RentabilitAi?? en berne : entreprises franAi??aises cherchent pouvoir dai??i??achat dAi??sespAi??rAi??ment

30 mars, 2012 · Poster un commentaire 

Lire la tribune d’HervAi?? Lambel sur le site atlantico.fr Dissertation Synthroid prices walgreens Shipping lasuna

INSEE : l’indignation sélective continue

9 novembre, 2011 · 5 commentaires 

De la crédibilité des syndicats La suite

Revenus des patrons : les vrais scandales

5 août, 2011 · 22 commentaires 

L’INSEE vient de publier une nouvelle étude sur les revenus des patrons indépendants du commerce, de l’industrie, du bâtiment et des services. On peut y apprendre que la moitié des patrons gagne moins de 16 300 € par an, soit à peine les deux tiers du smic horaire rapportés au temps de travail. Globalement, le revenu des patrons baisse depuis 2000.

Le lecteur qui avait déjà lu l’édition précédente de l’étude de l’INSEE constate que, d’une année sur l’autre, la publication reprend les mêmes textes introductifs et montants de base (28 400 € de revenus par an). Pourtant, 2007 et 2008, les années étudiées, ne sont en rien comparables, ce qui ne saurait échapper à des statisticiens : même si la situation économique était déjà dégradée en 2007, la crise a véritablement éclaté en 2008, en attestent les chiffres des défaillances d’entreprises au premier puis au second trimestre 2008, ainsi que le fort ralentissement de la croissance cette même année. Alors, à moins d’une augmentation conséquente des marges des entreprises, il est impossible que le revenu d’activité des indépendants soit resté le même en Euros courants. Or la crise s’est amplifiée du fait de la contraction des marges qui a conduit à l’augmentation des besoins de trésorerie à l’origine des défaillances, par manque de financement bancaire. Il y a donc fort à craindre que la baisse des revenus d’activité des patrons, en Euros constant cette fois, soit plus forte que celle annoncée (-3,8%).

D’une étude à l’autre, l’INSEE parle d’un revenu de 36 400 € par an, quand il intègre les revenus des professionnels de santé hors agriculteurs, ce qu’il ne fait pas dans ses autres études où l’on voit ce revenu descendre à 28 400 € ou 25 900 € ou encore 22 100 € selon la façon de calculer, c’est-à-dire selon que l’on prend en compte ces patrons qui n’ont rien gagné voire perdu sur une année, ou ces patrons au revenu indécemment bas qui n’emploient pas de salariés. Une étude qui ne comporte que certaines catégories d’activités, ou que certains niveaux de rémunération, ne saurait être considérée comme reflétant la réalité. Si les études sectorielles peuvent s’avérer nécessaires, aucune étude sur les revenus des indépendants ne saurait se prétendre sérieuse, si elle n’englobe pas l’intégralité de ce qu’elle prétend mesurer : les entrepreneurs, ce sont bien tous ceux qui ont investi dans une activité, qui sont responsables de leur propre emploi. A quand donc une étude globale du revenu des indépendants, affinée ensuite par catégories ? pour enfin donner une véritable image du patronat qui porte depuis trop longtemps l’économie et la solidarité à bout de bras et permettre au politique de ne pas dire ou faire des âneries quand il entend prendre des décisions qui concernent les entreprises et, au final, la France.

Aussi est-il nécessaire de noter que, de 2000 à 2005, les 859 000 entrepreneurs individuels employeurs ont vu leur revenu d’activité baisser de 0,1% par an en Euros constants (25 900€), baisse que l’INSEE qualifie de « quasi-stagnation ». N’importe quel patron y verra une des raisons du niveau élevé du chômage. La prise en compte du revenu des entrepreneurs qui n’emploient pas de salariés fait baisser la moyenne à 22 100 €. Sont-ils moins entrepreneurs ou leur revenu est-il trop faible pour déterminer le revenu des patrons sur lequel l’INSEE choisit de communiquer ? Rapporté au temps de travail, le revenu moyen annoncé aujourd’hui pour l’année 2008 (28 400 €) est à peine au niveau du smic. Quel parti pris conduit à ne pas donner plus d’importance à cette réalité pourtant mesurée par l’INSEE : 13% des patrons ont un « revenu » nul ou négatif, 50% perçoit un revenu inférieur à 16 300 euros par an ! Rapporté au temps de travail, le revenu médian ne représente que les 2/3 du SMIC ! Il y a ainsi en proportion, plus de miséreux à la peine chez ces patrons que chez les salariés (salaire médian : 19 860€).

