Rentabilité en berne : entreprises françaises cherchent pouvoir d’achat désespérément
30 mars, 2012 · Poster un commentaire
Lire la tribune d’Hervé Lambel sur le site atlantico.fr
SOS PME en détresse : « Les banques sont en train de nous étrangler! »
15 décembre, 2011 · 33 commentaires
Révision à la baisse de la croissance, menace de dégradation de la note des Etats européens et des assureurs, après la dégradation effective des banques françaises… Celles-ci entament aujourd’hui, chacune à leur tour, les plans de rigueur qui se traduisent par des cessions d’actifs, un resserrement des effectifs, et, notamment pour le Crédit Agricole, des demandes pressantes auprès de leurs fournisseurs (dont de nombreuses PME et TPE) de réduire les tarifs de leurs prestations, alimentant ainsi la spirale récessionniste. Elles nous affirment cependant encore que leur recapitalisation est suffisante. Elles ont le droit de l’espérer, voire de le croire. Mais il faut être pleinement conscient que si les banques disent vrai, ce sera au prix de l’affaiblissement de notre économie et de la hausse du chômage. Sans changement de politique, les banques nous conduisent à la récession.
Comme en 2008, les liquidités n’arrivent plus jusqu’aux entreprises, particulièrement pour financer les besoins de trésorerie, parfois malgré un carnet de commandes plein… Les découverts inévitables pour se financer génèrent des frais bancaires qui augmentent les besoins de trésorerie… amplifiant encore les effets de la crise et accélérant sa diffusion à l’ensemble de l’économie. Le Cerf dénonce depuis des années cette pratique quasi-automatisée, et c’est aujourd’hui à Bernard Rameix, le Médiateur du crédit, de lancer l’alerte dans son dernier rapport. Comble du cynisme, en période de crise, les banques voient donc augmenter la « vente » de leurs produits les plus « margés », grâce à la position de dépendance de leur client et de leur pouvoir de police qui les autorise à prélever sans l’accord desdits clients des sommes dont la Commission européenne a déjà, à plusieurs reprises, dénoncé les montants disproportionnés et déconnectés de tout service réel. Ainsi, les frais bancaires représentent 40% des revenus des banques. Pas étonnant qu’elles aient pu rembourser si vite les crédits accordés par les contribuables et donc les entreprises.
Si l’on peut parler de bonne gestion sur le plan comptable, il en va autrement sur le plan de la responsabilité sociale et citoyenne : cela s’est fait au détriment des entreprises et donc de la relance et de la croissance. Alors sauver les banques, oui ! mais les banquiers dont les pratiques ont permis d’augmenter leurs revenus de 40% en moyenne en 2010 alors que nous étions toujours en crise ?
Dans un contexte d’impérieuse nécessité de relancer l’économie, la recapitalisation annoncée par les banques françaises ne suffira donc pas. Jean-Pierre Joyandet l’a bien annoncé, que « les banques vont devoir faire des sacrifices ». Et ces sacrifices doivent être faits sur leur marge et donc leur rentabilité, ne leur en déplaise. Car pour permettre aux entreprises de jouer leur rôle dans la croissance, il est impossible de ne pas agir sur les frais bancaires qui sont la principale cause d’accélération de la dégradation de la trésorerie des entreprises et de propagation de la crise. Ce faisant, elles se priveront d’une partie de leurs profits, ce qu’elles n’ont pas pris en compte pour évaluer leur besoin de recapitalisation, se fondant sur leur rentabilité habituelle, assise sur les frais bancaires.
Nous demandons donc des annonces fortes du secteur bancaire sur la baisse de frais bancaire et, à la suite, des annonces pour nous rassurer sur leur devenir.
Hervé Lambel, porte-parole des TPE-PME au Congrès du parti de Jean-Marie Bockel
27 novembre, 2008 · Poster un commentaire
Hervé Lambel, porte-parole du Cerf, est invité en qualité de représentant de la société civile au Congrès de lancement de La Gauche moderne, une nouvelle formation politique créée à l’initiative de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé de la Défense et des anciens combattants. Hervé Lambel interviendra à l’issue d’une table ronde consacrée à l’économie. Il représentera la voix des petites entreprises dans un contexte de crise sans précédent pour notre pays.
La Gauche moderne est une formation politique qui se présente comme « anti-idéologique », « pragmatique » et qui reconnaît l’économie de marché. « S’il y a un lieu où il n’y a pas d’idéologie, c’est bien l’entreprise » a expliqué Hervé Lambel qui souhaite profiter de son intervention pour sensibiliser élus et citoyens à la situation des TPE-PME : problèmes d’accès au financement, frais bancaires abusifs, contraintes réglementaires, sociales et fiscales trop lourdes qui pèsent sur l’activité et donc, sur l’emploi et le pouvoir d’achat.
Hervé Lambel voit dans la création de cette nouvelle formation la preuve d’un dynamisme de la vie politique française. Le parti de Jean-Marie Bockel s’inscrit, à ses yeux, dans une démarche réformatrice et progressiste identique à celle initiée par le Cerf depuis 2003 au niveau syndical : en effet, pour Hervé Lambel, fonder ses propositions sur la pratique du terrain et non plus sur des idéologies, et tenir un discours de vérité, sont deux conditions nécessaires et indispensables au renouvellement de la démocratie et à la mise en œuvre de politiques économiques et sociales utiles et efficaces à tous.
