loyers avec des permis de construire que j’ai obtenus mais non payés …)
    Ceci étant dit je me suis retrouvé dans une situation financière très difficile, les banques encaissant AGIOS et ne voulant rien entendre. Finalement en allant au plus haut j’ai obtenu une avance de trésorerie via OSEO. Mais ma situation financiere reste précaire, surtout que le décalage au niveau des charges sociales risque de me « faire tomber » alors que je commence à remonter (même si tribunal pas résolu). Les organismes sociaux à qui je demande de tenir compte de ma situation pour étaler les ajustements ne sont pas du tout ouvert: « j’ai un meilleur chiffre donc je peux payer », mais j’ai commencé par payer mes dettes en essayant de discuter toutes les semaines les AGIOS ETC
    jE NE VOIE PAS NON PLUS 2012 COMME UN RENOUVEAU CAR LES BANQUES ACCORDENT DIFFICILEMENT LES PRËTS, LES NORMES DE CONSTRUCTIONS DEVIENNENT DRACONNIENNES (BBC, parasismique etc) ET AUGMENTENT LES COUTS, DONC LES BANQUES N’ACCORDERONT PAS OU DEMANDERONT ENCORE PLUS DE GARANTIES QUE LA PLUPART NE POURRONT FOURNIR.
    SI JE PEUX TROUVER AUTRE CHOSE JE FONCE, MAIS A 52 ANS (35 ANS D’EXPERIENCE) JE CONSTATE QUE C’EST LOIN D’ËTRE GAGNÉ!!!

  4. C VORMUS on 12th juillet 2011 6:10

    De la  » drôle de crise » – ELUCUBrAtIONS d’UN PRIMATE

    Pour compléter cet intéressant, précis et factuel commentaire en rapport direct avec le problème des PME/ TPE françaises, je me permettrais d’y ajouter les COGITATIONS d’UN PRIMATE/

    1) La « crise financière  » d’origine américaine a attiré les fouds de guerre sur les TRADERS, qui n’ont fait que bien exécuter le travail pour lequel ils étaient mandatés par … des DONNEURS d’ORDRE : LES SPECULATEURS.
    Cette époque a consacré la derive des continents de 3 MONDES/
    a) la SPHERE ECONOMIQUE- dans le quel se débattent entreautre des ENTREPRENEURS pour délopper leur projet,
    b) la SPHERE DES FINANCIERS, dévoyant leur mission initiale de POURVOYEURS DE RESSOURCES FINANCIERES ( des entreprises et des particuliers),
    c) la NEBULEUSE DES SPECULATEURS, confondant pour leurs INTERETS PERSONNELS la FINANCE et le CASINO
    En un mot, le PERIL MONDIALactuel s’appelle SPECULATION. En effet, tout est terrain de jeu pour la SPECULATION ( la finance, les matières premières (pétrole,métaux précieux, terres rarre…..eet entreprises elles-mêmes cf fonds de pension).
    Pour faire court, le paroxisme de la situation est caractérisé par les 3 AGENCES PRIVEES de notation qui font « trembler  » les ETATS EUX-MEMES, en leur octroyant des mauvaises notes, au moment ouelels le décident, ce qui a pour effet d’augmenter les charges de remboursement des ETATS, qui n’avaient pas besoin de cela.

    Pour être constructif,quelques pistes sur lequelles FACTUELLES:

    a) créer une agence de notation à l’échelon mondaile du FMI ou de l’ONU,
    b) créer une entité mondialeNON PRIVEE, chargée de PRETER aux ETATS,
    c) définir des régles factuelles soit pour créer le délit de spéculation, en particulier sur des ensembles créant de la VALEUR AJOUTEE HUMAINE ( les entreprises° , soit pour la surtaxer.
    exemple de début de règle : toute opération de rachat revente à très court terme( à définir) enegendrant des plus values plus que significatives, dans CE LAPS DE TEMPS.
    Comment en effet areconnaitre une vériét FIANCIERE, ECONOMIQUE ET SOCIALES lors de la chute de valeur de 10% ou plus d’une société cotée en bourse, à la suite de discours malencontreux de son Dirigeant (Cf ALACATEL).
    Restant à votre écoute
    CHV

  5. Philippe TESNIERE on 12th juillet 2011 6:43

    qui permet pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans ou d’un sénior de plus de 55 ans de déduire l’intégralité du salaire des charges à payer par l’entreprise

    Je ne comprend pas très bien.

    En principe les salaires et les charges sociales sont bien déductibles du Chiffre d’affaire et donc du Bénéfice.

    Pouvez vous éclaircir ce point ?

    Ne voulez vous pas dire plutôt que ces salaires seraient déductibles des impôts.

    Dans ce cas c’est différent,mais ne vous attendez pas que le gouvernement réduise les impôts alors qu’il est en déficit.

