Entreprise : cette « plaie » qui fait pourtant défaut à la France (1)

1 mai, 2012 · 7 commentaires 

Responsable du chômage, de la pauvreté, de la casse sanitaire et sociale du pays, sans aucun apport bénéfique pour notre société, l’entreprise, cet ennemi « sans visage », fait un bouc-émissaire parfait en période électorale : elle ne vote pas. Mieux, on peut en plus faire croire aux Français qu’on les épargnera en taxant cette hydre odieuse qui sert les marchés, cet autre « ennemi invisible », en lui fournissant de la main-d’oeuvre/consommatrice qui sert à alimenter le « système » par son travail et sa consommation. L’exploitation du travail par le capital est bien sûr toujours à l’oeuvre. En France plus qu’ailleurs. En tout cas, sur le plan de la dialectique. Il en ressort de grands discours sur la justice. Mais pour quel néant ?

Car au nom de cette posture ne voit-on pas resurgir des propositions démagogiques, populistes et dangereuses ? Notamment de la part de ceux qui prétendent « rassembler » les Français, mais qui, à bien y regarder, manipulent honteusement l’opinion en cristallisant ses peurs sur l’économie et ses acteurs, alimentant ainsi, plus que jamais, et en profondeur, la division du peuple de France, le levant contre ce qui reste sa seule chance d’atteindre les objectifs de création de richesse et d’emplois, permettant de soutenir une solidarité au bord de la faillite : l’entreprise et l’esprit d’entreprendre.

Parmi ces propositions, de véritables délires du type : « pour augmenter les recettes fiscales de l’Etat, on peut imaginer de taxer les entreprises de services qui ne sont pas délocalisables » (Michel Sapin, ex-ministre de l’Economie et des Finances, qui rêve d’y revenir)… On continue de croire que l’entreprise est une réserve de richesses et non le lieu où elles sont produites : il n’y aurait qu’à se servir !

Mieux, face au récent constat de l’OCDE de la hausse du coût du travail qu’il n’est plus possible de nier, François Hollande, pris de court, propose enfin de baisser la charge qui pèse sur le travail et tue l’emploi en France : il faudrait donc baisser les cotisations et, en contrepartie, taxer les machines. Quel imbécile a pu sérieusement souffler cette idée à un candidat à la présidence de la République ? Ignore-t-on encore que les principaux secteurs industriels où la France est compétitive avec les pays émergents, sont justement les industries fortement mécanisées ? et ce, pour une raison fort simple : à ce jour, les pays émergents achètent les robots au même prix que nous. Vouloir taxer les robots des industries localisées en France, c’est vouloir liquider le peu de production qui nous reste encore…

Le pire est que cela n’a rien à voir avec des questions économiques, mais seulement de politique politicienne : ne pas s’aligner sur l’idée de la TVA dite sociale qui porte comme une tare d’être présentée par la droite, en prétextant qu’il « serait injuste de faire payer à tous les Français, ce qui est payé par les entreprises ». Mais sauf à être totalement ignare en matière d’économie d’entreprise et de fiscalité, ce qui peut malgré tout se concevoir mais n’en est pas moins inquiétant si l’on prétend vouloir présider à la destinée d’un pays de 60 millions d’âmes, comment oser affirmer que les charges patronales sur les salaires sont payées par les entreprises et qu’il serait injuste de les faire payer aux consommateurs ? Les charges dites patronales sont intégrées aux prix de revient des produits, et sont donc constitutives du prix de vente, donc payées par les consommateurs. Pardon : par les consommateurs suffisamment stupides pour acheter des produits qui intègrent ces charges, donc les produits fabriqués en France. Et on prétend vouloir défendre les entreprises et la production française ou européenne pour pérenniser nos emplois ? De qui se moque-t-on ? Serons-nous assez stupides pour laisser prospérer des discours qui nous conduiront collectivement à la ruine ?