Congrès de La Gauche moderne
Samedi 29 et dimanche 30 novembre 2008
Intervention d’Hervé Lambel le samedi 29 novembre à partir de 11h00
Centre de Loisirs des Landes
6 Chemin de la Motte – Place de l’Abbé Stock – 92150 SURESNES
Les dirigeants des grandes entreprises européennes donnent raison au Cerf
18 novembre, 2008 · Poster un commentaire
Sept mois après le Cerf, 47 dirigeants des plus grandes entreprises européennes appellent à une relance de l’économie. Le forum European Round Table of Industrialists (ERT) qui rassemble des dirigeants d’entreprises telles que Nokia, Siemens, British Airways, Total, Saint-Gobain, Nestlé ou Telecom Italia, évoquent dans un communiqué, une détérioration sans précédent de l’activité ces derniers mois et le besoin urgent d’une politique coordonnée de relance. Le Cerf qui représente et défend les très petites entreprises, n’avait pas attendu cet appel de dirigeants d’entreprises cotées en bourse pour donner l’alerte, avec les chiffres de la progression des défaillances d’entreprises à l’appui. Car l’impact de la crise financière sur l’économie réelle était une réalité depuis plusieurs mois dans les TPE-PME. En mai dernier, le Cerf avait d’ailleurs fait une série de propositions d’urgence (1), tout en soulignant les risques de diffusion de la crise des petites entreprises aux autres acteurs économiques.
Aujourd’hui, c’est chose faite : l’ERT se plaint notamment d’un manque d’accès au financement. Le Cerf évoquait le resserrement du crédit et la question de la trésorerie dès le mois d’avril (2) ! Ces grands dirigeants réclament également une augmentation des investissements d’infrastructure et s’opposent à toute tentation protectionniste. Le Cerf plaide depuis sa création pour une politique de grands travaux : fin juillet, les Créateurs demandaient à nouveau au Président de la République et président de l’Union, d’initier la construction de nouvelles infrastructures de transports, entre autres, qui permettraient à la fois de relancer l’activité et de développer à terme le commerce et les échanges entre les pays de l’Union (3).
Enfin, l’ERT demande aux décideurs européens de prendre des mesures pour stimuler la demande. Le Cerf qui défend le pouvoir d’achat depuis sa création, est à l’origine de la réforme sur les heures supplémentaires mise en place par le gouvernement le 1er octobre 2007 : grâce à l’exonération d’impôt et de charges salariales au-delà de la 35e heure travaillée, six millions de salariés ont gagné en neuf mois, 1,54 milliard d’euros supplémentaires qui sont venus soutenir la consommation (4). Cette stimulation de la demande permet aujourd’hui à la France d’échapper – de justesse – à la récession au troisième trimestre alors que les grands pays européens sont déjà dans le rouge.
Bref, une semaine après la Banque de France, l’appel signé par les dirigeants des plus grandes entreprises européennes donne à son tour raison au Cerf sur le diagnostic comme sur les propositions. Cet appel montre surtout que les chefs d’Etat et de gouvernement européens qui s’inquiètent aujourd’hui des mauvais résultats de leurs champions nationaux, auraient pu éviter la récession sans précédent qui s’annonce en 2009, si les patrons des petites entreprises qui font vivre en France, vingt millions de personnes, avaient été écoutés. Mais on peut aussi persister à n’écouter que les grandes entreprises, à avoir sept mois de retard et laisser le pire arriver… car pendant ce temps, l’hémorragie des défaillances d’entreprises et la destruction d’emplois continuent.
(1) Communiqué du 30 mai 2008 – Défaillances d’entreprises : le pire est à venir
http://www.lescreateurs.org/080529-defaillances-dentreprises.pdf
(2) Communiqué du 23 avril 2008 – Crise des subprimes : danger TPE
http://www.lescreateurs.org/080422-crise-financiere-et-defaillances.pdf
(3) Communiqué du 28 juillet 2008 – L’Europe a besoin d’une politique de grands Travaux
http://www.lescreateurs.org/080728-grands-travaux.pdf
(4) Communiqué du 28 août 2008 – Le Cerf poursuit son combat en faveur du pouvoir d’achat
http://www.lescreateurs.org/080828-relance-pouvoir-dachat.pdf
Municipales à Paris : les préoccupations des Parisiens passent à la trappe
25 janvier, 2008 · Poster un commentaire
Le Cerf déplore le spectacle donné par les partis politiques à Paris au cours de cette campagne. Les alliances à géométrie variable, la multiplication de listes dissidentes rabaissent cette élection capitale, à un jeu d’ambitions politiciennes qui n’ont rien à avoir avec les préoccupations des parisiens.
Une fois encore c’est le petit commerce et les services de proximité destinés en particulier aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite et aux familles qui feront les frais de ces querelles de clocher. Les candidats feraient bien de se souvenir que les artisans, commerçants et PME sont les acteurs du lien social et contribuent de manière importante au budget de la ville de Paris.
Le Cerf rappelle que le nombre d’entreprises et de petits commerces a baissé à Paris ces dernières années en raison notamment du poids des taxes locales mais aussi des aménagements urbains qui gênent les livraisons et dissuadent les parisiens de faire leurs courses dans Paris.
Enfin, le Cerf rappelle que dans une situation inacceptable de crise du logement, en particulier pour les bas salaires, les entreprises ont été dépossédées du 1% à la construction qui leur permettait de construire et loger les salariés à des prix raisonnables.
Le Cerf soutiendra donc les listes qui auront un projet économique fort à destination des commerçants et des petites entreprises. Il faudra notamment penser une politique de grands travaux qui redonnera de l’activité aux entreprises dans la capitale et rendra à Paris tout son dynamisme économique au service des Parisiens et de la France.