    Il ferait mieux de taxer le marché de l’art.

    C’est une taxe qui rapporterait beaucoup d’argent quand on voit combien a été acheté « l’homme qui marche » de Giacometti

    Une horreur qui coute 74 millions d’€uros

    Bonne soirée

  6. Bonhomme on 13th juillet 2011 6:59

    Bonjour,
    Je partage tout à fait votre analyse concernant les TPE et l’embauche. Je gère une TPE, j’ai dû licencier mon assistante en raison d’une forte baisse d’activité en 2009 suite aux licenciements et réorganisations massives chez mes deux principaux clients. Et ce n’est certainement pas cela qui aide l’entreprise, qui a, au contraire besoin dans ce type de situation de toutes les ressources pour faire face. Aujourd’hui je serais prête à réembaucher mais le coût des charges est trop élevé et les engagements trop importants sans visibilité. Je serais preneuse du contrat de relance qui me semble un réel avantage pour aider les TPE qui ont de réels besoins. Je suis convaincue que le chômage pourrait ainsi baisser. Il me parait plus intéressant de faire travailler les personnes en aidant les petites entreprises plutôt que de les payer à rester chez eux. Tout le monde serait gagnant : moins de chômage, des petites entreprises plus performantes et cela éviterait d’entraîner tout le monde dans le burn out !!! …d’où économie de santé etc…

  7. Simon on 13th juillet 2011 8:17

    Bonjour,
    je lis toujours avec intérêt vos différents articles. J’aime le ton qui se veut à la fois pragmatique et « grande gueule ». Les arguments avancés sont souvent fondés et en même temps votre dernier paragraphe me laisse dubitatif. En effet, de mon côté, j’aimerais embaucher mais je ne le peux pas car les charges sont trop lourdes. Quand je vois le CA supplémentaire que je dois générer pour assumer financièrement une nouvelle embauche, c’est mission très délicate et trop risquée ! Votre proposition semble pertinente au premier abord mais elle est court-termiste car le contrat de relance va se limiter dans le temps et au bout de ce temps, nous serons contraints de nous séparer de cette nouvelle embauche car elle deviendra trop lourde à supporter. La baisse du chômage sera donc fictive et en tout cas il y aura une plus grande rotation des chômeurs, c’est peut-être le seul avantage que votre proposition pourrait apporter. Car pour moi, maintenir les personnes en activité est le meilleur gage de les tenir motivés et utiles à la société.
    Je rebondis néanmoins sur votre proposition en essayant d’y apporter un point d’amélioration. Pourquoi ne pas la mettre en parallèle de l’assurance prospection COFACE ? C’est une assurance financée par des fonds publics qui permet à une entreprise de se développer à l’export sans supporter la totalité du risque de l’investissement. Si l’entreprise génère de l’activité, elle rembourse à la COFACE ce qu’elle lui a avancé, si le développement export échoue, l’avance remboursable reste acquise comme une subvention. On pourrait imaginer exactement le même système pour l’embauche d’une personne dans le cadre de ce contrat de relance. Le risque est mesuré et l’embauche est liée à la création d’activité, sans pour autant augmenter la masse salariale dans un premier temps.
    Bien cordialement
    Christophe Simon

  8. Blanc on 13th juillet 2011 8:30

    Il n’est un secret pour personne que les charges, aussi lourdes soient-elles, qu’ont à supporter les entreprises ne suffisent plus, depuis quelques temps déjà, à couvrir les dépenses du type famille, santé, chômage, retraite etc. Dans le système actuel, réduire le coût du travail par une baisse de charges supplémentaire revient à creuser un peu plus le déficit des différents organismes sociaux concernés. Depuis des années et avec le succès que l’on sait, gouvernements après gouvernements, de droite comme de gauche, des mécanismes plus alambiqués les uns que les autres ont permis aux entreprises d’alléger partiellement leurs charges salariales en privilégiant tantôt les jeunes, tantôt les vieux, les moins formés, les plus bas salaires, les chômeurs de longue durée et toutes autres catégories à favoriser sur le moment. A l’évidence, tout le monde est d’accord, puisqu’on s’ingénie depuis bien longtemps à trouver tous les moyens possibles pour alléger les charges, c’est bien qu’elles constituent un des freins unanimement reconnus à la compétitivité de notre main d’œuvre, donc à la création d’emplois. Il est toutefois une question à laquelle il faut bien apporter une réponse : comment, en les alimentant moins généreusement, selon le système actuel, peut-on continuer à faire vivre des caisses qui se vident déjà plus vite qu’elles ne se remplissent? Cette réponse ne se trouve certainement pas dans la mise en place d’un énième système d’allègement qui ne règle rien sur le fond. La France s’est construit, petit à petit, un modèle de société dans lequel tout le monde ou presque, salarié ou non, bénéficie de prestations sociales (allocations familiales,RSA, CMU …). Remettons donc tout à plat et bâtissons un système dans lequel 1) on cesse, en faisant cotiser tous les Français, de faire porter l’essentiel de la charge de la protection sociale au seuls salariés 2) on ajuste nos dépenses à ce que la nation peut réellement s’offrir sans s’endetter. Ça s’appelle vivre selon ses moyens. Si on cessait, en plus, d’être le pays dans lequel on passe le moins de temps au travail, on ferait un autre grand pas en avant. Mais c’est là un autre sujet.

