Hervé Lambel sur RMC – Défaillances d’entreprises et destruction d’emplois

4 octobre, 2012 · 1 commentaire 

Hervé Lambel, porte-parole du Cerf et candidat à la présidence du Medef, s’alarme du niveau des défaillances d’entreprises en 2012 et du niveau qui sera atteint en 2013, suite à la dégradation de l’environnement des entreprises. Dans ce contexte, le chômage ne peut que continuer de progresser.

Entreprises : redressements judiciaires ou liquidations en hausse cet été

Cet Ai??tAi??, les dAi??faillances dai??i??entreprises ont grimpAi?? de 8%. Les FranAi??ais ne consomment plus, et les secteurs les plus touchAi??s sont les services tels que la restauration, ou encore les transports. Plus de 60 000 entreprises devraient mettre la clAi?? sous la porte dai??i??ici la fin de lai??i??annAi??e, et 48 000 emplois ont dAi??jAi?? Ai??tAi?? supprimAi??s.

Le gouvernement le rAi??pA?te en boucle, mais les entreprises en sont les premiA?res conscientesAi??: la crise est loin dai??i??A?tre terminAi??e. La preuve, cette information RMCAi??: cet Ai??tAi??, les dAi??faillances dai??i??entreprises ont augmentAi?? de 8% par rapport Ai?? lai??i??an dernier. ConcrA?tement, cela veut dire que prA?s de 12 000 entreprises ont Ai??tAi?? placAi??es en redressement judiciaire ou en liquidation, et quai??i??au moins 48 000 emplois ont Ai??tAi?? supprimAi??s. Pire, la situation ne devrait pas sai??i??amAi??liorer dans lai??i??immAi??diat, et les sociAi??tAi??s dai??i??Ai??tudes Ai??conomiques estiment quai??i??entre 60Ai??000 et 63Ai??000 entreprises auront mis la clAi?? sous la porte dai??i??ici la fin de lai??i??annAi??e.

Ai?? Des mAi??tiers qui souffrent de lai??i??absence de consommation des mAi??nages Ai??

Pour Thierry Million, responsable des Ai??tudes sur les dAi??faillances dai??i??Altares, une sociAi??tAi?? d’information sur les entreprises, Ai??Ai??il y a des mAi??tiers qui souffrent Ai??videmment plus que dai??i??autres. En tA?te, on trouve les transports, les activitAi??s immobiliA?res, tous les mAi??tiers de coiffeurs, instituts de beautAi??, etc., mais aussi restauration et hAi??bergement Ai??. La raison de ces difficultAi??s est Ai??vidente selon lui, la demande nai??i??est pas suffisanteAi??:Ai??Ai??Ai??Ce sont des mAi??tiers qui souffrent Ai??videmment de lai??i??absence de consommation des mAi??nages, de faAi??on trA?s claire Ai??, estime-t-il.

Ai?? Une hAi??catombe Ai??

HervAi?? Lambel, porte-parole de lai??i??association de TPE et PME CERF (CrAi??ateurs dai??i??emplois et de richesse de France), en tire les conclusions toutes logiques sur lai??i??emploi. Ai??Ai??Le commerce, la restauration sont des secteurs qui consomment Ai??normAi??ment de main-dai??i??Ai??uvre. Sur des secteurs qui utilisent moins de main-dai??i??Ai??uvre, mais qui sont significatifs dai??i??une difficultAi??, il y a le secteur des transports. LAi??, on a effectivement une hAi??catombe Ai??.
En clair, Ai??Ai??les FranAi??ais consomment moins, ils vont moins au restaurant, ils vont moins dans les commerces. Tout ce qui est dans un premier temps superflu, on va y regarder Ai?? deux fois, et de plus en plus Ai??.

Ai?? Le chA?mage ne peut que continuer Ai?? progresser Ai??

Et les prAi??visions pour 2013 sont pessimistes : la sociAi??tAi?? Heuler Hermes, une sociAi??tAi?? d’assurance-crAi??dit qui publie des Ai??tudes sur les entreprises, redoute 64 000 Ai?? 65 000 dAi??faillances l’an prochain.
Ai??Ai??La France a cette spAi??cificitAi?? de dAi??truire plus dai??i??entreprises que les autres, ajoute HervAi?? Lambel.Ai??Pour stabiliser le nombre de dAi??faillances dai??i??entreprises, il faut arriver Ai?? un taux de croissance dai??i??environ 2%, on en est loin.
Bien Ai??videmment, chaque fois quai??i??on dAi??truit une entreprise, on dAi??truit les emplois qui vont avec. Donc dans la situation actuelle, le chA?mage ne peut que continuer Ai?? progresser Ai??, regrette-t-il.

