« Parisot quittera la tête du Medef en juillet 2013″

1 septembre, 2012 · Poster un commentaire 

« La patronne des patrons ne demandera pas un prolongement de son mandat qui expire en juillet 2013, selon La Lettre de L’Expansion. Hervé Lambel posera sa candidature à sa succession dès ce mercredi. »

Publié le 29/08/2012

Lire l’article…

« Un petit patron « normal » candidat à la succession de Laurence Parisot »

1 septembre, 2012 · Poster un commentaire 

L'actualitAi?? industrielle en ligne - INFO24/7 L'Usine NouvelleL’Usine Nouvelle a consacré un article à la candidature d’Hervé Lambel à la présidence du Medef. Il y est aussi question de propositions, notamment la suppression de la TVA inter-entreprises. Par Christophe Bys.

« Hervé Lambel veut se présenter à la succession de Laurence Parisot. Ce patron d’une société de production représente plutôt les TPE et les PME. Son programme vise à réformer le Medef et le paritarisme pour mieux asseoir sa représentativité. Indispensable selon lui pour faire passer les réformes urgentes en faveur des entreprises qu’il préconise. »

Lire l’article…

Présidence du Medef : le Cerf soutient la candidature d’Hervé Lambel

31 août, 2012 · 4 commentaires 

Suite à l’annonce de la candidature d’Hervé Lambel à la succession de Laurence Parisot à la présidence du Medef, le Cerf tient à lui apporter tout son soutien.

Engagé depuis plus de 10 ans dans la défense des entreprises et de l’économie française, père de l’exonération et de la défiscalisation des heures supplémentaires, Hervé Lambel est président et porte-parole du Cerf. Son action a largement contribué à une meilleure prise en compte des entreprises par le pouvoir politique en insistant, quand il le fallait, sur les Très Petites Entreprises. Homme de rassemblement, il a toujours rappelé que les TPE étaient soit les clientes, soit les fournisseurs des grandes entreprises, mettant en évidence cette interdépendance positive qui doit permettre à notre économie de se développer et prospérer.

Cette vision, qui semble une capacité à allier les contraires, s’est maintes fois manifestée à l’exemple de sa proposition en 2003 d’exonération des charges sur les heures supplémentaires et leur défiscalisation, alliant les besoin d’une plus grande flexibilité dans les entreprises à ceux d’une hausse du pouvoir d’achat des salariés. Grands travaux, banque d’investissement, médiation du crédit et de la sous-traitance, soutien à la trésorerie, raccourcissement des délais de paiement de l’Etat… sont parmi les propositions les plus marquantes que l’on peut citer ici. Son action est restée incessante sur le front de la lutte contre les défaillances d’entreprises et pour la reconnaissance du niveau réel des revenus des patrons en France.

Des milliers d’entreprises et d’emplois ont ainsi pu être sauvés pendant la crise que nous continuons de traverser, grâce aux alertes qu’il a lancées, aux solutions qu’il a préconisées et qui ont pu être mises en oeuvre. Il est notable de remarquer que tant les gouvernements précédents, que la nouvelle équipe en place ont puisé dans les propositions qu’il a défendues.

Enfin, son dévouement et son engagement désintéressés au service des entreprises en font le leader syndical dont le patronat a incontestablement besoin dans une période particulièrement difficile sur le plan économique et social. Il déclare vouloir « impulser un choc économique, fiscal et social grâce notamment à une réforme en profondeur de la représentation patronale, pour rassembler le patronat et mobiliser les patrons ».

Le mandat de Laurence Parisot prendra fin en 2013 et l’élection du nouveau président du Medef aura lieu en juillet. Pour remporter ce scrutin, Hervé Lambel devra obtenir 50 parrainages de présidents de fédérations, puis obtenir une majorité de voix au sein d’une assemblée générale de moins de 600 électeurs.

Le Cerf par la voix de son bureau est heureux d’apporter son soutien à la candidature d’Hervé Lambel, qu’il sait porteuse des réponses qu’attendent les chefs d’entreprises.

www.herve-lambel.fr

Présidentielle : pour un big bang social !

1 mai, 2012 · Poster un commentaire 

Un syndicaliste salarié, un ancien responsable patronal du medef et le porte-parole du Cerf co-signent une tribune pour une réforme de la représentation des salariés et des entreprises au service de l’intérêt général.