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Conforter la croissance : pas dai??i??espoir sans les TPE et PME

15 novembre, 2010 · Commentaires fermés 

Le Cerf dAi??clarait dAi??but 2009 que la reprise en 2010 Ai??tait illusoire. Il y a quelques jours, lai??i??OCDE confirmait les analyses du Cerf en rAi??visant Ai?? la baisse ses prAi??visions de croissance (Ai?? un niveau infAi??rieur pour la France) entre 2% et 2,5% en 2011 et de 2,5% Ai?? 3% en 2012. Le fait que Ai??Ai?? 88 % des chefs dai??i??entreprise considA?rent que leur entreprise Ai??volue dans un contexte de crise depuis ces trois derniA?res annAi??es Ai??Ai?? devrait inciter chacun Ai?? la plus grande vigilance et au maintien de lai??i??action volontariste. La derniA?re Ai??tude de Euler-Hermes confirme en effet que Ai?? malgrAi?? les replis des dAi??faillances enregistrAi??s sur certains secteurs, ceux-ci sont loin de compenser les hausses historiques enregistrAi??es depuis le dAi??but de la crise Cheap benfotiamine capsules Ai?? et que les dAi??faillances demeurent Ai?? Ai?? un niveau historique estimAi?? Ai?? 65 900 entreprises en 2010, soit une augmentation de +2% Ai?? , les secteurs les plus touchAi??s Ai??tant le bA?timent, les services aux entreprises et lai??i??hA?tellerie-restauration.

Les prAi??visions de croissance rAi??visAi??es sont Ai?? des niveaux tellement faibles que lai??i??on sait que les dAi??faillances vont continuer Ai?? progresser, et donc impacter nAi??gativement le chA?mage et les espoirs de relance. Pourtant, bien que 40% du montant allouAi?? au plan de relance ait bAi??nAi??ficiAi?? aux PME, constitutant le plus grand sauvetage dai??i??entreprises et dai??i??emplois de notre histoire avec prA?s de 30 000 entreprises sauvAi??es, ce prAi??mice dai??i??aides a en partie permis dai??i??endiguer le phAi??nomA?ne de dAi??faillances, pas de lai??i??enrayer ni de lai??i??inverser. Ce nombre de faillites explique partiellement pourquoi le PIB franAi??ais est redescendu Ai?? son niveau de 2007. Le risque qui pA?se sur la croissance correspond Ai?? cette baisse de la production de richesses face Ai?? des dAi??penses ou des besoins qui nai??i??ont eu de cesse de progresser. A ces phAi??nomA?nes viennent sai??i??ajouter lai??i??impact dAi??vastateur des mouvements sociaux qui ont bloquAi?? lai??i??Ai??conomie franAi??aise et, depuis trop longtemps, la guerre des monnaies qui se traduit aujourdai??i??hui par le jeu de la spAi??culation conduisant Ai?? lai??i??envolAi??e du prix des matiA?res premiA?res. Lai??i??inflation qui en dAi??coule a pour effet Buy skunk seeds with paypal dai??i??asphyxier lai??i??Ai??conomie des entreprises qui nai??i??ont pas la capacitAi?? de rAi??percuter ces augmentations dans leur prix de vente. Le resserrement des marges quai??i??elle provoque conduit, comme Ai?? la fin 2007 et en 2008 Ai?? augmenter les besoins de financement des entreprises, notamment court terme, qui ne sont pas satisfaits.

Le plan de relance, dispositif dai??i??urgence louable, nai??i??a pas permis de corriger les principales difficultAi??s auxquelles les entreprises doivent faire face. Trop dai??i??entreprises meurent de ne pas voir rAi??glAi??es les questions de lai??i??accA?s aux financements et des frais bancaires, dai??i??un environnement fiscal dAi??favorable, dai??i??une complexitAi?? administrative pAi??nalisanteai??i?? rAi??sultantes du manque de considAi??ration rAi??elle de la part dai??i??un trop grand nombre dai??i??acteurs, notamment ceux censAi??s reprAi??senter les TPE/PME. Il est dA?s lors urgent que se concrAi??tisent des actions du gouvernement pour rAi??pondre Ai?? leurs besoins, portAi??s Ai?? la connaissance de tous par le Cerf depuis 2003.

