Origine


Le Cerf, une force d’action et de propositions au service des TPE.

 

L’association Créateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) est une organisation patronale qui relaye les revendications des petits patrons auprès du gouvernement et des parlementaires. Le Cerf se revendique ainsi comme le premier lobbyiste des TPE.

2003, une année charnière pour les TPE

L’augmentation importante du nombre de défaillances d’entreprises coïncide avec la mise en place des 35 heures.

50 000 entreprises disparaissent entraînant la destruction de 70 000 emplois non salariés et de 200 000 emplois salariés.

Malgré leur importance dans l’économie et le financement de la solidarité, les très petites entreprises sont mal défendues sur ce dossier. Les organisations patronales laissent filer les 35 heures.

Il existe, en 2003, une carence de représentation des TPE au sein des organisations patronales. Ces syndicats ne jouent pas pleinement leur rôle de corps intermédiaires : ils ne relaient pas les attentes et les inquiétudes qui émanent du terrain, et n’avertissent pas l’exécutif des évolutions de la conjoncture.

Les intérêts des TPE ne sont pas non plus pris en compte par les pouvoirs publics. Elles n’apparaissent pas dans les statistiques publiques : l’Insee n’a pas de visibilité réelle sur les entreprises qui réalisent moins de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires ; 750 000 euros pour la Banque de France. Or une TPE, 95% des entreprises en France, réalise en moyenne un chiffre d’affaires inférieur à 400 000 euros… Quant à l’Acoss, elle publie, chaque trimestre, le niveau d’emploi dans les entreprises de plus de vingt salariés !

Louis Lambel prend alors la décision de créer les Créateurs d’Emplois et de Richesse de France (Cerf). Le Cerf est à l’époque la seule plateforme de représentation des TPE à défendre une exonération des charges sur les heures travaillées au-delà de la 35e heure. Le Cerf est également la seule organisation patronale à interpeler le gouvernement et les politiques, sur les défaillances d’entreprises et la baisse du pouvoir d’achat.

Le parcours de Louis Lambel

Louis Lambel est issu d’une longue tradition d’entrepreneurs et d’artisans. Il reprend sa première entreprise à 30 ans et se lance avec succès dans différentes activités commerciales du secteur alimentaire et non alimentaire : restauration, commerce de vêtements, chaussures, jouets, quincaillerie… Il inaugure les premières boutiques dans le métro, le premier parking souterrain sous un immeuble.

Parallèlement, Louis Lambel mène une longue carrière syndicale. Il est notamment l’un des fondateurs de la CGPME à Paris auprès de Lucien Rebuffel en 1977. Dès le début des années 80, il se consacre à la défense des TPE et PME au sein de plusieurs instances consulaires : Prud’hommes, Commissions départementales des baux commerciaux et des impôts, Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, Conseil Economique et Social Régional d’Ile-de-France… Il sera décoré de l’Ordre du Mérite.

La défaillance des organisations dites représentatives, tant syndicales que consulaires, sur des sujets comme les 35 heures et le développement de la grande distribution, le conduisent à créer l’Union des Très Petites Entreprises (UTPE), devenue en 2003, les Créateurs d’Emplois et de Richesse de France (Cerf).

Louis Lambel est décédé le 18 août 2009.