  9. FB on 13th juillet 2011 8:36

    APPLIQUER LES PROPOSITIONS DE MARINE LEPEN ET VITE !

    A l’inverse l’effondrement est garanti avec révoltes à l’appui.

  10. Gilles CHAPPUIS on 13th juillet 2011 9:35

    Je lis toujours avec le plus grand intérêt vos articles qui sont souvent très pertinents.
    Je suis gérant d’une TPE et je retrouve beaucoup de mes préocupations dans vos articles.

    Merci pour votre travail.
    J’espère qu’il ne sera pas vain …

  11. Scotti on 13th juillet 2011 2:31

    Votre langage parait couler de source.
    Qu’est ce qui arête aujourd’hui une telle orientation politique ?…. à part bien sûr quelques privilégiés puissants ?
    Je ne comprends pas, c’est pourquoi je refuse de faire de la politique car je n’ai pas la science infuse mais je tiens à éviter de perdre mon temps à parlementer avec des pouvoirs en place qui ne s’engage jamais faute de je ne sais quoi.

  12. huli on 13th juillet 2011 3:57

    pas besoin d’attendre les résultats de la hausse du chômage pour parler de retour de crise… « retour « est ce vraiment le mot …nous n’avons eu que des bribes…. la vraie crise est devant nous… les économistes avertis l’annoncent depuis pas mal de temps…la dette et la faillite américaine qui s’annonce depuis longtemps va avoir des conséquences mondiales impossible à contenir.

    la baisse des frais bancaires semble une priorité dans la situation actuelle …quand on fait le calcul du poste services bancaires pour une TPE c’est énorme … et sur le plan de la fiscalité il semble évident qu’il faut étendre les dispositions au TPE…

  13. papicuistot on 14th juillet 2011 2:44

    combien de SMIC ou retraites le plus petit salaire (ou indemnitésssss) de nos maires , députés, conseillés régionaux, représentent t’ils? ils en ont rien à foutre de nous !!!!!!

  14. Caillé gérard on 17th juillet 2011 10:07

    une nouvelle fois , je suis d’accord avec cette analyse du CERF. Beaucoup trop incohérences dans la façon et la manière de gérer notre pays, nos dirigeants politiques manquent de compétence, de perspicacité, de lucidité, ne sont plus à l’écoute de tous nos problèmes. Pendant ce temps là la gangrène s’est installée depuis mai 2008, les entreprises ferment à tour de bras, les licenciements pleuvent et le coût de la vie une catastrophe. Voila!

  15. GRANGER on 18th juillet 2011 4:07

    Tout à fait d’accord pour l’exonération de toutes les charges d’un salarié de moins de 25 ans ou d’un senior de plus de 55 ans . Il ne faut pas se voiler la face, c’est malgré tout très compliqué parce que la plupart des jeunes ont bien compris de leurs professeurs de cebtres de formation qu’ils avaient des DROITS, mais pas des DEVOIRS . Encore plus critique pour les seniors qui à 55 ans sont « cassés » de partout, mais le plus embêtant ne veulent plus évoluer et ont la science infuse !
    Mais il y a autre chose, dans le domaine de l’ébénisterie, menuiserie, charpente, couverture, nous avons besoin de beaucoup de jeunes en apprentissage, le problème est le coût des formations sur 2 à 3 années. Prendre un jeune dans une entreprise du bâtiment de moins de 20 salariés devient totalement impossible car le coût est trop important.
    Certes, former des jeunes est un plaisir mais … Combien ça coûte à l’entreprise, il faut un encadrement de qualité, des véhicules plus grands pour les emmener sur chantiers, financer les frais de repas, d’hôtel et assumer une partie d’un salaire ainsi que les charges . De plus toute entreprise qui se respecte doit encadrer ces jeunes, l’adulte ou le formateur sur chantier perd beaucoup de temps et n’avance plus sur ce même chantier .
    L’ETAT devrait prendre en charge les frais de formation à 100 % en 1ère année et au moins à 50 % la deuxième . Il faudrait d’autre part enlever ces formations à l’éducation nationale qui n’à rien à faire dans ce domaine .
    A bientôt 63 ans, je travaille encore 60 heures par semaine, mais c’est un plaisir G GRANGER

  16. KAZMIERCZAK Frédéric on 25th juillet 2011 8:22

    Bonsoir , quelle pertinance ! Mais comment faire admettre ces pensées évidentes à des personnes qui ne souhaitent rien entendre ou ne rien voir . Je suis de tout coeur avec vous et souhaite profondémment que nos décideurs , de quelques bords qu’ils soient , trouvent enfin le chemin du bon sens et de la raison et appliquent pour de bon une politique vertueuse que l’on attend d’eux !
    Cordialement ,
    Frédéric .