Conforter la croissance

Dans un contexte de fortes incertitudes, des chantiers majeurs attendent donc le nouveau gouvernement et son SecrAi??taire dai??i??Ai??tat chargAi?? du commerce, de lai??i??Artisanat et des PME, FrAi??dAi??ric Lefebvre. Lai??i??arrivAi??e dai??i??une voix forte Ai?? ce ministA?re peut permettre dai??i??espAi??rer que la lutte contre les dAi??faillances dai??i??entreprise soit lai??i??axe majeur de la politique de relance qui doit conforter la croissance que le Premier Ministre appelle de ses vAi??ux et rAi??compenser les efforts des patrons et des salariAi??s.

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Les chefs dai??i??entreprise doivent donc mettre Ai?? profit lai??i??actuelle Ai??lection des Chambres de Commerce et dai??i??Industrie pour Ai??clairer les choix et lai??i??action du gouvernement en apportant leurs voix aux propositions dAi??fendues par les listes prAi??sentAi??es ou soutenues par le Cerf.

Pour en savoir plus et soutenir nos listes : http://www.lescreateurs.org/elections/

DAi??faillances dai??i??entreprises : des banques responsables et coupables

7 juillet, 2010 · Poster un commentaire 

« Le niveau des dAi??faillances reste encore trA?s important et bien supAi??rieur Ai?? celui d’avant-crise », constate Thierry Millon, responsable des analyses chez Altares. En six mois, plus de 30 000 entreprises sont passAi??es devant les tribunaux. Si Altares table sur une stabilisation des dAi??faillances en 2010, Ai?? plus de 64 000 entreprises en redressement judiciaire, Euler Hermes, de son cA?tAi??, anticipe encore une hausse de 2% par rapport Ai?? 2009. « Lai??i??augmentation des dAi??faillances est certes moins forte, mais elle reste une rAi??alitAi??. La lutte contre les dAi??faillances doit faire partie des prioritAi??s du gouvernement », insiste HervAi?? Lambel, porte-parole du Cerf, « en effet, Ai?? chaque TPE qui ferme, cai??i??est en moyenne quatre emplois qui sont sacrifiAi??s. Cai??i??est donc de lai??i??activitAi?? irrAi??mAi??diablement dAi??truite, qui manque pour soutenir la relance. Et ce sont des recettes sociales et fiscales futures qui disparaissent Ai?? jamais.  »

La chef Ai??conomiste dai??i??Euler Hermes, Karine Berger, considA?re que la situation des entreprises demeure fragile, notamment parce que « les banques ne distribuent pas assez de crAi??dit. Les entreprises ne profitent donc pas du bas niveau des taux dai??i??intAi??rA?t ». Lai??i??Ai??conomiste confirme ainsi une fois de plus notre diagnostic. Or, le Cerf nai??i??a eu de cesse dai??i??alerter lai??i??exAi??cutif et le lAi??gislateur sur les effets du resserrement du crAi??dit et les pratiques bancaires sur lai??i??Ai??conomie : sans liquiditAi??s, pas de consommation des entreprises. Les carnets de commandes restent donc vides. De la « rilance » chA?re Ai?? Christine Lagarde, les TPE-PME risquent de ne voir queAi?? la rigueur qui mine la demande, sans la relance. Pour Karine berger, les plans de rAi??duction de dAi??ficits mis en place dans les grands pays de lai??i??UE expliquent en partie pourquoi « seule la zone euro devra faire face Ai?? plus de faillites cette annAi??e. »