La rédaction avec Stéphanie Collié |RMC.fr| 04/10/2012 Lire l’article et écouter l’interview sur RMC…
Hervé Lambel et le Cerf tiraient déjà le signal d’alarme le 13 juillet et annonçaient la menace qui pesait sur plus de 310 000 emplois en 2012. Pour aller plus loin…

DA�faillances : le pire est A� venira�� (suite) Stop au scandale de la Convention de reclassement personnalisA�

5 juin, 2008 · Poster un commentaire 

Mise en place dA�but 2006,A� et destinA�e A� faciliter le reclassement des salariA�s licenciA�s pour motif A�conomique, la Convention de reclassement personnalisA� (CRP), double quasiment le nombre des obligations des petits patrons par rapport A� un licenciement classique, et engage encore plus leur responsabilitA�, quand ils devraient se consacrer pleinement au redressement de leur entreprise.
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Ce que nul n’imaginait, c’est que cette convention est aujourd’hui une vA�ritable bombe.
A�
Le scandale rA�side dans le fait que cette aberration de la CRP est le fruit d’un accord entre les prA�tendus « partenaires sociaux » (patronat et salariA�s), et qu’elle se double d’une erreur d’information par les Assedic, qui rend de fait possible le redressement d’entreprises qui ont agi en toute bonne foi. Les Assedic, faut-il le rappeler, sont gA�rA�es par les mA?mes « partenaires sociaux ».
A�
Aujourd’hui, les redressements d’entreprises qui ont pourtant suivi A� la lettre les instructions fournies par les Assedic, se multiplient donc, confirmant la mise en pA�ril, par la rA�pression, des activitA�s et des emplois dA�jA� A�branlA�s par une situation A�conomique difficilement maA�trisable. Une A�tape de plus est donc franchie dans la casse des TPE, qui voient ainsi encore grandir l’insA�curitA� juridique dans laquelle elles A�voluent et qui s’exposent A� des pA�nalitA�s de plusieurs milliers d’euros par licenciement.
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Le Medef, la CGPME et la��UPA, s’ils A�taient reprA�sentatifs, sauraient qua��un patron de TPE na��a ni le temps de sa��informer des modalitA�s de ce type de disposition, ni la lA�gitimitA� pour inciter une personne licenciA�e A� accepter une convention de reclassement.A� Qu’il n’a surtout pas la compA�tence pour s’occuper de placement ou de la promotion de dispositifs qui relA?vent du service public de l’emploi. En tout A�tat de cause, ce travail supplA�mentaire ne saurait A?tre une obligation faite A� l’entreprise qui s’occupe de sa survie et serait en droit d’attendre des administrations concernA�es qu’elles jouent leur rA?le de conseil et de service au lieu de se dA�charger de leur mission sur les petits patrons.
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Cet exemple dA�montre une fois encore que les syndicats dits A� reprA�sentatifs A�, ignorent la rA�alitA� et les intA�rA?ts des 95% da��entreprises franA�aises qui na��ont pas de service de ressources humaines et que cette ignorance les transforme en fossoyeurs de l’A�conomie et de la solidaritA�, faisant de la France le leader incontestA� en Europe des dA�faillances da��entreprises, A� son niveau le plus haut depuis 1998.
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Nul doute que si la CRP ne sa��appliquait qua��aux adhA�rents des syndicats signataires, jamais le Medef, la CGPME et la��UPA ne la��auraient signA�e, au risque de voir fuir le peu d’adhA�rents qu’ils ont encore.

Patronat : Quel patronat ?

5 mars, 2008 · Poster un commentaire 

A l’heure de la tourmente qui agite les organisations patronales, certains de leurs dirigeants semblent s’inquiA�ter aujourd’hui de l’effet sur la reprA�sentativitA� de mandats distribuA�s dans des proportions effarantes, quand les autres, toujours pris dans les mA�andres du systA?me qui n’en peut plus d’exploser, prA�tendent au leadership pour les nA�gociations des rA�formes A� venir, sans avoir fait le mA�nage chez eux..

Depuis des annA�es, le Cerf demande une reprA�sentation effective, dans laquelle les patrons se reconnaA�traient, A� leur image donc. Le spectacle qui nous est encore donnA� aujourd’hui, s’il met en cause des dirigeants, comme dans toutes les affaires de parachutes dorA�s et autres naufrages de grandes entreprises, il s’agit toujours d’hommes de pouvoir qui n’ont jamais A�tA� patron ! C’est pourtant sur ces derniers que, toujours, l’opprobre est jetA�e, ruinant l’image du patronat rA�el, nulle part entendu, sans reprA�sentation officiellement reconnue, jamais autour de la table des nA�gociations.