L’insatisfaction collective vis-à-vis de la démocratie sociale explique en grande partie le résultat du premier tour de l’élection présidentielle. Et les déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy sur « les corps intermédiaires », autant que les appels de François Hollande à renforcer le dialogue entre les « partenaires sociaux », ne sont que la traduction du sentiment des Français que quelque chose ne tourne pas rond dans la société française.

Mais personne ne semble avoir pris conscience que nombre de réformes demandées par les Français portent sur des domaines qui souffrent de plus en plus de dysfonctionnement, sont frappées de toujours plus de scandales (formation professionnelle, 1% logement, complémentaires santé obligatoires, caisse de congés du bâtiment, CE, CCI…), et ont pour dénominateur commun les partenaires sociaux qui en ont la charge. Partenaires sociaux qui, en plus de ne recevoir aucun mandat réel des Français pour prendre des décisions qui s’imposent à tous, ne sont soumis à aucun contrôle, ni à aucune évaluation de leur action : que ce soit sur le plan des alertes, des analyses ou des solutions proposées et mises en oeuvre.

Contrairement à la politique, les élections professionnelles n’agissent jamais en sanctions correctrices des égarements, mais visent seulement à réajuster la distribution des subsides publics en fonction des résultats obtenus ! Il faut donc bien chercher dans l’inutilité de ces élections les raisons profondes qui conduisent les Français à ne pas y participer. La syndicalisation ne cesse de diminuer, et les salariés perçoivent leur solitude et la surdité du politique comme une situation insupportable dont ils souhaitent sortir.

Passer au big bang

Une remise à plat de la gouvernance sociale est une condition nécessaire pour rendre aux entreprises et aux salariés la voix dont ils sont spoliés, à la croissance les fondements sur lesquelles s’ériger. Ce big bang social doit passer par trois étapes décisives.

Premièrement, il faut régler le problème de la représentativité patronale sur un paradigme plus ambitieux que celui de la représentation salariale. L’élection doit être le fondement de la représentativité. Certes. Mais des entreprises, pas des organisations.

Cela implique de simplifier le paysage patronal en formalisant une Chambre économique regroupant l’ensemble des institutions existantes, chambres consulaires et ordres professionnels, composée d’élus au suffrage universel proportionnel. Elle seule serait représentative. Il en résulterait une parole patronale démocratique, unifiée, enracinée sur des fondements clairs. Cette solution offre l’avantage d’avoir le Préfet pour tutelle et d’être contrôlée par les élus eux-mêmes et la Cour des Comptes.

Cette Chambre aurait des déclinaisons territoriales destinées à donner une cohérence à l’expression locale des entreprises. Sa vocation serait de représenter l’ensemble des entreprises, dans la diversité de leurs activités et de leurs points de vue, dans l’originalité de leurs contributions et, chaque fois que nécessaire, d’organiser la médiation.

Ce modèle répondrait au souhait du Medef d’une représentation patronale unique, tout en respectant celui de la CGPME, des branches et des alternatifs, de ne pas être dissoute pour la première, inféodés pour les autres. Il permettrait, en cas de défaillance d’un ou plusieurs acteurs, l’émergence de nouvelles voix. Il aurait l’avantage également pour les pouvoir publics de proposer un interlocuteur dont la représentativité tirée du scrutin universel serait incontestable.

Deuxièmement, comme pour les chefs d’entreprise, la représentation des salariés doit être le résultat de la désignation démocratique de leurs représentants dans des institutions transparentes et indépendantes. Le modèle proposé doit donc être étendu à la représentation des salariés. Et l’on pourrait s’inspirer pour cela du modèle des Chambres d’agriculture ou agriculteurs et salariés siègent ensemble.

Troisièmement, il faut régler de façon définitive la question des sources de financement des organisations syndicales. Le lien de dépendance entre fonds paritaires et subsistance des organisations biaise fondamentalement toute représentation et tentative de réformer pour permettre au système de gagner en efficacité.

L’état de la formation professionnelle en est la preuve. Les organisations syndicales qui vivent des fonds de la formation, CGPME en tête, sont autant de forces de blocage dans une réforme de plus en plus cruciale pour notre économie.

Les financements affectés aux missions paritaires, celles-ci n’étant plus assumées par les syndicats (sauf au niveau des branches) mais par les instances représentatives, seront affectés à ces dernières.