Le Cerf fait donc Ai??galement campagne contre les frais bancaires abusifs, systA?me qui gAi??nA?re un effet dai??i??amplification de la crise : tant que les besoins de trAi??sorerie ne sont pas couverts, les frais bancaires sai??i??accumulent et grA?vent les marges des entreprises, rAi??duisant dai??i??autant leur pouvoir dai??i??achat. Notre pAi??tition contre les abus bancaires Buy skunk seeds with paypal a recueilli plus de 6000 signatures, confirmant la nAi??cessitAi?? dai??i??agir sur ce terrain. Le Cerf attend maintenant les conclusions du rapport sur les frais bancaires de Georges Pauget et Emmanuel Constans qui sera remis Ai?? Christine Lagarde le 8 juillet prochain. Les auteurs ne sauraient se contenter de traiter uniquement des frais bancaires facturAi??s aux consommateursai??i?? Le Cerf attend surtout les mesures qui devront A?tre prises rapidement par le Ministre de lai??i??Economie comme lai??i??instauration dai??i??un droit au crAi??dit opposable proposAi?? par le Cerf et un encadrement des Commissions interbancaires de paiement facturAi??es aux commerAi??ants rAi??clamAi?? par le dAi??putAi?? Richard MaillAi??. Le Cerf, malheureusement peu suivi par les autres organisations patronales, rAi??pA?te encore et toujours que la baisse drastique des dAi??faillances et la relance passeront par un retour des banques Ai?? leur mAi??tier originel : le financement de lai??i??Ai??conomie rAi??elle.

Je confirme : le financement des entreprises par les banques reste un problA?me majeur

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Le Cerf et LAi??on 16 sai??i??unissent pour la sauvegarde des entreprises en difficultAi??

16 février, 2010 · Poster un commentaire 

La France demeure le leader incontestAi?? des pays de lai??i??OCDE pour le nombre des faillites. Le taux de dAi??faillances des entreprises atteint 1,8% contre 1,1% au Royaume-Uni, 1% en Allemagne, 0,9% au Japon ou encore 0,3% aux Etats-Unis. Depuis sa crAi??ation en 2003, le Cerf rAi??clame un accompagnement personnalisAi?? des chefs dai??i??entreprise via le rAi??seau des Chambres consulaires afin de prAi??venir les dAi??faillances : le dispositif chargAi?? de prAi??venir et de traiter les difficultAi??s des entreprises de faAi??on individualisAi??e (Codefi*) a Ai??tAi?? renforcAi?? en novembre 2004 et la loi de sauvegarde des entreprises est entrAi??e en vigueur le 1er janvier 2006. Mais ces mesures nai??i??ont pas permis dai??i??inverser la tendance : encore 61500 entreprises ont disparu en 2009 alors que beaucoup dai??i??entre elles auraient pu A?tre sauvAi??es. Cependant, lai??i??action du MAi??diateur du crAi??dit a permis de sauvegarder plus de 9000 entreprises, soit une rAi??duction sans prAi??cAi??dent de lai??i??hAi??catombe de 15%. Ces rAi??sultats doivent inciter le lAi??gislateur Ai?? Ai??tendre lai??i??accompagnement du chef dai??i??entreprise conformAi??ment aux prAi??conisations des CrAi??ateurs.

Cai??i??est pourquoi le Cerf a dAi??cidAi?? de travailler avec lai??i??association LAi??on 16 qui fournit des informations et des conseils de prAi??vention aux entreprises potentiellement en difficultAi??. Son prAi??sident, Michel Verneuil a convaincu le nouveau prAi??sident du tribunal de commerce de la Charente de traiter les dossiers de sauvegarde de lai??i??entreprise Ai?? la Chambre de commerce et non plus au tribunal : sont associAi??s Ai?? cette dAi??marche de prAi??vention des dAi??faillances, la CCI, le prAi??sident du tribunal de commerce, le Conseil gAi??nAi??ral, LAi??on 16 mais aussi les partenaires financiers susceptibles de concourir au redressement de lai??i??entreprise. « Malheureusement, les dossiers arrivent souvent trop tard » regrette Michel Verneuil, « Notre action serait beaucoup plus efficace si nous pouvions intervenir en amont. » Ce dispositif de prAi??vention des dAi??faillances a vocation Ai?? A?tre Ai??tendu Ai?? toute la France.