Mme Parisot, devant les annonces successives de mises en examen, puis des sommes concernA�es, n’avait d’autre choix que de prendre la position qui est la sienne aujourd’hui. L’attitude de la CGPME n’est pas plus A�tonnante qu’elle n’est anodine, consistant A� se positionner pour tenter de rA�cupA�rer le gA?teau de la formation professionnelle. elle qui refuse A� ses propres adhA�rents toute rA�ponse sur ses comptes. LA� aussi, la justice est enclenchA�e.

Tout cela, pourtant, fait suite A� l’A�chec de la rA�forme initiA�e par le Cerf sur les 35 heures et les heures supplA�mentaire, sur le volet de la hausse du pouvoir d’achat et de la baisse du coA�t du travail. Echec dont les actuels partenaires sociaux sont responsables, entravant alors la volontA� de rA�forme du PrA�sident nouvellement installA�. Le pouvoir en place ne pouvait accepter cela. Il a dA�cidA� de mettre un terme A� une capacitA� de nuisance que la France n’est plus en mesure de tolA�rer.

Il faut donc maintenant aller au bout des choses et remettre chacun A� sa place. Une place qui ne peut A?tre dA�cidA�e et figA�e par la loi, comme c’est le cas depuis la seconde guerre mondiale, pour des raisons lA�gitimes alors, mais qui a conduit, tant chez les salariA�s, que chez les patrons, A� l’A�viction des plus nombreux de toutes les instances dirigeantes. A des fins de pouvoir et de jeux politiques.

La rA�forme de la reprA�sentativitA� et du financement des organisations syndicales (« patrons » et salariA�es) est au coeur du redressement de notre A�conomie. Mais elle ne peut se faire avec les tenants de l’ancien systA?me, ni avec des organisations qui en sont les hA�ritiA?res et occupent une position dominante entretenue artificiellement. L’urgence consiste A� la naissance d’une reprA�sentation qui repose sur un systA?me : une entreprise = une voix. Une rA�volution libA�rale en somme ! et pour laquelle le Cerf est prA?t A� jouer pleinement son rA?le.

Pouvoir d’achat : Quel dA�bat ?

28 août, 2006 · Poster un commentaire 

Alors que les CrA�ateurs d’emplois et de richesse de France (Cerf) sont mobilisA�s depuis plus de trois ans sur le front du pouvoir d’achat, il est satisfaisant de voir enfin, toutes tendances confondues, cette question faire la rentrA�e politique et marquer le dA�but de la campagne A�lectorale.

A�Tout le monde semble maintenant s’A?tre rendu A� l’A�vidence que la consommation des mA�nages tire la croissance depuis des annA�es, et qu’il est indispensable de la maintenir au plus haut niveau, puisque le reste semble en dA�pendre.

Cet impA�ratif est confrontA� A� un problA?me majeur : il faut augmenter les revenus de ceux qui travaillent, sans peser sur les entreprises, faute de quoi celles-ci n’auront pas les moyens d’actionner les deux autres principaux leviers indispensables A� la consolidation de la croissance :

-A�A�A�A�A�A�A�A�A� l’investissement et la consommation des entreprises,

-A�A�A�A�A�A�A�A�A�A�et, surtout, le commerce extA�rieur.

Car, c’est bien au travers de la production, que la richesse se crA�e, rendant la consommation et la crA�ation d’emplois possibles.

C’est pourquoi, dA?s 2003, les CrA�ateurs ont prA�conisA� la baisse des charges payA�s par les salariA�s entre la 35A?me et la 40A?me heures. Cette mesure permettrait A� 5 millions de salariA�s, majoritairement des bas salaires, principaux concernA�s par le gel de leurs revenus dA� aux 35 heures, de bA�nA�ficier immA�diatement d’une augmentation et d’injecter prA?s d’1,5 milliard d’euros dans l’A�conomie, sans aucun « cadeau » aux entreprises.

Cette premiA?re A�tape devra A?tre suivie dans le temps du passage A� la TVA sociale qui agira positivement sur ce mA?me pouvoir d’achat, mais A�galement sur l’emploi : elle permettra de baisser le coA�t des biens produits en France et d’augmenter celui des biens importA�s, rA�orientant la consommation vers les produits nationaux, mettant un frein relatif aux dA�localisations par un rA�A�quilibrage significatif des coA�ts, et soutenant la production, source de richesse et d’emplois.

Si le dA�but de campagne permet de lancer de nombreux dA�bats, reste A� espA�rer que la dA�magogie des opportunitA�s et contraintes partisanes ne viendra pas, une fois de plus, obA�rer les chances de la France d’aborder un vA�ritable redressement.