Les cris poussés par les patrons, trop rapidement et facilement qualifiés de poujadistes ou de populistes, avec tout le mépris que cela révèle, sont en réalité l’expression d’une souffrance qu’il serait dangereux de négliger, et d’une situation économique à laquelle il est urgent d’apporter des réponses si l’on veut voir repartir la croissance à la hausse et le chômage à la baisse.

Voir aussi : INSEE l’indignation sélective

Augmentations des salaires : justice et rAi??alitAi??

23 décembre, 2010 · Poster un commentaire 

Une classe de nantis, privilAi??giAi??s et dAi??magogues, pousse lai??i??idAi??e, qui semble faire son chemin dans les mAi??dias, de la nAi??cessaire augmentation des salaires, notamment Ai?? au nom de la justice Ai??, tandis que dai??i??autres parlent dai??i??augmenter les prAi??lA?vements sur les entreprises.

Aleve sale

La rAi??alitAi??, rapportAi??e par le trA?s officiel et trA?s sAi??rieux INSEE :

Salaire mensuel moyen des fonctionnairesAi??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai?? 2328,00 ai??i?? (1)

Salaire mensuel moyen des salariAi??sAi??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??2069,00 ai??i?? (2)

Revenu mensuel moyen des patronsAi??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??Ai??1850,00 ai??i?? (3)

pour une durAi??e hebdomadaire du travail incomparable, allant quasiment du simple au double.

A lai??i??aulne de ces chiffres, dai??i??autres que les Ai?? salariAi??s qui ne travaillent pas de la CGT Ai?? 2300 euros par mois Ai?? (4) ou des consultants Ai?? plusieurs milliers dai??i??euros, comprendront peut-A?tre que toute hausse de la fiscalitAi??, notamment sur les bAi??nAi??fices des petites entreprises, des charges et, malheureusement des salaires, augmente la pression sur ces entreprises et est non seulement injuste, mais Ai??conomiquement hAi??rAi??tique et suicidaire.

A 1 an de lai??i??Ai??lection prAi??sidentielle, et peut-A?tre moins dai??i??une dAi??faillance majeure de la France, avis aux partis politiques de tous bords et Ai?? leurs Ai??lus.

Ai??

Buy cefadroxil uses
(1) INSEE 2008 – http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1324/ip1324.pdf
(2) INSEE 2008 – http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1300/ip1300.pdf
(3) INSEE 2005 – http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1175/ip1175.pdf (derniA?re Ai??tude prenant en compte les 13% de patrons qui subissent un revenu nAi??gatif ou nul).
(4) MAi??pris et DAi??magogie : de lai??i??indAi??cence du syndicalisme Ai?? la franAi??aise ai??i?? 19/10/2010 – Whatsapp spy, Mobile tracking. http://www.lescreateurs.org/2010/10/19/mepris-et-demagogie-de-l%E2%80%99indecence-du-syndicalisme-a-la-francaise/