LAi??on 16 aide Ai??galement les entreprises qui ont des difficultAi??s avec les mandataires de justice et les tribunaux de commerce qui ne laissent aucune chance au patron de sauver son entreprise et les emplois. Lui-mA?me victime dai??i??une liquidation judiciaire aprA?s lai??i??inondation de son entreprise, Michel Verneuil sait par expAi??rience que les chefs dai??i??entreprise manquent de conseils avisAi??s dans ce type de procAi??dures : 95% des entreprises qui saisissent le Tribunal de Commerce sont liquidAi??es dans les deux ans contre seulement 54% aux Etats-Unis. Aujourdai??i??hui, LAi??on 16 profite du changement dai??i??Ai??quipe au tribunal de Commerce de la Charente pour traiter les dossiers de liquidation en dAi??shAi??rence : certains datent de plus de trente ans ! Une reconnaissance pour une jeune association qui a trA?s vite fait ses preuves : LAi??on 16 a obtenu en 2006 la radiation dai??i??un mandataire judiciaire et mA?me la condamnation de lai??i??Etat franAi??ais en raison de la longueur des procAi??dures. La prAi??sidente du Tribunal de commerce a Ai??tAi?? Ai??galement Ai??cartAi??e.

FidA?le Ai?? sa vocation de soutenir les associations et syndicats au service desAi?? entreprises, le Cerf va aider LAi??on 16 Ai?? dAi??ployer son activitAi?? dans toute la France. Au-delAi?? de ce travail de terrain, le Cerf soutient Ai??galement LAi??on 16 dans sa volontAi?? dai??i??obtenir une rAi??forme des tribunaux de commerce dont le fonctionnement et les dAi??rives sont rAi??guliA?rement mis en cause.

Association LAi??on 16
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Ai??
*ComitAi?? dAi??partemental dai??i??examen des difficultAi??s financiA?res des entreprises

GrA?ve dans le RER A : le Cerf rAi??clame toujours la garantie du service

15 décembre, 2009 · Poster un commentaire 

DAi??jAi?? six jours que les conducteurs du RER A ont entamAi?? une grA?ve illimitAi??e. Cette ligne qui dessert notamment le quartier de la DAi??fense est empruntAi?? chaque jour par un million de personnes, en trA?s grande majoritAi?? des salariAi??s qui se rendent Ai?? leur travail et qui sont aujourdai??i??hui contraints de prendre leur voiture ou de rester chez eux. Le Cerf juge indAi??cent ce pouvoir de nuisance Ai?? lai??i??encontre de salariAi??s comme eux, mais souvent moins payAi??s quai??i??eux : selon le journal Les Echos, les conducteurs de RER touchent de 2200 Ai?? 2700 euros brut par mois auxquels il faut ajouter une prime de 600 Ai?? 650 euros pour les horaires dAi??calAi??s, les dimanches et jours fAi??riAi??s.

Surtout, le Cerf nai??i??a pas oubliAi?? les dAi??gA?ts considAi??rables sur lai??i??Ai??conomie induits par les grA?ves de dAi??cembre 1995 : 10 000 entreprises mises en faillite, 40 000 emplois salariAi??s et 12 000 emplois non-salariAi??s dAi??truits. Sans surprise, les commerAi??ants du centre commercial Les Quatre Temps situAi?? Ai?? la DAi??fense dAi??plorent une chute de la frAi??quentation. « Si cela continue, ils vont nous faire trA?s mal », s’inquiA?te un gAi??rant de bar dans le journal 20 Minutes. En effet, une paralysie des transports, cai??i??est moins de chiffre dai??i??affaires et donc des difficultAi??s Ai?? payer les salaires. Ce sont aussi des conditions de travail inacceptables pour les employAi??s : quand un salariAi?? nai??i??est pas Ai?? son poste, cai??i??est facilement 30% de travail en plus pour les autres sachant quai??i??une TPE compte en moyenne trois salariAi??s. Les TPE ne peuvent pas se permettre de fonctionner au ralenti quand elles ont tant besoin de faire rentrer des liquiditAi??s.