  17. B Bouveron on 2nd août 2011 12:26

    Bonjour

    Je découvre avec plaisir votre site . Je suis adjoint de direction dans une entreprise que je souhaitais reprendre mais je pose beaucoup de questions .

    Il semble que le législateur se défosse sur les acteurs économiques en leur faisant jouer le role d’amortisseur social dans un contexte économique très dégradé .

    Dans un contexte de crise , cette attitude devient très difficile à accepter .

    Malheureusement seule la démagogie est payante en politique .Aussi les paroles ne seront donc pas suivies d’actes .

    Bonne continuation

  18. Pascal on 14th août 2011 2:11

    Plusieurs réflexions :
    1) En tant que dirigeant d’une société de services dont je suis l’unique acteur, contrairement à plusieurs auteurs de commentaires publiés dans cette page, je n’ai absolument aucune envie d’embaucher !
    Limiter les coûts doit être la principale priorité avec la recherche de clientèle ou d’affaires et la limitation au strict nécessaire des tracasseries administratives, juridiques et sociales. Or, en France et avant tout en France, les coûts administratifs (comptabilité, gestion de personnel, juridique, social, etc.) représentent les plus gros dévoreurs de marge brute et de trésorerie. Embaucher ne se justifie pas pour une TPE sauf lorsqu’elle y est contrainte par les faits (assistance technique sur chantier, nécessité incontournable à la réalisation ou fabrication, etc.), auquel cas elle doit être très solide financièrement pour ne pas flancher en cas de réduction d’activité. Dans le cas de ma propre entreprise, lorsque je ne peux totalement répondre à la demande d’un client, je fais appel, en sous-traitance, à d’autres entreprises comme la mienne, constituées d’un seul acteur, pour m’aider à emporter le marché en fournissant une prestation en complément de la mienne, qu’elles me facturent et que je refacture mon client. Par principe, je reste le maître d’oeuvre et assume cette position, tout en faisant l’économie d’une embauche et des multiples tracasseries qui en découlent.
    2) Tout système vivant élimine les plus faibles de l’espèce; dans les périodes de disette, les moins solides disparaissent en premier. Dans les cas des entreprises, petites ou moyennes, en période de crise, le constat est le même ! Il faut se souvenir que bon nombre de demandeurs d’emploi ont été poussés à créer leur entreprise sans forcément avoir fait montre de capacité à gérer (il ne suffit pas d’être un bon technicien ou un spécialiste d’un domaine pour mener une entreprise, quelle qu’elle soit). Ces personnes qui ont été sorties des chiffres du chômage peuvent effectivement y revenir lorsque, conséquence de leur faiblesse (qui peut avoir mille causes), elle jettent l’éponge ou y sont forcées par la loi.
    3) OSEO est la meilleure chose qui ait été promue par l’Etat depuis le début de la mandature actuelle du chef de l’Etat. Les banques, toujours friandes de garanties, se montrent très sensibles à l’épaulement d’un dossier par OSEO; Qu’on le veuille ou non, quelque ressentiment ait pu naître dans nos esprits vis-à-vis d’elles, l’économie ne peut pas se passer des banques. Alors, composons avec elles !

  19. Maître Artisan on 8th décembre 2011 11:19

    Depuis l’arrivée de l’euro, c’est une perte de pouvoir d’achat de 39.95 % !!!!!!!!!!! (Poivre d’Arvor France 3)
    Sarkozy , en sa qualité de sauveteur en mer ………se débat dan la boue.
    Hollande qui donne raison au dernier qui parle n’est que le remplaçant de DSK et va nous plonger dans l’abîme en dénaturant notre Nation.

    Redorer notre blason France et exprimer l’amour de notre pays sont les fondations de notre avenir

    Les maires socialistes vont signer pour les communistes et les verts pour atteindre le quota habituel, alors Messieurs les Députés, si vous placez les intérêts de vos partis avant la démocratie et la liberté, ayez l’honneur de redonner l’anonymat aux Maire quand ils choisissent un candidat à la présidentielle et arrêtez ces pressions envers eux tel des mafieux.
    Si la candidate que j’estime la seule capable de nous relever n’est pas en lice; je prendrais les armes comme nombre de mes confrères et cette menace n’est pas vain mot.

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