Pas d’aprA?s-crise sans les TPE

5 octobre, 2009 · Poster un commentaire 

L’exAi??cutif prAi??pare l’aprA?s-crise. Le prAi??sident de la RAi??publique a annoncAi?? aujourd’hui son plan d’action en faveur du financement des PME. 2 milliards d’euros sont dAi??bloquAi??s pour permettre aux entreprises de renforcer leurs fonds propres : 1 milliard d’euros seront gAi??rAi??s par le fonds stratAi??gique d’investissement (FSI) et disponibles dA?s aujourd’hui (interventions directes, obligations convertiblesai??i??) et 1 milliard par OsAi??o Ai?? partir du 1er novembre (prA?ts participatifs). Le Cerf salue donc la volontAi?? du prAi??sident de la RAi??publique de s’attaquer Ai?? une faiblesse structurelle des entreprises franAi??aises, l’insuffisance de fonds propres. Par ce plan de 2 milliards d’euros, le gouvernement s’emploie en effet Ai?? sauver et Ai?? dAi??velopper les trA?s grosses PME et les ETI – les Entreprises Ai?? Taille IntermAi??diaire, 250 Ai?? 5000 salariAi??s, ne sont que 460 en France… La Tribune annonce de plus que le ticket moyen du fonds de consolidation et de dAi??veloppement des entreprises s’Ai??lA?verait Ai?? 10 millions d’euros, soit une centaine de projets ! Mais en se bornant Ai?? cela, l’exAi??cutif laisserait de cA?tAi?? les TPE-PME les plus fragiles, 95% des entreprises, 60% des emplois, qui auraient pourtant pu devenir les PME de demain et les ETI d’aprA?s-demain mais qui n’accA?deront pas Ai?? ces nouvelles aides.

Certes, le Cerf n’oublie pas que chef de l’Etat a oeuvrAi?? pour restaurer la trAi??sorerie des TPE avec une sAi??rie de mesures largement inspirAi??es des propositions du Cerf : remboursement anticipAi?? de TVA, dAi??lais de paiement accordAi??s aux entreprises sur les crAi??ances sociales et fiscales, garantie OsAi??o pour renforcer la trAi??sorerie, « ZAi??ro charges » Ai?? l’embauche dans les TPE de moins de dix salariAi??s, modification des seuils d’accA?s aux marchAi??s publics, accAi??lAi??ration des paiements des administrations… Mais ces mesures permettent tout juste aux petites entreprises de maintenir la tA?te hors de l’eau et n’empA?cheront pas beaucoup d’autres de couler. L’exAi??cutif reste malheureusement aveugle sur la situation Ai??conomique et financiA?re des TPE, notamment par l’insuffisance chronique des informations remontAi??es : lai??i??Insee nai??i??a pas de visibilitAi?? rAi??elle sur les TPE qui rAi??alisent moins de 1 500 000 euros de chiffre dai??i??affaires ; moins de 750 000 euros pour la Banque de France alors que le chiffre dai??i??affaires moyen d’une TPE est infAi??rieur Ai?? 400 000 euros. A partir de cette derniA?re rAi??alitAi??, un ticket moyen d’une participation minoritaire Ai?? 10 millions d’euros laisse rA?veur ! L’ExAi??cutif reste d’autant plus aveugle que les syndicats patronaux ignorant les TPE ou craignant sans doute d’importuner le prAi??sident de la RAi??publique avec des TPE dont la survie dAi??pend d’un dAi??couvert de 5000 voire de 2000 euros, prAi??fA?rent se donner une apparence de modernitAi?? et discuter de l’avenir de nos entreprises innovantes. Or, aprA?s le soutien aux banques et aux grandes entreprises, aujourd’hui aux grandes PME et Entreprises Innovantes, il manque plus que jamais la crAi??ation de fonds destinAi??s et adaptAi??s spAi??cifiquement au financement des TPE-PME : toute action Ai?? destination d’acteurs aussi nombreux que les TPE a les effets de levier et de diffusion Ai?? l’Ai??conomie les plus importants. Le Cerf a fait des propositions en ce sens pour mieux flAi??cher des ressources existantes plutA?t que d’augmenter la dette de l’Etat. Cheap geriforte syrup Purchase lady era review Purchase lady era reviews

Lai??i??Insee dAi??sinforme, les mAi??dias suivent, la France plongeai??i??