Cette refondation apporterait une nouvelle dynamique au dialogue social et aurait le mérite de sortir enfin la représentation des entreprises et des salariés de ses habits éculés, hérités de la Libération, qui ne correspondent plus à aucune réalité économique mais font le lit du populisme que les uns et les autres disent vouloir combattre. Les politiques peuvent contribuer, plus que jamais à la reconstruction de cette légitimité.

Lire sur le site Atlantico.fr…

Jean-Luc Touly, 58 ans, syndicaliste chez Veolia Eau, juge prudhomal, co-auteur de L’argent noir des syndicats.
Eric Verhaeghe, 45 ans, énarque, chef d’entreprise, ancien directeur des Affaires sociales de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance, a démissionné de tous ses mandats patronaux dont la présidence de l’APEC, avant de quitter le Medef. Auteur de Jusqu’ici tout va bien,  Au coeur du medef et Faut-il quitter la France ?
Hervé Lambel, 47 ans, chef d’entreprise, ancien membre de la CGPME, porte-parole et co-fondateur du Cerf, première organisation patronale alternative, représentant les Très Petites Entreprises. A l’origine de la réforme des heures supplémentaire et des premières alertes sur les conséquences sur l’économie réelle de la crise de 2007-2008 et des solutions y apporter. Le Cerf compte des élus dans les CCI, aux Prud’hommes et dans les Tribunaux de commerce.

Valls des 35 heures : les syndicats à contresens

5 janvier, 2011 · 2 commentaires 

Le Cerf, pourtant à l’origine de la réforme des heures supplémentaires, tient à saluer l’intervention d’Emmanuel Valls, candidat aux primaires du Parti Socialiste, sur les 35 heures. Faisant fi des clivages de partis, cette déclaration apparemment politique, relève avant tout, fondamentalement, d’une problématique budgétaire dans un contexte de dette à la limite du soutenable, et devrait donc être adressée par toutes les parties prenantes.

Sans qu’il s’agisse immédiatement d’établir un calendrier, il est regrettable que cette « erreur économique considérable et [une] erreur sociale«  de l’avis du Président de la République, n’intéresse pas les partenaires sociaux. Jean-François Roubaud, président de la CGPME estime que « la réforme des 35 heures n’est pas une priorité«  et que « ce n’est pas un débat opportun » malgré le boulet pour le budget de l’Etat de près de 20 milliards d’euros annuel, au travers des allègements de charges, qualifié à juste titre de « catastrophe«  par le Secrétaire d’Etat aux PME Frédéric Lefebvre. 20 milliards que l’Etat doit bien financer par de nouveaux impôts sur les entreprises que la CGPME prétend par ailleurs dénoncer. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, ne fait pas mieux, en qualifiant cette remise en cause de « bêtise », tout en rappelant régulièrement la nécessité de revenir sur ces allègements de charges !

Le Cerf ne peut donc que dénoncer une attitude irresponsable de la part d’organisations patronales et syndicales. Mais qu’attendre de celles qui n’ont jamais soutenu la réforme des heures supplémentaires et ont réussi le tour de force pendant l’été 2007, d’aggraver le déficit de l’Etat de près de 5 milliards d’euros par an, en sabotant la mise en place de la mesure phare du programme de Nicolas Sarkozy, alors attendue par la grande majorité des entreprises et qui n’aurait rien dû coûter ?

A l’heure où les Français sont appelés à faire des efforts pour sortir de cette période difficile, il est stupéfiant de constater le déni de réalité de ceux censés nous représenter auprès du monde politique. Pire, il est scandaleux d’assister à leur refus de se mettre simplement au travail, notamment sur des sujets essentiels, afin de préparer l’avenir, c’est-à-dire proposer sérieusement et sans idéologie, les solutions que ces mêmes politiques sont amenés à mettre en oeuvre.

Le Cerf se demande dès lors quelle est l’utilité de se prétendre représentatifs lorsque la responsabilité et la charge de travail qui en découlent ne sont pas assumées.

Dans ce contexte, la sortie de Laurence Parisot contre la volonté du chef du gouvernement de poursuivre la réforme de la représentativité, notamment patronale, est absurde : elle est en fait la première des priorités, pour rénover les courroies de transmission qui ne transmettent plus rien depuis trop longtemps et portent une lourde responsabilité dans la situation à laquelle notre pays est confronté.

Relever ce défi pour l’actuel gouvernement, ou le prochain, reviendra à construire, enfin, une véritable démocratie sociale et donc à rendre la parole aux Français. Les organisations, dès lors, seront au travail, ou disparaîtront…