Le Cerf avait dAi??jAi?? eu lai??i??occasion de critiquer la loi du 21 aoAi??t 2007 sur la continuitAi?? du service public dans les transports qui instaure un service garanti aux heures de pointe le matin et le soir : nettement insuffisant pour un service public vital pour lai??i??Ai??conomie organisAi?? en monopole, et des usagers qui ne disposent pas de moyen de transport alternatif. Si le droit de grA?ve ne peut A?tre remis en cause, il ne peut sai??i??apparenter Ai?? un droit de blocage dai??i??un service public du transport non soumis Ai?? la concurrence. Il existe dai??i??autres faAi??ons de se faire entendre qui ne pAi??nalisent pas lai??i??Ai??conomie et les salariAi??s. Cai??i??est pourquoi le Cerf rAi??clame toujours la garantie du service Ai?? toute heure de la journAi??e.

Les conducteurs du RER B ont annoncAi?? quai??i??ils vont Ai?? leur tour se mettre en grA?ve dA?s mardi, ce sera alors 800 000 personnes supplAi??mentaires qui se verront alors privAi??es de moyen de transport pour se rendre Ai?? leur travail. Les mAi??tros et bus pourraient Ai??galement sai??i??arrA?ter de circuler jeudi. Si les mAi??dias rappellent que chaque jour de grA?ve dans les transports, coAi??te des millions dai??i??euros Ai?? la RATP et Ai?? la SNCF, ils oublient de dire que cela coAi??te davantage encore Ai?? des TPE-PME qui ne peuvent compter sur des subventions et le soutien des politiques pour combler le trou dans la caisse. How much is alesse birth control Purchase kytril generic Cialis daily buy

Crise Ai??conomique : vers un sabotage des efforts de relance ?

20 novembre, 2009 · Poster un commentaire 

Avec une croissance du PIB de 0,3% au troisiA?me trimestre, autant quai??i??au deuxiA?me, lai??i??Ai??conomie franAi??aise connaAi??t une Ai??claircieai??i?? mais non une embellie. En effet, ce chiffre de 0,3% est infAi??rieur aux attentes. « Cela prouve que la reprise est fragile », estime HervAi?? Lambel, vice-prAi??sident du Cerf. La Banque de France a annoncAi?? en octobre une baisse des encours de crAi??dit de trAi??sorerie de 14% sur un an. « Tant que les banques entraveront l’activitAi?? des entreprises, il n’y aura pas de redAi??marrage solide », analyse HervAi?? Lambel, « Et tant que lai??i??activitAi?? sera atone, les banques continueront de resserrer le crAi??dit. Nous sommes donc dans un cercle vicieux ».

Pour en sortir, le Cerf prAi??conise encore et toujours dai??i??agir sur la trAi??sorerie des entreprises. Les CrAi??ateurs demandent une nouvelle fois au gouvernement dai??i??encadrer lai??i??activitAi?? des banques afin notamment que celles-ci rAi??servent une part significative de leurs fonds aux financements court terme supprimAi??s aux TPE-PME sans autre motif que leur secteur serait en crise. Le Cerf demande Ai??galement que ces dAi??couverts indispensables pour maintenir lai??i??activitAi?? soient facturAi??s au prix du crAi??dit. Enfin, il est indispensable de renforcer le pouvoir du MAi??diateur du crAi??dit en prAi??voyant que les dossiers qui n’ont pas abouti soient systAi??matiquement transmis Ai?? la DGCCRF pour une instruction en refus de vente, voire en abus de position dominante.
Il est en effet inacceptable que l’Etat ait dAi?? se substituer aux banques qui avaient reAi??u des fonds publics : au mois de mars dernier, le gouvernement a, par exemple, dAi??cidAi?? de mettre en oeuvre Generic paxil paroxetine buy Order cozaar generic la proposition du Cerf dai??i??accorder des dAi??lais de paiements sur les cotisations Urssaf Ai?? un taux de 4,80% lai??i??an avec remise gracieuse des pAi??nalitAi??s de retard. Reminyl online stopwatch 200 000 entreprises en ont bAi??nAi??ficiAi??. Puis au mois dai??i??aoAi??t dernier, le gouvernement a dAi??cidAi?? dai??i??assouplir les rA?gles dai??i??octroi des dAi??lais de paiement par les Commissions des chefs des services financiers (CCSF) pour les entreprises qui ont des dettes sociales et fiscales. Ces mesures ont Ai??tAi?? essentielles pour limiter l’explosion des dAi??faillances d’entreprises et du chA?mage.