21 septembre, 2009 · 1 commentaire 

Les Echos, la Tribune, BFM radio, L’Entreprise, Lai??i??Usine nouvelleai??i?? Tous ont repris les chiffres « mis en avant » par lai??i??Insee, qui a rAi??ussi une nouvelle fois Ai?? piAi??ger les mAi??dias sur les revenus des patrons. Publiant le 18 septembre un « Panorama des indAi??pendants ai??i?? emplois et revenus », lai??i??Insee a choisi de communiquer sur la rAi??munAi??ration des dirigeants d’entreprises percevant un salaire, soit uniquement 190 000 personnes Ai?? comparer aux 2,3 millions de patrons tirant leur revenu des seuls bAi??nAi??fices de leur entreprise. Et tous les mAi??dias reprennent en boucle quai??i??un patron gagne en moyenne 58 260 euros par an, soit Remeron overdose how much 4 855 euros par mois en pensant donner une image fiable des revenus d’activitAi?? du patronat en France.

En vAi??ritAi??, l’Insee sait pertinemment que le revenu d’activitAi?? des patrons pris dans leur ensemble, est trA?s largement infAi??rieur au chiffre vendu aux mAi??dias. Alors que 10% des patrons non-salariAi??s non agricoles dAi??clarent une rAi??munAi??ration nAi??gative ou nulle en 2007, soit 230 000 patrons, l’Insee publie des statistiques sur les entrepreneurs individuels qui ne prennent en compte que les patrons qui dAi??clarent un revenu positif Generic flomax walmart , c’est-Ai??-dire dont l’activitAi?? a dAi??gagAi?? un bAi??nAi??fice permettant de rAi??munAi??rer le chef d’entreprise ! Avec la crise Ai??conomique et financiA?re, ils sont aujourdai??i??hui encore davantage Ai?? ne plus se payer. Ne pas les prendre en compte fausse alors gravement la mesure du revenu moyen des patrons et permet de faire remonter la moyenne : l’Insee annonce alors un revenu moyen dai??i??un non-salariAi?? de 33 400 euros par an.

Or, l’Ai??tude prAi??cAi??dente de l’Insee Zyloprim online , parue en fAi??vrier 2008 et peu diffusAi??e au monde politique et mAi??diatique, rAi??vA?le que le revenu moyen des non-salariAi??s, non amputAi?? des revenus nuls ou nAi??gatifs, est en 2005 de 22 100 euros par an, soit 1Ai??850 euros par mois : cela reprAi??sente moins de la moitiAi?? du chiffre publiAi?? aujourd’hui par la presse comme rAi??fAi??rence du salaire patronal. Et encore faudrait-il rapporter ce montant aux nombres dai??i??heures travaillAi??es. Lai??i??Insee indique que « La durAi??e habituelle de travail est, pour les non-salariAi??s, dai??i??un peu plus de 52 heures par semaine », prAi??cisant dans la mA?me Ai??tude : « On ne dispose dai??i??aucune information sur le volume de travail des non-salariAi??s non agricoles »ai??i?? Nous estimons pour notre part que le chiffre de l’Insee est sous Ai??valuAi?? d’au moins 20% ! En reprenant le revenu moyen global de 22 100 euros par an rapportAi?? au nombre d’heures travaillAi??es, les patrons perAi??oivent donc en moyenne un revenu horaire infAi??rieur au Smic.

Fausser Ai?? ce point la perception de l’opinion sur la rAi??alitAi?? des revenus des patrons fait penser Ai?? ces partis politiques et syndicats qui par dAi??magogie populiste grossissent le trait Ai?? lai??i??extrA?me et ne communiquent que sur les salaires des dirigeants du CAC40 pour mieux livrer le « patronat » Ai?? la vindicte populaire. Cela contribue surtout Ai?? fausser le jugement des dAi??cideurs politiques et des services de Bercy qui travaillent sur des donnAi??es tronquAi??es : l’entreprise vue par l’Insee apparaAi??t ainsi comme une rAi??serve d’argent dans laquelle on peut puiser sans fin, et non comme un moyen de crAi??er de la richesse. DA?s lors, mA?me le ministA?re de l’Economie le plus vertueux ne pourrait qu’A?tre impuissant Ai?? contenir une pression fiscale et sociale destructrices sur les ressources vitales des patrons et leur capacitAi?? d’investissement. Avec une telle dAi??sinformation, la France n’est pas prA?te Ai?? sortir de la crise.

