GRANDE DISTRIBUTION : L’OLIGARCHIE AGISSANTE… DOIT ETRE REMISE A SA PLACE !

24 octobre, 2004 · Poster un commentaire 

Le Cerf dA�nonce le dA�tricotage du dispositif visant A� encadrer et assurer l’A�quilibre des pratiques commerciales.

La stratA�gie de l’oligopole de la grande distribution, reposant surA�la concentration desA�enseignes et desA�centrales d’achat consiste, les actions de ces derniers mois l’on montrA�,A�A�A�la remise en question, une A� une,A�deA�toutes les mesures prises pour garantir le dA�veloppement du commerce etA�assurer la diversitA� des acteurs sur le marchA�, dans le cadre d’une concurrence saine.

Afin de noyer le poisson, leurs dirigeantsA�se sont rA�partisA�la tA?che et les revendicationsA�:

  • M.E. Leclerc, la loi Galland
  • DanielA�Bernard, les mA?tres carrA�s (loi Royer, modifiA�e Raffarin)
  • GA�rard Mulliez, l’ouverture dominicale…

Toutes ces demandes ont A�tA� renforcA�es depuis que fin 2003, la grande distribution a obtenu l’autorisation de faire de la publicitA� A� la tA�lA�vision.

Face A� l’A�volution du marchA�, en particulier le dA�veloppement du hard discount, d’une part, de nouvelles habitudes de consommation, d’autre part, la grande distribution est incapable de s’adapter, reproche qu’elle faisait au petit commerce il y a 40 ans.A�Elle cherche donc aujourd’hui, par les moyens tirA�s de l’habitude de la toute puissance, A� imposer sa loi aux consommateurs, A�A�ses concurrents, A� ses fournisseursA�etA�au lA�gislateur, sensA�A�pourtant faire appliquer et respecter la loi.

Aurait-elle gagnA� ?A�La rA�forme annoncA�e pour fin novembre prA�voit la remise en question des lois prA�citA�esA�et incriminA�es, accompagnA�e de l’amnistie des fraudes imputables A� ces enseignes A�A�soucieusesA�A� du bien A?tre des consommateurs.

Une manipulation d’une telle ampleur est difficilement imaginable.A�Elle est pourtant rendue possible par les vestiges d’une reprA�sentation patronale devenue atone, vide de sens et de propositions, qui, ne disant mot, devient complice.

Le Cerf demandeA�l’application rA�elle et effective de la loi avant toute rA�forme. Par ailleurs, si le gouvernement est soucieux de faire baisser les prix tout en garantissant le jeu d’une concurrence saine et loyale, alors il convient de dA�menteler l’oligopole de la grande distribution qui a conduit tant A� la hausse abusive des prix, qu’aux dA�rives financiA?res que l’on connait. C’est l’unique rA�forme pouvant bA�nA�ficier aux consommateurs de faA�on durable.

M-E LECLERC : LA VERITE TRAVESTIE

13 février, 2004 · Poster un commentaire 

Louis Lambel, PrA�sident des CrA�ateurs d’Emplois et de Richesses de France (Cerf),A�rappelleA�A�que les prix pratiquA�s par la grande distribution et par les magasins Leclerc en particuliersA�sont loin d’A?tre aussi bas qu’on tente de le faire croire au consommateur : si le prix affichA� sur le ticket de caisse peut, dans certain cas sembler assez peu A�levA�, c’est que Monsieur Leclerc oublie de prA�ciser que chaque « prixA�bas »A�se traduitA�par l’augmentation des charges salariales et patronales sur nos bulletins de salaires,A�afin de financer le chA?mage induit par son dA�veloppement.

Est-il utile de rappeler que ce dA�veloppement est en parti financA� par les fonds publics, en ce qui concerne bon nombre d’infrastructures logistiques sans lesquelles la grande distribution ne pourrait prospA�rer. Il sera A�galement rappelA� que pendant que les fonds publics servent A� financer le dA�veloppement de la grande distribution, ces mA?mes fonds publics servent A� financer les interdictions de stationner et les parcmA?tres qui tuent le commerce de proximitA�.

Le Cerf, A� ce titre, demande aux pouvoirs publics de rA�tablir un environnement commercial garantissant le jeu de la transparence et de la concurrence loyale entre les acteurs du commerce.

Il faut donc :

  • maintenir la loi Galland, notamment sur la question des marges arriA?res,
  • appliquer la Loi Royer, modifiA�e Raffarin,
  • transformer ou A�tendre les Commissions dA�partementales de l’A�quipement commercial pour prendre en compte les zones de chalandise,
  • maintenir le statut quo en matiA?re de baux commerciaux,
  • garantir au commerce indA�pendant les mA?mes avantages qu’A� la grande distribution,
  • revenir sur l’autorisation de publicitA� A� la tA�lA�vision qui crA�e un nouveauA� »champ » de concurrence dA�loyale.