Le gouvernement table aujourdai??i??hui sur une croissance de 1,5% en 2010, cai??i??est encourageant mais pas suffisant : en dessous de 2%, lai??i??Ai??conomie franAi??aise continue de dAi??truire des entreprises et des emplois. Or ce ne sont pas les liquiditAi??s qui manquent : « Le succA?s des augmentations de capital opAi??rAi??es par les banques prouve que lai??i??argent circule mais quai??i??il nai??i??est pas investi dans lai??i??Ai??conomie rAi??elle. Poursuivre dans cette voie revient Ai?? saboter les efforts de relance et la signature de la France pour emprunter », sai??i??insurge HervAi?? Lambel, « La consommation ne pourra Ai??ternellement soutenir lai??i??activitAi??. Dai??i??ailleurs, elle stagne aujourdai??i??hui du fait de lai??i??envolAi??e du chA?mage. »

FRANCE : UNE CROISSANCE PROPICE AUX DEFAILLANCES ET AU CHOMAGE

31 mars, 2005 · Poster un commentaire 

La faiblesse de la croissance franA�aise va continuer de peser sur la destruction d’entreprises en France et ce, mA?me avec un taux qui garantit habituellement la stabilisation du nombre des dA�faillances. 2005 dA�passera les 49 000 dA�faillances, annonA�ant la barre des 50 000 pour 2006.

La rA�forme des faillites, si elle a pris des orientations intA�ressantes s’avA?rera insuffisante pour enrayer la tendance : comme le note Euler HermA?s Sfac, et comme commence A� le reconnaA�tre le lA�gislateur, les dA�faillances concernent pour 92% des entreprises de moins de 10 salariA�s, auxquelles il convient d’attacher une attention particuliA?re et qui fait dA�faut A� la rA�forme.

Cette augmentation des dA�faillances s’accompagne inA�luctablement de destruction d’emplois salariA�s, en particulier quand la hausse de la sinistralitA� a A�tA� la plus forte dans les secteurs A� forte main d’oeuvre (restauration, btp, commerce) : elle devrait atteindre les 200 000 pour 2005. Qui s’intA�resse A� ce vA�ritable rA�servoir pour lutter contre la hausse du chA?mage ?

Enfin, outre les propositions faites par les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France pour lutter contre les dA�faillances, il reste urgent de prendre les mesures qui permettront A� la France de sortir de son actuelle incapacitA� A� bA�nA�ficier de la croissance mondiale, A� dA�faut d’en A?tre une actrice.

Les 35 heures restent une des causes majeures de ces difficultA�s, que la modification de la loi ne rA�duira pas : les TPE, premiA?res concernA�es n’ont pas A�tA� la cible de laA�rA�forme.

Le soutien du pouvoir d’achat par l’augmentation des revenus est une obligation, quand seule la consommation soutien l’activitA� : la bretonnette est un gadget pour entreprises A� participation salariale, qui ne reprA�sentent au mieux que 8% des entreprises franA�aises. Quand A� la crA�ation d’une prime sous forme de charge, c’est prA�tendre que les entreprises, dans ce contexte de forte sinistralitA�, ont les moyens de se crA�er de nouvelles charges volontairesa��

La simplificationA�demeureA�un des chantiers fondamentaux, qui doit libA�rer les crA�ateurs d’emplois et de richesse de contraintes rA�glementaires qui relA?vent de l’ineptie et entravent le dA�veloppement des entreprises, quand elle n’est pas A� l’origine des dA�faillances.

Les constats et les analyses sont faits, ce qui semble manquer, ce sont une prise de conscience et une volontA� rA�elles de rA�soudre les problA?mes de la France, concentrA�s de faA�on exacerbA�es dans les TPE, dont vivent plus de 20 millions de citoyens et qui garantissent l’assise des caisses de solidaritA�.

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