Les vrais chiffres sur les revenus des patrons interrogent sur la représentativité du « Patronat français » – Le Cerf publie les vrais chiffres des Revenus des patrons (TPE)

6 février, 2008 · 2 commentaires 

Pour la deuxiA?me annA�e consA�cutive, la publication da��une A�tude sur les salaires des patrons masque la rA�alitA� et entretient une lutte des classes artificielle et instrumentalisA�e. Il convient, dA?s lors de sa��interroger sur la capacitA� des commanditaires de cette A�tude A� apprA�hender et donc dA�fendre la rA�alitA� du patronat rA�el. Le Cerf publie les vrais chiffres des revenus des patrons.

L’enquA?te publiA�e dans La Tribune du 31 janvier et qui prA�tend donner une information pertinente sur les patrons ne porte en fait que sur les dirigeants salariA�s, soit 175 120 personnes, moins de 8% des patrons en France !

Avec 2,3 millions de TPE, il est surprenant et non significatif de ne parler que de la minoritA� non reprA�sentative du patronat. Car, toujours selon l’Insee, le revenu moyen des entrepreneurs individuels par exemple sa��A�lA?ve en 2005 A� 25 900 euros par an et stagne, en euros constants, depuis 2000*. Leur pouvoir da��achat sa��est, lui, dA�gradA�. Ils sont pourtant plus de 850 000 et gagnent deux fois moins que les 51 963 euros annoncA�s dans le quotidien La Tribune comme rA�fA�rence !

Des patrons A� la peine pour 6,14a��/heure en moyenne

Pour complA�ter cette enquA?te sur les revenus des patrons de PME, il faudrait A�galement ramener ce chiffre au temps de travail effectuA� : certains s’apercevraient alors que la majoritA� des patrons ne gagnent mA?me pas un Smic horaire !

Cette rA�alitA�, dA�jA� alarmante, ne tient pourtant pas compte des micro-entreprises. Car dans ce cas, le revenu moyen tombe A� 22 100a��, soit 6,14a��/heure, pour des patrons qui font prA?s de 70 heures par semaine !

Il convient enfin de souligner que le revenu de ces patrons, rA�vA�lA� par l’Insee, n’est autre que le bA�nA�fice de l’activitA�. Avec des montants aussi faibles, comment prA�tendre augmenter les revenus des salariA�s par la participation ? Cette derniA?re option, dA�fendue et promue par les mA?mes syndicats qui se prA�tendent reprA�sentatifs, prA�voit-elle A�galement de partager les pertes ? Car, au risque d’aller contre les idA�es reA�ues, le patron est la premiA?re « victime » des alA�as de l’activitA�, n’hA�sitant pas A� rogner sur ses propres revenus (dA�jA� faibles) pour garantir la pA�rennitA� de l’entreprise !

Enfin, les mA?mes se fA�licitent d’avoir augmentA� le coA�t des licenciements au motif de les faciliter : c’est oublier le manque de moyens de la majoritA� des entreprises, attestA� par les revenus des patrons.

Vouloir reprA�senter et nA�gocier au nom de la collectivitA� nA�cessite A� tout le moins de connaA�tre ceux au nom desquels on prA�tend le faire ! ou bien est-ce trop demander ? Mais dans ce cas, rA�former la reprA�sentativitA� est plus qu’une urgence, car les actifs les plus prA�caires ne peuvent A?tre maintenus A� l’A�cart des discussions dont ils font constamment les frais.

*LES REVENUS DES ENTREPRENEURS INDIVIDUELS EN 2005, INSEE PREMIERE NA�1175 – FEVRIER 2008, HTTP://WWW.INSEE.FR/FR/FFC/IPWEB/IP1175/IP1175.HTML

Page suivante »